Côte d’Ivoire-Ghana : 150 km de frontière réaff irmés
La Cour suprême autorise une base de données de l'administration Trump pour vérifier la nationalité des électeurs
Tanzanie | ONU : la stratégie des « Trois Zéros » contre la mortalité maternelle
La Tunisie des oubliés s’exprime sur les réseaux sociaux
Nigeria : l'Etat d'Ogun intègre les plans de recomposition du réseau portuaire national
Côte d’Ivoire-Ghana : 150 km de frontière réaff irmés
La Cour suprême autorise une base de données de l'administration Trump pour vérifier la nationalité des électeurs
Tanzanie | ONU : la stratégie des « Trois Zéros » contre la mortalité maternelle
La Tunisie des oubliés s’exprime sur les réseaux sociaux
Nigeria : l'Etat d'Ogun intègre les plans de recomposition du réseau portuaire national
Centrafrique : Wagner et Africa Corps se partagent le terrain
Après des mois de tensions entre Bangui et Moscou, Wagner et Africa Corps s’orientent vers une coexistence en Centrafrique. Le premier conserverait une partie de ses contrats sécuritaires et de ses activités économiques, tandis que la structure du ministère russe de la Défense maintiendrait une présence réduite à Bangui. Derrière ce compromis se joue aussi le contrôle d’un modèle bâti sur la sécurité et les ressources minières du pays.
Wagner conserve ses positions en Centrafrique
Le remplacement annoncé de Wagner par Africa Corps n’a finalement pas eu lieu comme prévu. Selon Africa Intelligence, un compromis s’est dessiné début septembre : les réseaux liés à Dmitri Sytyi, patron de la Maison russe à Bangui et figure du dispositif Wagner, conserveraient leurs contrats sécuritaires et leurs activités économiques. Africa Corps garderait un effectif limité dans la capitale.
Cette configuration tranche avec les informations publiées quelques mois plus tôt. Au printemps 2026, plusieurs sources rapportaient que Faustin-Archange Touadéra avait accepté le principe d’une transition vers Africa Corps, après des pressions de Moscou. Sur le terrain, Wagner est pourtant resté solidement implanté.
Jusqu’à 15 millions de dollars par mois
L’argent explique en partie les réticences de Bangui. Moscou aurait demandé un paiement pouvant atteindre 15 millions de dollars par mois pour les services d’Africa Corps. Les estimations disponibles varient toutefois selon les sources, Le Monde évoquant une fourchette de 4 à 15 millions de dollars mensuels.
Le modèle tranche avec celui développé par Wagner. Une partie de son financement passe par des activités économiques locales, notamment minières et forestières. Cette organisation limite les paiements directs de l’État, mais pose une autre question : celle des revenus tirés des ressources centrafricaines et de leur contrôle.
L’or de Ndassima au cœur du système
Le cas de Ndassima est le mieux documenté. Midas Ressources, société centrafricaine liée au réseau d’Evgueni Prigojine, dispose de droits sur cette mine d’or. Le Trésor américain a sanctionné l’entreprise en juin 2023 et estime à plus d’un milliard de dollars la valeur de l’or contenu dans le gisement.
Washington accuse également Midas et Wagner d’avoir empêché des responsables centrafricains d’inspecter le site. Selon les autorités américaines, cette opacité permettait notamment d’extraire et d’exporter de l’or hors des circuits officiels, privant potentiellement l’État de redevances et de recettes.
Le réseau s’est aussi implanté dans le secteur forestier : le Trésor américain identifie Bois Rouge, devenue Wood International Group, parmi les entreprises liées à Wagner en Centrafrique.
Bakouma attire désormais Russes et Canadiens
L’uranium pourrait ouvrir un nouveau front économique. Lors de sa visite à Moscou en mars 2026, Touadéra a demandé un renforcement de la coopération avec la Russie dans l’énergie, y compris dans le nucléaire. Plusieurs analyses font également état de l’intérêt russe pour les réserves centrafricaines d’uranium.
Mais Moscou n’est pas seul sur les rangs. En septembre, les autorités centrafricaines ont attribué cinq permis de recherche au groupe canadien CVMR Corp, pour environ 2 500 km². Trois concernent Bakouma, dont une zone qui empiète sur le périmètre de l’ancien projet d’Orano, toujours contesté.
La coexistence entre Wagner et Africa Corps règle donc, au moins provisoirement, une partie du différend entre Bangui et Moscou. Elle laisse entière une question plus sensible : combien la Centrafrique retire-t-elle réellement des ressources qui contribuent à financer sa relation sécuritaire avec la Russie ?
F. Kouadio
Cap'Ivoire Info / @CapIvoire_Info
Wagner conserve ses positions en Centrafrique
Le remplacement annoncé de Wagner par Africa Corps n’a finalement pas eu lieu comme prévu. Selon Africa Intelligence, un compromis s’est dessiné début septembre : les réseaux liés à Dmitri Sytyi, patron de la Maison russe à Bangui et figure du dispositif Wagner, conserveraient leurs contrats sécuritaires et leurs activités économiques. Africa Corps garderait un effectif limité dans la capitale.
Cette configuration tranche avec les informations publiées quelques mois plus tôt. Au printemps 2026, plusieurs sources rapportaient que Faustin-Archange Touadéra avait accepté le principe d’une transition vers Africa Corps, après des pressions de Moscou. Sur le terrain, Wagner est pourtant resté solidement implanté.
Jusqu’à 15 millions de dollars par mois
L’argent explique en partie les réticences de Bangui. Moscou aurait demandé un paiement pouvant atteindre 15 millions de dollars par mois pour les services d’Africa Corps. Les estimations disponibles varient toutefois selon les sources, Le Monde évoquant une fourchette de 4 à 15 millions de dollars mensuels.
Le modèle tranche avec celui développé par Wagner. Une partie de son financement passe par des activités économiques locales, notamment minières et forestières. Cette organisation limite les paiements directs de l’État, mais pose une autre question : celle des revenus tirés des ressources centrafricaines et de leur contrôle.
L’or de Ndassima au cœur du système
Le cas de Ndassima est le mieux documenté. Midas Ressources, société centrafricaine liée au réseau d’Evgueni Prigojine, dispose de droits sur cette mine d’or. Le Trésor américain a sanctionné l’entreprise en juin 2023 et estime à plus d’un milliard de dollars la valeur de l’or contenu dans le gisement.
Washington accuse également Midas et Wagner d’avoir empêché des responsables centrafricains d’inspecter le site. Selon les autorités américaines, cette opacité permettait notamment d’extraire et d’exporter de l’or hors des circuits officiels, privant potentiellement l’État de redevances et de recettes.
Le réseau s’est aussi implanté dans le secteur forestier : le Trésor américain identifie Bois Rouge, devenue Wood International Group, parmi les entreprises liées à Wagner en Centrafrique.
Bakouma attire désormais Russes et Canadiens
L’uranium pourrait ouvrir un nouveau front économique. Lors de sa visite à Moscou en mars 2026, Touadéra a demandé un renforcement de la coopération avec la Russie dans l’énergie, y compris dans le nucléaire. Plusieurs analyses font également état de l’intérêt russe pour les réserves centrafricaines d’uranium.
Mais Moscou n’est pas seul sur les rangs. En septembre, les autorités centrafricaines ont attribué cinq permis de recherche au groupe canadien CVMR Corp, pour environ 2 500 km². Trois concernent Bakouma, dont une zone qui empiète sur le périmètre de l’ancien projet d’Orano, toujours contesté.
La coexistence entre Wagner et Africa Corps règle donc, au moins provisoirement, une partie du différend entre Bangui et Moscou. Elle laisse entière une question plus sensible : combien la Centrafrique retire-t-elle réellement des ressources qui contribuent à financer sa relation sécuritaire avec la Russie ?
F. Kouadio
Cap'Ivoire Info / @CapIvoire_Info
À lire aussi
AFRIQUE - accès rapides
Les articles les plus lus
Ong & Associations
Actualités par pays
Actualités par pays
AFRIQUE - accès rapides
Les articles les plus lus
Ong & Associations
WS-MYSITE
✨ Présence web
Créez votre site clé en main
Démarrer →