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Mali : les FAMa reprennent Kidal après cinq mois d ’absence
L’armée malienne est entrée mardi 6 octobre à Kidal après le retrait du Front de libération de l’Azawad (FLA). Bamako récupère ainsi une ville perdue cinq mois plus tôt, au terme d’une offensive préparée avec l’appui d’Africa Corps et de groupes armés alliés. Une reprise importante sur le plan territorial, mais qui ne règle ni l’instabilité du Nord ni les interrogations sur la dépendance militaire du pouvoir malien envers la Russie.
Le FLA quitte Kidal
Le FLA a annoncé mardi le retrait de ses combattants de Kidal et reconnu la présence des forces maliennes dans la ville. Les FAMa avaient massé ces derniers jours des troupes à Anéfis et Aguelhoc, deux positions stratégiques sur la route de Kidal.
Plusieurs colonnes militaires avaient été acheminées vers la région, avec des soldats maliens, des hommes d’Africa Corps et des combattants de groupes alliés à Bamako. Des frappes aériennes avaient aussi précédé l’entrée dans la ville.
Cette chronologie invite toutefois à nuancer le récit d’une victoire militaire écrasante. Les informations disponibles font surtout état d’un retrait du FLA face à une offensive imminente. À ce stade, rien ne permet d’affirmer que ses capacités militaires ont été détruites.
Une ville reprise cinq mois après sa perte
Le retour des FAMa à Kidal intervient après un sérieux revers. En avril 2026, les forces maliennes avaient perdu la ville à la suite d’une offensive menée par le FLA et le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM).
Kidal avait pourtant déjà été présentée comme un symbole de reconquête nationale après sa prise par l’armée malienne et Wagner en novembre 2023.
Le fait que Bamako ait perdu puis repris la ville en moins de trois ans montre surtout la fragilité du contrôle militaire dans le Nord. Tenir Kidal durablement sera autrement plus difficile que d’y entrer.
Africa Corps, un appui qui nourrit les critiques
La reprise de Kidal confirme aussi le rôle central d’Africa Corps dans les opérations de l’armée malienne. Cette structure, liée au ministère russe de la Défense, a pris le relais de Wagner sans rompre avec la logique d’intervention russe au Mali.
Sa présence reste lourdement contestée. Human Rights Watch et Amnesty International ont documenté plusieurs opérations au cours desquelles les forces maliennes et leurs partenaires russes sont accusés d’exactions contre des civils.
Ces accusations jettent une ombre sur les succès militaires revendiqués par Bamako. Elles posent aussi une question politique : jusqu’où le Mali peut-il parler de souveraineté militaire lorsque des opérations aussi importantes reposent encore sur un dispositif russe extérieur ?
La reprise de Kidal offre à Bamako un avantage territorial immédiat. Elle ne garantit ni la stabilisation de la région ni la disparition du FLA et du JNIM. Le véritable test sera désormais de conserver la ville sans nouvelle perte de terrain et sans aggraver les violences contre les populations civiles.
F. Kouadio
Cap'Ivoire Info / @CapIvoire_Info
Le FLA quitte Kidal
Le FLA a annoncé mardi le retrait de ses combattants de Kidal et reconnu la présence des forces maliennes dans la ville. Les FAMa avaient massé ces derniers jours des troupes à Anéfis et Aguelhoc, deux positions stratégiques sur la route de Kidal.
Plusieurs colonnes militaires avaient été acheminées vers la région, avec des soldats maliens, des hommes d’Africa Corps et des combattants de groupes alliés à Bamako. Des frappes aériennes avaient aussi précédé l’entrée dans la ville.
Cette chronologie invite toutefois à nuancer le récit d’une victoire militaire écrasante. Les informations disponibles font surtout état d’un retrait du FLA face à une offensive imminente. À ce stade, rien ne permet d’affirmer que ses capacités militaires ont été détruites.
Une ville reprise cinq mois après sa perte
Le retour des FAMa à Kidal intervient après un sérieux revers. En avril 2026, les forces maliennes avaient perdu la ville à la suite d’une offensive menée par le FLA et le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM).
Kidal avait pourtant déjà été présentée comme un symbole de reconquête nationale après sa prise par l’armée malienne et Wagner en novembre 2023.
Le fait que Bamako ait perdu puis repris la ville en moins de trois ans montre surtout la fragilité du contrôle militaire dans le Nord. Tenir Kidal durablement sera autrement plus difficile que d’y entrer.
Africa Corps, un appui qui nourrit les critiques
La reprise de Kidal confirme aussi le rôle central d’Africa Corps dans les opérations de l’armée malienne. Cette structure, liée au ministère russe de la Défense, a pris le relais de Wagner sans rompre avec la logique d’intervention russe au Mali.
Sa présence reste lourdement contestée. Human Rights Watch et Amnesty International ont documenté plusieurs opérations au cours desquelles les forces maliennes et leurs partenaires russes sont accusés d’exactions contre des civils.
Ces accusations jettent une ombre sur les succès militaires revendiqués par Bamako. Elles posent aussi une question politique : jusqu’où le Mali peut-il parler de souveraineté militaire lorsque des opérations aussi importantes reposent encore sur un dispositif russe extérieur ?
La reprise de Kidal offre à Bamako un avantage territorial immédiat. Elle ne garantit ni la stabilisation de la région ni la disparition du FLA et du JNIM. Le véritable test sera désormais de conserver la ville sans nouvelle perte de terrain et sans aggraver les violences contre les populations civiles.
F. Kouadio
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