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Sahel : « Une ingénierie cynique de recolonisation », tonne le Premier ministre du Niger à l’ONU…
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Uranium de Dasa : la souveraineté nigérienne face aux capitaux étrangers
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Le piège Bazoum : L'homme que le CNSP ne peut ni juger, ni libérer
(Editorial de Soumana Idrissa Maïga, Quotidien L’Enquêteur du Mardi 29 Septembre 2026)
En opposant le 25 septembre 2026 une fin de non-recevoir catégorique à la France et au Canada lors de l'Examen périodique universel à Genève, le gouvernement a flatté la fibre souverainiste de l'opinion. Sur le papier, le message est cinglant : la justice nigérienne ne prend pas ses ordres de l'extérieur. Le CNSP refuse d'élargir Mohamed Bazoum. Fin de l'histoire ? Loin de là. En réalité, derrière ce bouclier judiciaire brandi avec fierté, se cache le plus grand casse-tête politique de la Refondation.
Aujourd'hui, Mohamed Bazoum est devenu un trophée empoisonné. Que faire de cet encombrant prisonnier ? Le Général Tiani est pris au piège de ses propres lignes rouges.
L'option d'un procès pour « haute trahison » semble être la suite logique. Mais osons le dire : un procès public serait un pari à très haut risque. C'est offrir une tribune mondiale en direct à un homme qui n'a plus rien à perdre. À la barre, Bazoum ne se défendrait pas ; il attaquerait, risquant de se muer en martyr politique et de réveiller des fractures internes.
Alors, le maintenir indéfiniment dans les limbes de la détention ? Ce statu quo est tout aussi intenable. Il maintient le Niger sous la menace constante de récriminations internationales qui freinent la normalisation diplomatique totale.
Reste l'ultime option, celle que l'on murmure dans les chancelleries, mais qui reste totalement taboue à Niamey : l'exil discrètement négocié. Une porte de sortie pragmatique qui permettrait au pouvoir de se débarrasser de cette hypothèque. Mais comment vendre cette pilule à un peuple biberonné à la rhétorique de la justice implacable ?
Le Général Tiani est face à son heure de vérité. L'épreuve de force n'est plus contre l'ONU ou la CEDEAO, elle est désormais interne. Il va falloir trancher. Car tant que le sort de Bazoum ne sera pas définitivement scellé, son ombre continuera de planer sur le pays, rappelant que la fermeté diplomatique ne suffit pas toujours à résoudre les impasses politiques.
En opposant le 25 septembre 2026 une fin de non-recevoir catégorique à la France et au Canada lors de l'Examen périodique universel à Genève, le gouvernement a flatté la fibre souverainiste de l'opinion. Sur le papier, le message est cinglant : la justice nigérienne ne prend pas ses ordres de l'extérieur. Le CNSP refuse d'élargir Mohamed Bazoum. Fin de l'histoire ? Loin de là. En réalité, derrière ce bouclier judiciaire brandi avec fierté, se cache le plus grand casse-tête politique de la Refondation.
Aujourd'hui, Mohamed Bazoum est devenu un trophée empoisonné. Que faire de cet encombrant prisonnier ? Le Général Tiani est pris au piège de ses propres lignes rouges.
L'option d'un procès pour « haute trahison » semble être la suite logique. Mais osons le dire : un procès public serait un pari à très haut risque. C'est offrir une tribune mondiale en direct à un homme qui n'a plus rien à perdre. À la barre, Bazoum ne se défendrait pas ; il attaquerait, risquant de se muer en martyr politique et de réveiller des fractures internes.
Alors, le maintenir indéfiniment dans les limbes de la détention ? Ce statu quo est tout aussi intenable. Il maintient le Niger sous la menace constante de récriminations internationales qui freinent la normalisation diplomatique totale.
Reste l'ultime option, celle que l'on murmure dans les chancelleries, mais qui reste totalement taboue à Niamey : l'exil discrètement négocié. Une porte de sortie pragmatique qui permettrait au pouvoir de se débarrasser de cette hypothèque. Mais comment vendre cette pilule à un peuple biberonné à la rhétorique de la justice implacable ?
Le Général Tiani est face à son heure de vérité. L'épreuve de force n'est plus contre l'ONU ou la CEDEAO, elle est désormais interne. Il va falloir trancher. Car tant que le sort de Bazoum ne sera pas définitivement scellé, son ombre continuera de planer sur le pays, rappelant que la fermeté diplomatique ne suffit pas toujours à résoudre les impasses politiques.
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