Journée internationale des coopératives : la Coordination des organisations féminines pour le développement du Moyen-Chari, une structure qui accompagne les femmes et les jeunes dans leur quête d’autonomie
A l’occasion de la Journée internationale des coopératives, regard sur la Coordination des organisations féminines pour le développement du Moyen-Chari, une structure qui accompagne des centaines de femmes et de jeunes dans leur quête d’autonomie.
Installée au sein des services de l’Action sociale, dans le 2eme arrondissement de la ville de Sarh, cette coordination est devenue un veritable centre d’apprentissage et d’encadrement.
Chaque jour, des femmes venues de différents horizons viennent pour acquerir des compétences dans des métiers genérateurs de revenues.
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On y retrouve des enseignantes, commerçantes, transformatrices de produits locaux, femmes au foyer, couturières, mécaniciennes, élèves et étudiantes, toutes animées par le même objectif qui est celui d’apprendre un métier et améliorer leurs conditions de vie.
Selon la coordinatrice des organisations féminines pour le développement du Moyen-Chari, Nguéndoyoum Mbaiamdé Géraldine, cette organisation est née en 2022 de la volonté des femmes de s’unir afin de prendre leur destin en main.
Elle précise que cette coordination rassemble plusieurs associations et groupements féminins de la province qui interviennent dans l’agriculture, la transformation des produits locaux, le petit commerce, l’épargne et d’autres activités économiques. ‘’L’objectif principal de notre coordination est de renforcer l’autonomie economique des femmes, de lutter contre la pauvreté, d’améliorer la securité alimentaire des familles, de promouvoir l’accès à l’éducation et à la santé, tout en défendant les droits des femmes », dit Nguyen Mbaiamdé Géraldine.
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Elle ajoute qu’elles ont réalisé plusieurs activites notamment le maraichage, la transformation du karité, du sésame, de l’arachide, du manioc, du maïs ainsi que des fruits et légumes locaux. ‘’Nous organisons également des formations en transformation des produits locaux, en artisanat, en alphabétisation, en gestion des déchets organiques et avons mis en place un systeme de microcrédits pour financer les initiatives des groupements membres. Plus de 500 femmes ont été formées en gestion financière et en techniques de transformation des produits agricoles. Grace aux tontines de projets mises en place depuis près de deux ans, plusieurs bénéficiaires ont pu lancer leurs propres activités génératrices de revenus, » confie la coordinatrice.
La structure travaillent en partenariat avec plusieurs ONG nationales et internationales ainsi qu’avec les services de l’État. Elle collabore avec d’autres coopératives de la province afin de faciliter l’achat d’intrants agricoles et la commercialisation des produits.
Malgré ces avancées, plusieurs defis restent à relever : manque de financements, insuffisance d’équipements pour la transformation des produits locaux, absence d’un local adapté. A cela s’ajoutent les difficultés d’accès aux terres cultivables.
A l’occasion de cette Journée internationale des coopératives, Nguéndoyoum Mbaiamdé Géraldine rappelle que les coopératives jouent un role essentiel dans le developpement local. Elles créent des emplois, renforcent la solidarité, stimulent l’ économie local et offrent aux femmes un espace d’expression, de formation et de responsabilité.
Elle estime que cette Journée est un moment de reconnaissance du travail accompli et de plaidoyer en faveur des coopératives. En s’adressant aux femmes et aux jeunes filles, la coordinatrice lance un message d’encouragement : « N’ayez pas peur d’entreprendre. Commencez avec les moyens dont vous disposez, restez solidaires, persévérez et formez-vous. Ensemble, nous sommes plus fortes et les coopératives sont une véritable école de vie et d’autonomie. »
Elle appelld enfin les autorités à faciliter l’accès au foncier et aux crédits pour les coopératives feminines et invite les partenaires techniques et financiers à poursuivre leur accompagnement. A la population, elle demande de privilégier les produits locaux.