Hiré, Divo (Côte d’Ivoire)-lepays225.net-Dim. 20 sept. 2026-30 mois derrière les barreaux sans jugement : Le cri de 6 familles qui réclament justice
Gnamini Aka Jérémie, Adjimas N’Chaud Stéphane, Blé Marcel, N’Dré Akanza Jonas, Digbeu Kouassi Aimé et Zonga Lamine sont détenus au Pôle pénitentiaire d’Abidjan. À travers une conférence de presse à Abidjan Cocody, leurs proches ont voulu briser le silence et interpeller le couple présidentiel et l’opinion publique sur leur situation. Selon Victor Koffi, le conférencier et porte-parole des familles, qui avait à ses côtés la mère et la fille d’un détenu, les six hommes étaient impliqués dans une coopérative minière artisanale, la Coopérative Village Minier, créée et enregistrée légalement par Gnamini Aka Jérémie. Une coopérative située dans le village Bouakakao, à Hiré. Ils affirment que la coopérative avait pour ambition d’encadrer l’activité des orpailleurs et de contribuer à les faire sortir de la clandestinité. Mais leur parcours a basculé avec des poursuites judiciaires pour lesquelles trois chefs d’accusation avaient initialement été retenus : recherche de pierres précieuses sur un permis non autorisé, blanchiment de capitaux et pollution. D’après les éléments présentés par les familles, les deux derniers chefs d’accusation, blanchiment de capitaux et pollution, auraient finalement été abandonnés dans le cadre de la procédure, laissant subsister celui relatif à la recherche de pierres précieuses sur un permis non autorisé. Les familles et les proches des détenus contestent également cette dernière accusation. Ils évoquent des procès-verbaux de réunions qui, selon eux, démontreraient que les activités de la coopérative étaient connues et suivies par la société minière alors présente dans la zone. Ils estiment dès lors que leurs proches ne devraient pas être considérés comme des orpailleurs clandestins.
Une immense détresse familiale
Des parents vieillissent sans leurs fils. Des épouses et des enfants attendent. Des projets professionnels ont été interrompus. Des familles disent avoir vu leurs économies s’épuiser au fil des démarches, tandis que l’incertitude judiciaire pèse lourdement sur leur quotidien.
Les familles affirment par ailleurs qu’elles n’auraient pas été régulièrement informés de certaines suites données à la procédure et qu’elles auraient découvert certains recours, notamment des appels, en se renseignant elles-mêmes auprès des greffes. Aujourd’hui, leur message est simple : elles demandent que la situation judiciaire des six détenus soit examinée avec toute la rigueur et toute la célérité nécessaire. Dans un appel solennel adressé au chef de l’État, présenté comme le garant des institutions et premier magistrat du pays, les familles demandent que leur cri soit entendu.
6 hommes, 6 familles et des années de vies suspendues
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