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Diplomatie du coup de poing : Pourquoi Tiani est le meilleur conseiller en communication de Tiani (Editorial de Soumana Idrissa Maïga, Quotidien L’Enquêteur du Mardi 28 Juillet 2026)
(Editorial de Soumana Idrissa Maïga, Quotidien L’Enquêteur du Mercredi 29 Juillet 2026)
Ils ont passé des années sur les bancs de l’école, affronté les grèves, les amphithéâtres surchargés, le manque de documentation et les sacrifices financiers de leurs familles. Ils ont obtenu une licence, parfois un master, avec l’espoir légitime qu’au bout du parcours les attendraient un emploi, une autonomie et une place utile dans la société.
Mais pour des milliers de jeunes Nigériens, le diplôme ne débouche plus sur un bureau, un atelier ou une entreprise. Il conduit directement à la fada.
Sous l’arbre du quartier, autour d’un thé interminable, se retrouvent des juristes, des économistes, des sociologues, des gestionnaires et des diplômés de filières dont le marché du travail n’absorbe presque personne. Ils commentent les recrutements, les nominations et les concours hypothétiques. À trente ans passés, beaucoup dépendent encore de leurs parents pour le transport, le crédit téléphonique ou les 500 francs nécessaires à la journée.
Le drame ne réside pas seulement dans le chômage. Il se trouve dans le sentiment d’inutilité, dans la honte de demander de l’argent à une mère qui a déjà tout sacrifié, dans le regard du père qui s’interroge sur l’utilité de tant d’années d’études.
Notre système éducatif entretient depuis trop longtemps une promesse qu’il ne peut plus tenir : accumuler des diplômes garantirait
automatiquement une insertion professionnelle. Or, l’université continue souvent à former sans connaître les besoins réels de l’économie. Les mêmes filières accueillent toujours plus d’étudiants, alors que les débouchés stagnent. La Fonction publique reste perçue comme l’unique salut, tandis que l’industrie, l’agriculture moderne, les métiers techniques, le numérique et l’entrepreneuriat demeurent insuffisamment intégrés aux parcours de formation.
Il ne s’agit pas de réduire l’éducation à la seule recherche d’un emploi. L’école doit aussi former des citoyens. Mais un pays ne peut durablement investir dans une jeunesse instruite pour ensuite l’abandonner dans l’attente.
Il faut revoir l’orientation, rapprocher les universités des entreprises, valoriser les formations professionnelles, développer l’apprentissage et publier régulièrement les perspectives d’emploi par filière.
Un diplôme qui n’ouvre aucune porte devient progressivement un certificat de frustration.
Le Niger ne manque pas de jeunes formés. Il manque surtout d’un système capable de transformer leurs connaissances en compétences utiles, leurs compétences en emplois et leurs longues journées de fada en véritables journées de travail. Cessons de former nos enfants pour l’attente et donnons-leur enfin les compétences, les outils et les débouchés nécessaires pour bâtir et transformer le Niger.
Ils ont passé des années sur les bancs de l’école, affronté les grèves, les amphithéâtres surchargés, le manque de documentation et les sacrifices financiers de leurs familles. Ils ont obtenu une licence, parfois un master, avec l’espoir légitime qu’au bout du parcours les attendraient un emploi, une autonomie et une place utile dans la société.
Mais pour des milliers de jeunes Nigériens, le diplôme ne débouche plus sur un bureau, un atelier ou une entreprise. Il conduit directement à la fada.
Sous l’arbre du quartier, autour d’un thé interminable, se retrouvent des juristes, des économistes, des sociologues, des gestionnaires et des diplômés de filières dont le marché du travail n’absorbe presque personne. Ils commentent les recrutements, les nominations et les concours hypothétiques. À trente ans passés, beaucoup dépendent encore de leurs parents pour le transport, le crédit téléphonique ou les 500 francs nécessaires à la journée.
Le drame ne réside pas seulement dans le chômage. Il se trouve dans le sentiment d’inutilité, dans la honte de demander de l’argent à une mère qui a déjà tout sacrifié, dans le regard du père qui s’interroge sur l’utilité de tant d’années d’études.
Notre système éducatif entretient depuis trop longtemps une promesse qu’il ne peut plus tenir : accumuler des diplômes garantirait
automatiquement une insertion professionnelle. Or, l’université continue souvent à former sans connaître les besoins réels de l’économie. Les mêmes filières accueillent toujours plus d’étudiants, alors que les débouchés stagnent. La Fonction publique reste perçue comme l’unique salut, tandis que l’industrie, l’agriculture moderne, les métiers techniques, le numérique et l’entrepreneuriat demeurent insuffisamment intégrés aux parcours de formation.
Il ne s’agit pas de réduire l’éducation à la seule recherche d’un emploi. L’école doit aussi former des citoyens. Mais un pays ne peut durablement investir dans une jeunesse instruite pour ensuite l’abandonner dans l’attente.
Il faut revoir l’orientation, rapprocher les universités des entreprises, valoriser les formations professionnelles, développer l’apprentissage et publier régulièrement les perspectives d’emploi par filière.
Un diplôme qui n’ouvre aucune porte devient progressivement un certificat de frustration.
Le Niger ne manque pas de jeunes formés. Il manque surtout d’un système capable de transformer leurs connaissances en compétences utiles, leurs compétences en emplois et leurs longues journées de fada en véritables journées de travail. Cessons de former nos enfants pour l’attente et donnons-leur enfin les compétences, les outils et les débouchés nécessaires pour bâtir et transformer le Niger.
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