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Niger - La prévention concerne toutes les couches sociales !
Niger - Gestion de la crise des carburants à Niamey. Des mesures floues, des sanctions aveugles
(Quotidien L’Enquêteur du Mercredi 21 Octobre 2026)
Réguler n’autorise pas l’improvisation. Le communiqué du lundi 19 octobre 2026, issu d’une rencontre associant les ministres du Pétrole et du Commerce, le gouverneur de Niamey et la DG de la SONIDEP, suspend la vente au public de 21 heures à 6 heures, sauf dans les stations de garde. Cette permanence doit couvrir les cinq communes de Niamey. L’objectif annoncé : faciliter les livraisons et le réapprovisionnement.
Reste le flou sur les bidons. Le texte interdit la vente de carburant en bidons « en dehors des stations-service », dans les localités disposant d’une station. Il ne formule pas, à lui seul, une interdiction générale de remplir un récipient à la pompe. Pourtant, des refus sont signalés chez des gérants qui comprennent la mesure ainsi. Une clarification officielle s’impose.
Des outils de travail
Un groupe électrogène installé dans un atelier ou une maison ne se présente pas à la pompe. Ses utilisateurs doivent transporter leur carburant. Même nécessité pour les maraîchers équipés de motopompes à essence, les maçons utilisant des bétonnières thermiques ou les jardiniers munis de débroussailleuses. Certaines imprimeries emploient également l’essence pour nettoyer leurs machines et des rouleaux d'encre. Que dire des vulcanisateurs, des menuisiers métalliques ou des mécaniciens pour qui quelques litres d'essence dans un bidon sont indispensables au travail quotidien ? Eux aussi ne peuvent pas amener leurs machines à la pompe.
Un refus indifférencié peut arrêter un atelier, compromettre un arrosage ou retarder un chantier. Derrière le bidon, il y a souvent un revenu. Et une famille.
Quant à la restriction nocturne, des permanences trop éloignées ou insuffisamment approvisionnées concentreraient les difficultés dans quelques stations.
Clarifier avant de sanctionner
Il aurait fallu consulter les professionnels, distinguer les achats pour usage propre de la vente extérieure interdite et diffuser une consigne identique aux gérants comme aux forces de sécurité. L’approvisionnement des équipements devrait être organisé avec des récipients adaptés, des volumes proportionnés aux besoins et des vérifications simples. Si une autorisation est exigée, sa procédure doit être publique et rapide.
Il faut également rendre accessibles les adresses des stations de garde, garantir leur ravitaillement et prévoir un contact pour signaler les refus injustifiés. Une date de réévaluation donnerait un sens concret au caractère temporaire du dispositif.
L’urgence exige de la clarté. Les travailleurs n’ont pas à financer, par leurs pertes, les ambiguïtés de l’administration.
La Rédaction
Réguler n’autorise pas l’improvisation. Le communiqué du lundi 19 octobre 2026, issu d’une rencontre associant les ministres du Pétrole et du Commerce, le gouverneur de Niamey et la DG de la SONIDEP, suspend la vente au public de 21 heures à 6 heures, sauf dans les stations de garde. Cette permanence doit couvrir les cinq communes de Niamey. L’objectif annoncé : faciliter les livraisons et le réapprovisionnement.
Reste le flou sur les bidons. Le texte interdit la vente de carburant en bidons « en dehors des stations-service », dans les localités disposant d’une station. Il ne formule pas, à lui seul, une interdiction générale de remplir un récipient à la pompe. Pourtant, des refus sont signalés chez des gérants qui comprennent la mesure ainsi. Une clarification officielle s’impose.
Des outils de travail
Un groupe électrogène installé dans un atelier ou une maison ne se présente pas à la pompe. Ses utilisateurs doivent transporter leur carburant. Même nécessité pour les maraîchers équipés de motopompes à essence, les maçons utilisant des bétonnières thermiques ou les jardiniers munis de débroussailleuses. Certaines imprimeries emploient également l’essence pour nettoyer leurs machines et des rouleaux d'encre. Que dire des vulcanisateurs, des menuisiers métalliques ou des mécaniciens pour qui quelques litres d'essence dans un bidon sont indispensables au travail quotidien ? Eux aussi ne peuvent pas amener leurs machines à la pompe.
Un refus indifférencié peut arrêter un atelier, compromettre un arrosage ou retarder un chantier. Derrière le bidon, il y a souvent un revenu. Et une famille.
Quant à la restriction nocturne, des permanences trop éloignées ou insuffisamment approvisionnées concentreraient les difficultés dans quelques stations.
Clarifier avant de sanctionner
Il aurait fallu consulter les professionnels, distinguer les achats pour usage propre de la vente extérieure interdite et diffuser une consigne identique aux gérants comme aux forces de sécurité. L’approvisionnement des équipements devrait être organisé avec des récipients adaptés, des volumes proportionnés aux besoins et des vérifications simples. Si une autorisation est exigée, sa procédure doit être publique et rapide.
Il faut également rendre accessibles les adresses des stations de garde, garantir leur ravitaillement et prévoir un contact pour signaler les refus injustifiés. Une date de réévaluation donnerait un sens concret au caractère temporaire du dispositif.
L’urgence exige de la clarté. Les travailleurs n’ont pas à financer, par leurs pertes, les ambiguïtés de l’administration.
La Rédaction
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