PlaneteAfrique
Déconnexion


Niger : Tiani accuse ses voisins, l'insécurité dem eure

Niger : Tiani accuse ses voisins, l'insécurité dem eure
Trois ans après le coup d'État du 26 juillet 2023, le général Abdourahamane Tiani a livré une interview dans laquelle il met en cause sept cibles extérieures : de la Côte d'Ivoire au Bénin, en passant par la Mauritanie, la CEDEAO et l'Union européenne, accusées de déstabiliser le Niger. Des accusations formulées sans preuve, alors que l'insécurité continue de frapper le pays.

Sept. C'est le nombre de cibles extérieures que met en cause le général Abdourahamane Tiani dans cette interview, trois ans après avoir pris le pouvoir au nom du rétablissement de la sécurité. La Côte d'Ivoire, le Bénin, la Mauritanie, la CEDEAO, l'Union européenne sont visées. Sans preuve. Et sans que la menace jihadiste, elle, n'ait reculée.
Sept cibles désignées, aucune preuve avancée Dans le détail, le général Tiani impute les attaques contre l'aéroport de Niamey à des « mercenaires à la solde » d'une puissance occidentale. Ces combattants seraient sortis du nord du Bénin et de la Mauritanie ; des centres d'entraînement fonctionneraient en Côte d'Ivoire avec l'appui d'instructeurs ukrainiens ; des financements transiteraient par la région au profit de groupes armés. Aucune de ces affirmations n'est accompagnée du moindre élément vérifiable, ni confirmée par une enquête indépendante.
Insécurité au Niger : la promesse et le bilan Le contraste est net. Depuis le coup d'État, le pouvoir de transition a rompu avec ses partenaires occidentaux, tourné le dos à la CEDEAO, multiplié les tensions avec Abidjan et misé sur Moscou. Trois ans plus tard, la sécurité promise n'est pas au rendez-vous : les attaques jihadistes se poursuivent dans plusieurs régions et les violences contre les civils et contre les forces de défense restent nombreuses. Les choix stratégiques de la junte n'ont pas ramené la stabilité.
Gouvernance et libertés : le décalage intérieur Sur le plan intérieur, l'écart est tout aussi marqué. Le général Tiani justifiait le putsch par une « mauvaise gouvernance économique et sociale ». Or, depuis 2023, des acteurs de la société civile nigérienne décrivent un rétrécissement de l'espace civique : arrestations d'opposants, pressions sur les médias, restrictions de l'expression publique. La rupture annoncée n'a pas élargi les libertés ; elle les a resserrées.
Sécurité, stabilité, gouvernance : les trois motifs invoqués pour prendre le pouvoir sont aussi les trois terrains où le régime échoue. Combien de boucs émissaires faudra-t-il encore avant que la question ne se retourne vers Niamey ?

F. Kouadio
Cap'Ivoire Info / @CapIvoire_Info

Source : 
- Air Info Agadez, sur les accusations du président Tiani à propos des attaques de l'aéroport de Niamey, 26 juillet 2026
- Deutsche Welle, sur la justification du putsch par la « mauvaise gouvernance économique et sociale », 2023

Rédaction
Vos articles, vos idées Rejoignez nos rédacteurs Écrivez pour 54 pays

Une audience dans 0 pays d'Afrique

Devenir publicateur →

NIGER - accès rapides

  • Accueil Niger
  • Actualités par pays

     

    Newsletter


     
     
     
     
     
     

    Actualités par pays

    NIGER - accès rapides

    Newsletter


     
     
     
     
     
    E-commerce

    WS-Webshop

    Mobile Money intégré
    • Boutique clé en main
    • Gestion stocks incluse
    Découvrir →
    Niger - Actualites