Rencontre d’échanges entre le comité du FSSP et les agents des municipalités : Le FSSP présente son bilan de gestion à l’Hôtel de Ville de Niamey
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L’administrateur délégué de la Ville de Niamey, le Colonel Boubacar Soumana Garanké, a présidé, le jeudi 3 juillet 2026 dans la salle de réunion de l’Hôtel de Ville, la cérémonie d’ouverture de la rencontre d’information et d’échanges sur le bilan à date du Fonds de Solidarité pour la Sauvegarde de la Patrie (FSSP). La cérémonie s’est déroulée en présence du Vice-président du Comité de Gestion du FSSP, M. Brah Amadou, des administrateurs délégués des arrondissements communaux et de plusieurs invités.
A l’ouverture de la rencontre, l’administrateur délégué de la Ville de Niamey, le Colonel Boubacar Soumana Garanké a salué cette initiative du Comité de Gestion du FSSP, dont le but est de rendre compte de la gestion des fonds mobilisés et de sensibiliser et informer les populations sur les objectifs, les missions et les domaines d’intervention du FSSP. « Le Fonds de solidarité pour la sécurité de la patrie est un fonds qui a été instauré au lendemain de l’avènement du CNSP pour répondre à un besoin de souveraineté au niveau de notre pays, suite aux sanctions qui ont été affligées à notre cher pays », a-t-il rappelé.
Pour sa part le Vice-président du Comité de Gestion du FSSP, M. Brah Amadou a expliqué que le Fonds a souscrit à une doctrine, celle d’être redevable envers la population pour rendre compte de ce qui a été mobilisé et de l’utilisation qui en a été faite par les plus hautes autorités de ce bien commun qui concourt à la quête de la souveraineté.
M. Brah Amadou a ajouté que le fonds poursuit cinq objectifs principaux, notamment la mobilisation des ressources, le financement des appuis au renforcement de capacités des FDS, en les dotant d’armements et de moyens logistiques, la prise en charge des citoyens qui sont victimes de déplacement forcé, la prise en charge de la mobilisation sociale dans le cadre des actions des citoyens et la création d’emplois en faveur des jeunes et des femmes.
Abordant les ressources du Fonds, M. Brah Amadou a expliqué qu’elles proviennent de deux principales sources notamment les contributions volontaires des citoyens, des entreprises, des organisations et de la diaspora ainsi que les prélèvements institués par l’ordonnance de 2025, dont le nombre est passé de 12 à 22.
Présentant les résultats enregistrés depuis la création du Fonds, M. Brah Amadou a annoncé que les contributions volontaires ont atteint près de 11 milliards de francs CFA, dont environ 7 milliards en numéraire et 4,2 milliards en nature. Quant aux prélèvements institutionnalisés, ils ont généré environ 47 milliards de francs CFA. « Au total, le FSSP a mobilisé près de 59 milliards de francs CFA grâce au patriotisme des Nigériens et à l’engagement des collectivités territoriales », a-t-il indiqué.
M. Brah Amadou a également mis en lumière plusieurs projets financés par le Fonds, parmi lesquels la contribution de plus de 2,2 milliards de francs CFA au projet de Grande Irrigation dans la région de Diffa, le financement d’un programme porté par l’Union des scolaires nigériens pour la réhabilitation de milliers de tables-bancs, le reboisement et la sensibilisation contre les stupéfiants ainsi qu’un projet de développement de la filière poisson dans la région de Diffa destiné à améliorer la conservation, le transport et la commercialisation du poisson tout en créant des emplois.
En outre, le Vice-président du Comité de Gestion du FSSP a révélé que des projets représentant près de 20 milliards de francs CFA sont actuellement en cours d’exécution, principalement au profit des Forces de défense et de sécurité.
Par ailleurs, M. Brah Amadou a précisé que le fonds prévoit d’investir 3,6 milliards de francs CFA dans la création d’unités industrielles afin de favoriser la transformation locale et la création d’emplois.
Abdoussalam K. Mouha (ONEP)
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