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On nous écrit du Care RDC

Nous sommes déterminés à ne pas laisser les communautés seules face aux conséquences d’années de crise humanitaire et, désormais, de cette nouvelle épidémie d’Ebola. Déjà confrontées à des conflits, des déplacements de population et un système de santé largement effondré, les populations ne peuvent plus attendre pour obtenir des produits d’hygiène et un soutien continu. Actuellement, le financement d’une riposte capable de répondre aux besoins existants et de prévenir la propagation du virus est insuffisant. Chaque jour de retard rend cette épidémie plus difficile et plus coûteuse à maîtriser. Les équipes de CARE et leurs partenaires ont atteint plus de 210.000 personnes, mais cela ne représente qu’un faible pourcentage des millions de personnes à risque, laissant de nombreuses familles sans les informations et les fournitures nécessaires pour se protéger. Les femmes et les filles sont les plus durement touchées par ces lacunes. Ce sont souvent elles qui prennent soin des proches malades, tout en se heurtant aux obstacles les plus importants en matière d’accès aux soins de santé, aux services de santé maternelle, à la protection contre les violences sexistes et au soutien psychologique. La désinformation, la résistance des communautés et les mouvements de population continuent de compliquer une riposte déjà difficile. Il est compréhensible que les communautés de l’est de la RDC se sentent abandonnées et s’interrogent sur les motivations des organisations humanitaires. Elles luttent pour survivre à la violence, à la faim et au manque d’accès aux services essentiels. Depuis des années, les coupes budgétaires drastiques auxquelles nous et d’autres organisations humanitaires locales et internationales avons été confrontées nous ont contraints à réduire notre présence et nos programmes d’aide dans ces communautés. Il est crucial que tout nouveau financement destiné à faire face à cette nouvelle épidémie d’Ebola comprenne également un financement pour répondre aux besoins à long terme de ces communautés, et ce, rapidement. Un financement adéquat permettrait à CARE d’étendre son action communautaire, de renforcer le soutien psychosocial et la surveillance, d’accélérer la numérisation de la collecte de données et de garantir aux femmes et aux filles l’accès aux services et aux informations dont elles ont besoin pour se protéger et protéger leurs familles.


Citation 2: Membre de la communauté, Mwamini Bahati


Localisation: Rusayo 1, Goma , province du Nord-Kivu, RDC


« Nous ne craignions pas seulement Ebola, mais aussi le coût de la maladie, la souffrance de l’isolement et les rumeurs qui nous empêchaient de nous faire soigner. Lorsque les communautés sont soutenues avec compassion, la confiance l’emporte sur la peur. On peut vaincre Ebola quand la peur cède la place à la confiance. Ce n’est pas Ebola en soi qui nous fait peur à l’hôpital, mais l’isolement, le coût exorbitant des soins et l’incertitude qui accompagnent la recherche de soins ».


Citation 3: Nyabatsi Kito Feza , agent de santé communautaire formé par CARE


Localisation: Goma, zone Mugunga, Province du Nord-Kivu


En tant qu’agents de santé communautaires, nous avons été confrontés au rejet, à la méfiance et aux accusations lorsque nous avons sensibilisé la population à Ebola. Nombreux étaient ceux qui refusaient de nous laisser entrer chez eux, persuadés que nous répandions des mensonges pour nous soutirer de l’argent. Nous comprenons ce sentiment d’abandon. Nous avons continué à diffuser des messages vitaux auprès de ceux qui étaient plus disposés à écouter, convaincus que nos voisins et amis informés contribueraient également à répandre la vérité. Lors des précédentes épidémies d’Ebola, y compris la pandémie de COVID-19, de nombreux foyers étaient réticents à collaborer avec nous. Cependant, lors de cette 17e épidémie d’Ebola, la résistance est encore plus décourageante. On nous montre du doigt et on dit: « Ils ont recommencé à chercher à s’enrichir ». Dans certains foyers, les résidents se disent trop occupés et nous disent: « Nous n’avons pas le temps, nous devons aller travailler », nous demandant de revenir plus tard. Il est devenu fréquent que les familles semblent soudainement occupées dès qu’elles nous voient approcher. Malgré ces difficultés, nous poursuivons notre travail car nous comprenons l’origine de cette perception: la souffrance est si profonde, et la protection des communautés commence par le rétablissement de la confiance et la mise à disposition des informations nécessaires pour assurer la sécurité des personnes et de leurs proches.


N.B. CARE a formé et déployé 533 agents de santé communautaires dans 47 zones de santé réparties dans 14 zones sanitaires afin de soutenir la mobilisation communautaire, la surveillance et les efforts de prévention d’Ebola. Au total, 210 290 personnes ont été sensibilisées aux messages de prévention contre Ebola dans les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri.


Questions et réponses


Questions-réponses avec Jeannot Muhindo, chauffeur pour l’association CARE, travaillant au bureau de Bunia, dans la province d’Ituri, en RDC. Jeannot est chauffeur pour CARE. Il transporte en toute sécurité le personnel et soutient les équipes de terrain afin qu’elles puissent atteindre les communautés touchées et vulnérables. Malgré les difficultés majeures liées au mauvais état des routes et aux fortes pluies, il contribue à ce que les agents de santé puissent diffuser des messages de sensibilisation vitaux sur Ebola, appuyer les activités de surveillance et intervenir rapidement dans les zones reculées. Son travail a été essentiel au rétablissement et au maintien des services de santé. La présence de CARE dans les communautés exposées au virus Ebola contribue à rétablir la confiance entre les habitants et soutient les efforts de promotion des pratiques préventives telles que le lavage des mains et la diffusion d’informations sanitaires fiables. Grâce à son dévouement et à sa persévérance, Jeannot contribue à renforcer l’engagement communautaire et à protéger les familles contre la propagation d’Ebola.


1. Quel est le principal défi auquel vous êtes actuellement confronté dans la lutte contre Ebola, et comment cela affecte-t-il votre travail?


Le principal défi auquel nous sommes confrontés est le mauvais état des infrastructures routières, surtout pendant la saison des pluies. Les fortes averses rendent les routes impraticables et les arbres tombés bloquent souvent l’accès aux zones reculées. Ces conditions retardent notre capacité à atteindre les communautés pour diffuser des messages de sensibilisation vitaux et mettre en œuvre des interventions sanitaires opportunes. En tant qu’intervenants de première ligne, chaque retard accroît le risque de propagation du virus et réduit l’efficacité des efforts de prévention précoces. Améliorer l’accès aux communautés touchées est essentiel pour une réponse rapide et coordonnée.


2. Pourriez-vous décrire un moment des dernières semaines qui illustre le mieux la réalité du travail en première ligne pendant cette épidémie d’Ebola?


Un moment particulièrement marquant a été notre arrivée au village de Hero Mandibe, dans la province d’Ituri, avec l’équipe de surveillance. Dès que les habitants ont aperçu le véhicule de CARE, ils ont exprimé leur soulagement. Nombre d’entre eux ont confié avoir attendu et espéré le retour de CARE. Depuis deux ans, CARE, grâce au financement d’Affaires mondiales Canada et en partenariat avec l’organisation locale Femme Congolaise pour le Développement (FECONDE), œuvre au sein de la communauté. CARE et FECONDE sont intervenues à Hero Mandibe et dans les environs, proposant des projets de protection essentiels pour les femmes et les filles, ainsi qu’un programme d’aide nutritionnelle et sanitaire aux familles touchées par la crise humanitaire. Ce travail, visible et crucial pour la communauté, a permis à CARE et FECONDE de réhabiliter et d’équiper les maternités et les services d’observation des centres de santé, de construire des installations sanitaires, de fournir du matériel médical et de collaborer avec les membres de la communauté pour promouvoir une masculinité positive et lutter contre les violences sexistes. Le projet a créé des espaces sécurisés où les femmes et les filles pouvaient s’informer et obtenir de l’aide dans un environnement sûr, confidentiel et respectueux de leur dignité. Grâce à ces efforts, la fréquentation quotidienne des centres de santé a doublé, passant de 13-16 à 30-40 patients. La confiance de la communauté envers les établissements et les professionnels de santé a été rétablie, permettant ainsi à un plus grand nombre de personnes d’accéder à des soins de qualité près de chez elles. Ainsi, lorsque CARE est revenue cette fois-ci, les communautés nous ont reconnus comme une organisation qui les soutenait depuis longtemps face à des situations de crise dans la région. Leur réaction nous a rappelé que, au-delà de la simple diffusion d’informations, une présence continue et une compréhension profonde des besoins des populations sont essentielles pour leur donner confiance dans la complexité de leur réalité et leur engagement à les soutenir. Cela a renforcé l’importance de maintenir un dialogue étroit avec les communautés, sur le long terme, même dans les circonstances les plus difficiles.


3. Comment les communautés réagissent-elles aux efforts de prévention et de réponse à Ebola, et quelles sont leurs principales préoccupations?


Certains membres de la communauté participent à des actions de sensibilisation et partagent des messages de prévention avec leurs familles et leurs voisins, tandis que d’autres restent réticents. Ceux qui participent se lavent régulièrement les mains à l’eau propre et, en l’absence de savon, utilisent de la cendre. Bien que l’accès aux produits d’hygiène de base demeure difficile, beaucoup font de leur mieux avec les ressources dont ils disposent. Leur principale préoccupation est de protéger leurs familles de l’infection, tout en veillant à ce qu’elles aient accès à des informations fiables et au soutien nécessaire pour appliquer les mesures préventives de manière constante.


4. Quel soutien ou quelles ressources seraient les plus utiles pour protéger les communautés et sauver des vies?


Le soutien le plus précieux consisterait en un engagement communautaire soutenu qui réponde aux besoins humanitaires profonds et sous-jacents, tout en menant des campagnes de sensibilisation continues sur les risques liés au virus. Il est essentiel de maintenir une présence active au sein des communautés, en assurant un accès régulier aux soins de santé, aux moyens de subsistance et à la sécurité, et en rappelant à la population qu’Ebola est une maladie réelle et évitable. Par ailleurs, un renforcement de l’aide en produits d’hygiène, tels que le savon et les dispositifs de lavage des mains, ainsi qu’en équipements de protection pour les personnels de première ligne, consoliderait les efforts de prévention. Instaurer un climat de confiance grâce à un travail de proximité régulier avec les communautés est l’un des moyens les plus efficaces de protéger des vies et de freiner la propagation de la maladie.


5. Malgré les difficultés, qu’est-ce qui vous donne l’espoir de poursuivre ce travail?


Ce qui me donne espoir, c’est de voir de plus en plus de gens reconnaître qu’Ebola est une maladie réelle et comprendre l’importance de la prévention. Les familles ont commencé à adopter des comportements protecteurs, comme se laver régulièrement les mains et suivre les recommandations sanitaires. Constater cette prise de conscience croissante et la volonté des communautés de se protéger me motive à poursuivre ce travail. Chaque famille informée et chaque changement de comportement positif nous rapprochent de la prévention des infections et du sauvetage de vies.


Questions-réponses avec Augustin Akyebe, partenaire de CARE et chef de projet de Kujitegemea Action (KUA), basé à Sake, dans la province du Nord-Kivu, en RDC. Site web: https://kuardc.org/


1. Quel est le principal défi auquel vous êtes actuellement confronté dans la lutte contre Ebola, et comment cela affecte-t-il votre travail


Le défi auquel nous sommes actuellement confrontés est la résistance et le scepticisme des communautés face aux efforts de prévention contre Ebola. À Sake, où nous intervenons actuellement, beaucoup pensent que la maladie ne représente plus une menace. Cette perception est renforcée par la désinformation, les rumeurs et la lassitude accumulée par les communautés après des années de conflit et de crises humanitaires répétées. Cette situation a plusieurs conséquences directes sur notre travail. Premièrement, beaucoup sont moins enclins à suivre les mesures préventives telles que le lavage régulier des mains, l’évitement des contacts physiques inutiles et le signalement précoce des symptômes. En l’absence de cas visibles, il devient difficile de convaincre les communautés de la nécessité de la prévention. Deuxièmement, nos équipes peinent parfois à gagner la confiance de la population. Certains membres de la communauté perçoivent les campagnes de sensibilisation comme exagérées, voire remettent en question les intentions des organisations humanitaires. C’est pourquoi nous consacrons davantage de temps au dialogue communautaire, à l’écoute des préoccupations des habitants, à la correction des informations erronées et au rétablissement de la confiance. Enfin, Sake demeure très vulnérable car il s’agit d’un important carrefour de transit reliant Goma, Bukavu, Walikale, Rutshuru, Lubero et d’autres régions. Les mouvements de population constants, notamment les déplacements en provenance de régions où des cas d’Ebola ont été signalés, accroissent le risque d’introduction du virus. Si la vigilance de la communauté faiblit, la détection et le confinement d’une éventuelle épidémie deviendront beaucoup plus difficiles.


2. Pourriez-vous décrire un moment des dernières semaines qui illustre la réalité du travail en première ligne pendant cette épidémie?


Un événement récent a illustré la réalité de la riposte en première ligne contre Ebola. Lorsqu’une femme infectée par le virus Ebola est arrivée à Goma en provenance de la province d’Ituri, les autorités sanitaires ont dû réagir immédiatement pour isoler la patiente tout en rassurant les populations afin de prévenir la peur et la panique. Suite à cet incident, les mesures préventives ont été considérablement renforcées au poste frontière de Sake. Chaque voyageur a fait l’objet d’un contrôle de température, le lavage des mains est devenu obligatoire et le personnel de première ligne utilise des équipements de protection individuelle adaptés pour réduire les risques de transmission. Cette expérience nous a rappelé que le virus Ebola peut se propager rapidement par les déplacements de population, même en l’absence de cas locaux confirmés. Elle a également souligné l’importance d’une préparation constante, d’une surveillance efficace et d’une collaboration étroite entre les professionnels de santé et les autorités locales. Chaque jour en première ligne exige vigilance, coordination rapide et communication continue avec les communautés afin de maintenir la confiance et d’encourager les comportements préventifs.


3. Comment les communautés réagissent-elles aux efforts de prévention et de réponse à Ebola, et quelles sont leurs principales préoccupations?


À Sake, où les communautés subissent depuis des années des conflits armés et des crises humanitaires, les réactions aux efforts de prévention contre Ebola sont mitigées. Si beaucoup reconnaissent l’importance de la préparation, d’autres restent sceptiques, aucun cas confirmé n’ayant été signalé localement. Le souvenir des précédentes épidémies d’Ebola, conjugué à l’insécurité persistante, engendre à la fois prudence et lassitude. L’une des principales préoccupations réside dans la disponibilité limitée des infrastructures de prévention. Si les points d’eau pour le lavage des mains et les produits d’hygiène sont généralement disponibles dans les établissements de santé, de nombreux lieux publics, marchés et points de rassemblement communautaires ne disposent toujours pas de mesures de prévention adéquates. Les communautés s’inquiètent également des conséquences économiques des mesures de santé publique. Les restrictions aux frontières et les contrôles de circulation, notamment le long de la frontière entre la RDC et le Rwanda, ont perturbé le commerce et réduit les revenus des ménages, accentuant la vulnérabilité des familles déjà fragiles. Malgré ces difficultés, de nombreux signes encourageants se manifestent. Les agents de santé communautaires et les bénévoles locaux mènent activement des campagnes de sensibilisation dans les zones sanitaires de Kimoka, Kaduki et Sake Afya, promouvant l’hygiène des mains, le signalement précoce des symptômes et d’autres pratiques préventives. Toutefois, des poches de résistance persistent. Certaines personnes, épuisées par des années de crise, continuent de considérer les interventions contre Ebola avec suspicion et pensent que la maladie profite avant tout aux organisations humanitaires. Pour changer ces perceptions, un dialogue continu, la transparence et l’engagement communautaire sont indispensables.


4. Quel soutien ou quelles ressources seraient les plus utiles pour protéger les communautés et sauver des vies?


Pour protéger efficacement les communautés de Sake et prévenir une épidémie d’Ebola, le soutien le plus précieux serait un investissement soutenu dans la préparation des communautés, combiné à une assistance technique. La prévention demeure notre outil le plus puissant, en particulier dans les zones n’ayant pas encore signalé de cas confirmés. Plusieurs priorités permettraient de renforcer considérablement la résilience locale. Premièrement, le développement de l’engagement communautaire et de la communication sur les risques contribuerait à instaurer la confiance, à lutter contre la désinformation et à encourager l’adoption de comportements préventifs avant l’apparition d’une épidémie. Deuxièmement, des ressources supplémentaires sont nécessaires pour améliorer les infrastructures d’hygiène en augmentant l’accès aux points d’eau pour le lavage des mains, à l’eau potable, au savon et aux produits de prévention des infections dans les espaces publics, les établissements de santé, les écoles et aux postes frontières. Troisièmement, le renforcement des systèmes de surveillance et d’alerte précoce est essentiel pour garantir la détection, le signalement et la prise en charge rapides de tout cas suspect d’Ebola. Des agents de santé communautaires bien formés et des systèmes efficaces de recherche des contacts sont des éléments essentiels de cet effort. Enfin, le soutien psychosocial ne doit pas être négligé. Les communautés confrontées à une insécurité prolongée et à des urgences sanitaires répétées sont souvent en proie à la peur, au stress et à la désinformation. Offrir un soutien en santé mentale en complément des interventions de santé publique contribue à renforcer la résilience et encourage une plus grande participation communautaire aux activités de prévention.


5. Malgré les difficultés, qu’est-ce qui vous donne l’espoir de poursuivre ce travail?


J’espère voir les communautés s’impliquer progressivement davantage dans les efforts de prévention contre Ebola. Chaque séance de sensibilisation, chaque dialogue communautaire et chaque foyer qui adopte des pratiques préventives représentent un progrès significatif vers la protection des vies. Sake occupe une position stratégique en tant que carrefour de transport majeur reliant Goma, Bukavu, Walikale, Rutshuru et Lubero. De ce fait, le maintien d’une forte sensibilisation communautaire est essentiel, non seulement pour Sake, mais aussi pour prévenir la propagation d’Ebola dans tout le Nord-Kivu. Je suis encouragé par le dévouement des agents de santé communautaires et des responsables locaux qui continuent de travailler malgré l’insécurité et le manque de ressources. Leur engagement démontre qu’une prévention durable des maladies repose sur la confiance, le partenariat et le leadership local. Même en l’absence de cas confirmés à Sake, nous savons que la prévention est toujours plus efficace que la réaction. En renforçant l’appropriation par la communauté, en diffusant des informations exactes et en maintenant la vigilance, nous aidons les communautés à se sentir capables de se protéger non seulement contre Ebola, mais aussi contre les futures menaces pour la santé publique. Cet engagement partagé me donne confiance et l’espoir de poursuivre ce travail important.




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