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AES : un Parlement structuré autour des « trois D »
Le Parlement confédéral de l’Alliance des États du Sahel (AES) se structure à Niamey. Après l’installation de ses 45 membres le 24 août 2026, les représentants du Burkina Faso, du Mali et du Niger ont adopté, le 25 août, leur règlement intérieur et créé trois commissions permanentes : défense et sécurité, diplomatie et développement.
Composé de 45 membres, soit 15 représentants par État, le Parlement doit donner une traduction institutionnelle à l’intégration engagée par les trois pays sahéliens. Ousmane Bougouma, président de l’Assemblée législative du Burkina Faso, dirige les sessions confédérales, assisté de Malick Diaw pour le Mali et de Mamoudou Harouna Djingarey pour le Niger.
Le 25 août, les parlementaires ont adopté à Niamey les règles d’organisation de l’institution avant d’installer trois commissions : « Défense et sécurité », « Diplomatie » et « Développement ». Chacune comprend un président, un vice-président et un rapporteur. Ces structures reprennent les trois grands axes politiques mis en avant par l’AES depuis sa transformation en Confédération en juillet 2024.
Un Parlement sans suffrage direct Cette organisation confirme que l’AES entend dépasser le cadre d’une alliance sécuritaire. Mais le vocabulaire parlementaire ne doit pas masquer une réalité politique : aucun des 45 membres n’a été élu directement par les citoyens pour siéger dans cette institution confédérale.
Le paradoxe est d’autant plus marqué que cette nouvelle architecture est construite par trois régimes militaires arrivés au pouvoir par des coups d’État. En créant un Parlement dont les représentants sont désignés et non choisis au suffrage direct, les juntes donnent une forme institutionnelle à leur confédération sans lui apporter, à ce stade, une véritable légitimité populaire supranationale.
L’installation de commissions de défense, de diplomatie et de développement renforce ainsi l’appareil politique de l’AES, mais ne règle pas la question essentielle de la représentation des populations. Multiplier les institutions ne suffit pas à fabriquer de la démocratie.
Cette étape intervient après le retrait effectif du Burkina Faso, du Mali et du Niger de la CEDEAO le 29 janvier 2025. L’AES accélère donc la construction de ses propres structures régionales. Reste à voir si ce Parlement deviendra un véritable espace de contrôle politique ou simplement une nouvelle chambre institutionnelle au service de pouvoirs militaires déjà fortement centralisés.
F. Kouadio
Cap'Ivoire Info / @CapIvoire_Info
Sources :
- APAnews, « Parlement confédéral de l’AES : 45 députés installés », 25 août 2026
- Agence Nigérienne de Presse (ANP), « Session du parlement confédéral AES : le règlement intérieur de l’institution adopté et les différentes commissions installées », 25 août 2026
- Journal du Niger, « Niamey installe les trois piliers du Parlement confédéral de l’AES », 25 août 2026.
- CEDEAO, communiqué sur le retrait du Burkina Faso, du Mali et du Niger, 29 janvier 2025
Composé de 45 membres, soit 15 représentants par État, le Parlement doit donner une traduction institutionnelle à l’intégration engagée par les trois pays sahéliens. Ousmane Bougouma, président de l’Assemblée législative du Burkina Faso, dirige les sessions confédérales, assisté de Malick Diaw pour le Mali et de Mamoudou Harouna Djingarey pour le Niger.
Le 25 août, les parlementaires ont adopté à Niamey les règles d’organisation de l’institution avant d’installer trois commissions : « Défense et sécurité », « Diplomatie » et « Développement ». Chacune comprend un président, un vice-président et un rapporteur. Ces structures reprennent les trois grands axes politiques mis en avant par l’AES depuis sa transformation en Confédération en juillet 2024.
Un Parlement sans suffrage direct Cette organisation confirme que l’AES entend dépasser le cadre d’une alliance sécuritaire. Mais le vocabulaire parlementaire ne doit pas masquer une réalité politique : aucun des 45 membres n’a été élu directement par les citoyens pour siéger dans cette institution confédérale.
Le paradoxe est d’autant plus marqué que cette nouvelle architecture est construite par trois régimes militaires arrivés au pouvoir par des coups d’État. En créant un Parlement dont les représentants sont désignés et non choisis au suffrage direct, les juntes donnent une forme institutionnelle à leur confédération sans lui apporter, à ce stade, une véritable légitimité populaire supranationale.
L’installation de commissions de défense, de diplomatie et de développement renforce ainsi l’appareil politique de l’AES, mais ne règle pas la question essentielle de la représentation des populations. Multiplier les institutions ne suffit pas à fabriquer de la démocratie.
Cette étape intervient après le retrait effectif du Burkina Faso, du Mali et du Niger de la CEDEAO le 29 janvier 2025. L’AES accélère donc la construction de ses propres structures régionales. Reste à voir si ce Parlement deviendra un véritable espace de contrôle politique ou simplement une nouvelle chambre institutionnelle au service de pouvoirs militaires déjà fortement centralisés.
F. Kouadio
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Sources :
- APAnews, « Parlement confédéral de l’AES : 45 députés installés », 25 août 2026
- Agence Nigérienne de Presse (ANP), « Session du parlement confédéral AES : le règlement intérieur de l’institution adopté et les différentes commissions installées », 25 août 2026
- Journal du Niger, « Niamey installe les trois piliers du Parlement confédéral de l’AES », 25 août 2026.
- CEDEAO, communiqué sur le retrait du Burkina Faso, du Mali et du Niger, 29 janvier 2025
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