Lutte contre le terrorisme : le Niger durcit les règles de transport de fonds
Au Niger, les autorités annoncent un dispositif pour réglementer le transport physique de fonds. Cette mesure entre dans le cadre d’une stratégie globale de réduction de la portée de toutes les actions susceptibles de soutenir le développement des groupes terroristes. Dans un communiqué diffusé à la télévision nationale le mardi 22 septembre 2026, le gouvernement a expliqué les objectifs du nouveau dispositif annoncé.
Selon le communiqué du gouvernement nigérien, le dispositif de contrôle va permettre de « renforcer la lutte contre le financement du terrorisme et les circuits financiers illicites, tout en facilitant la circulation des fonds nécessaires au fonctionnement de l’économie nationale ». Habituellement, les forces de défense et de sécurité procèdent régulièrement à des contrôles des mouvements importants de fonds sur le territoire national, mais le nouveau dispositif apporte une particularité. Le gouvernement précise que les contrôles habituels qui sont « indispensables pour la sécurité » du pays ont révélé la « nécessité de distinguer les mouvements de fonds réguliers de ceux présentant un caractère suspect ». Pour mieux intercepter les transports de fonds physiques suspects, le gouvernement a donc jugé opportun de « mettre en place un dispositif plus adéquat et sécurisé pour encadrer le transport physique de fonds »
Concrètement, le nouveau dispositif va se déployer « au-delà des seuils maxima fixés par la réglementation bancaire ». Selon les précisions du communiqué gouvernemental, « le transport de fonds doit faire l’objet d’une déclaration préalable auprès des services compétents conformément à l’arrêté conjoint nᵒ 00428, portant régime spécial de transport de fonds ».
En cas d’absence de déclaration, d’incohérence des documents ou d’indices sérieux d’infraction, le contrôle et les procédures prévus par la législation en vigueur s’appliquent avec toute la rigueur requise.
Le gouvernement précise que le président de la République Abdourahamane Tiani a donné des instructions fermes pour la restitution des fonds aux propriétaires lorsque ceux-ci apportent des éléments de preuve exigés. « Les fonds précédemment saisis ou retenus seront restitués à leurs propriétaires légitimes dès lors que leur origine, leur propriété et leur destination auront été régulièrement justifiées et qu’aucun obstacle judiciaire ne s’y oppose », lit-on dans le communiqué.
Pour l’efficacité du dispositif, le gouvernement engage les établissements financiers, les sociétés de paiement et les opérateurs économiques dans l’action. Tous ces acteurs sont invités au « respect scrupuleux des procédures établies afin de garantir les transports de fonds à la fois plus fluides, plus sûrs et licites ».
À lire aussi
BURKINA FASO - accès rapides
Les articles les plus lus
Ong & Associations
Actualités par pays
Actualités par pays
BURKINA FASO - accès rapides
Les articles les plus lus
Ong & Associations
WS-Webzine
Publiez vos actualités et articles en ligne facilement.
- Éditeur intuitif
- Référencement optimisé