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Le Burkina et le Mali réaffirment leur solidarité à Niamey
Œuvres sociales du Président de la Transition : l’hôpital et dix artisans de Sikasso dotés d’installations solaires
Mali : plusieurs frappes militaires ont touché des civils
Une enquête de Bellingcat publiée le 16 septembre 2026 documente plusieurs frappes de drones de l’armée malienne dans des zones habitées. Certaines opérations présentées par Bamako comme des tirs contre des « terroristes » ont fait des victimes civiles, dont des enfants.
Des enfants parmi les victimes
Le 8 juillet 2025, à Zouera, dans la région de Tombouctou, l’armée malienne a affirmé avoir frappé un véhicule ravitaillant des « terroristes ». Selon Médecins sans frontières, cité par Bellingcat, quatre personnes ont été tuées, dont trois jeunes filles, et cinq autres blessées.
À Amasrakad, Amnesty International a documenté la mort d’au moins 13 civils, dont sept enfants, lors de deux frappes de drones le 17 mars 2024. L’armée avait annoncé avoir neutralisé « de nombreux terroristes ». Les sept survivants et témoins interrogés par Amnesty ont réfuté cette version. L’un d’eux a ainsi affirmé qu’aucune des personnes tuées dans l’abri n’appartenait à un groupe armé.
Un contrat à 210 millions de dollars
The Sentry affirme avoir examiné un contrat signé le 15 août 2024 entre le gouvernement malien et le constructeur turc Baykar pour l’achat de six drones de combat Akıncı, pour 210 millions de dollars. Le signataire malien n’était pas le ministère de la Défense, mais le colonel Modibo Koné, directeur général de l’Agence nationale de la sécurité d’État, rattachée directement à Assimi Goïta.
Le budget 2024 de cette agence atteignait environ 30 millions de dollars. The Sentry indique n’avoir trouvé aucun document public permettant d’établir d’où provenaient les 210 millions nécessaires au contrat.
L’organisation affirme également, sur la base de son enquête et de témoignages, que la validation de certaines frappes de la campagne aérienne malienne remonte à des commandants russes.
Huit civils tués à Kyrnia
Déjà le 15 juin 2026, un Su-24 de l’Africa Corps russe avait frappé Kyrnia, dans la région de Mopti. Human Rights Watch avait alors recensé huit civils tués, dont trois enfants. Des combattants du JNIM se trouvaient dans le village, mais HRW indique que les huit victimes recensées étaient bel et bien des civils.
Alors que les autorités maliennes présentent leur campagne aérienne comme un outil de reconquête sécuritaire, les morts civiles documentées posent désormais la question du contrôle des frappes et de l’établissement des responsabilités.
F. Kouadio
Cap'Ivoire Info / @CapIvoire_Info
Sources :
- Bellingcat, « A Recurring Pattern: Civilians Paying the Price in Mali’s Drone Campaign », 16 septembre 2026
- Amnesty International, « Mali : Des frappes de drone ont tué 13 civils dont sept enfants à Amasrakad », 27 mars 2024
- The Sentry, Who Is Responsible for Mali’s Air War?, septembre 2026
- Human Rights Watch, « Mali : Les frappes aériennes menées par “Africa Corps” tuent des civils », 31 juillet 2026
Des enfants parmi les victimes
Le 8 juillet 2025, à Zouera, dans la région de Tombouctou, l’armée malienne a affirmé avoir frappé un véhicule ravitaillant des « terroristes ». Selon Médecins sans frontières, cité par Bellingcat, quatre personnes ont été tuées, dont trois jeunes filles, et cinq autres blessées.
À Amasrakad, Amnesty International a documenté la mort d’au moins 13 civils, dont sept enfants, lors de deux frappes de drones le 17 mars 2024. L’armée avait annoncé avoir neutralisé « de nombreux terroristes ». Les sept survivants et témoins interrogés par Amnesty ont réfuté cette version. L’un d’eux a ainsi affirmé qu’aucune des personnes tuées dans l’abri n’appartenait à un groupe armé.
Un contrat à 210 millions de dollars
The Sentry affirme avoir examiné un contrat signé le 15 août 2024 entre le gouvernement malien et le constructeur turc Baykar pour l’achat de six drones de combat Akıncı, pour 210 millions de dollars. Le signataire malien n’était pas le ministère de la Défense, mais le colonel Modibo Koné, directeur général de l’Agence nationale de la sécurité d’État, rattachée directement à Assimi Goïta.
Le budget 2024 de cette agence atteignait environ 30 millions de dollars. The Sentry indique n’avoir trouvé aucun document public permettant d’établir d’où provenaient les 210 millions nécessaires au contrat.
L’organisation affirme également, sur la base de son enquête et de témoignages, que la validation de certaines frappes de la campagne aérienne malienne remonte à des commandants russes.
Huit civils tués à Kyrnia
Déjà le 15 juin 2026, un Su-24 de l’Africa Corps russe avait frappé Kyrnia, dans la région de Mopti. Human Rights Watch avait alors recensé huit civils tués, dont trois enfants. Des combattants du JNIM se trouvaient dans le village, mais HRW indique que les huit victimes recensées étaient bel et bien des civils.
Alors que les autorités maliennes présentent leur campagne aérienne comme un outil de reconquête sécuritaire, les morts civiles documentées posent désormais la question du contrôle des frappes et de l’établissement des responsabilités.
F. Kouadio
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Sources :
- Bellingcat, « A Recurring Pattern: Civilians Paying the Price in Mali’s Drone Campaign », 16 septembre 2026
- Amnesty International, « Mali : Des frappes de drone ont tué 13 civils dont sept enfants à Amasrakad », 27 mars 2024
- The Sentry, Who Is Responsible for Mali’s Air War?, septembre 2026
- Human Rights Watch, « Mali : Les frappes aériennes menées par “Africa Corps” tuent des civils », 31 juillet 2026
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