Rencontre avec Aboubacary Oumarou alias Béto
Augmenter la taille de la police Diminuer la taille de la police print send to Comments
Lectures : 2019







 



Né le 3 Août 1975 à Niamey, Béto est comédien depuis dix ans au sein de la compagnie Arène théâtre. Il assure les fonctions de secrétaire général au sein de ce groupement d’intérêts économiques a but non lucratif (GIE), dirigé par Alfred Dogbé.





FOFO : Quand as-tu débuté ta carrière ?



BETO : La première pièce dans laquelle j’ai joué est ‘du gombo pour deux légumes’, c’était en 2003. Je n’avais pas l’ambition de devenir comédien, me voila aujourd’hui dedans et je m’y retrouve vraiment. Sans le théâtre quelque chose me manquerait. Grâce à Arène théâtre je suis connu à l’international.



 



FOFO : Parles-nous de ta compagnie.



BETO : En 2007 nous avons décidé de créer notre propre festival, le festival Emergences. Cette année notre compagnie a fêté son dixième anniversaire. En dix nous avons vraiment apporté notre contribution à la culture du Niger, en effet Emergences a pour créneau d’emmener le spectacle au sein des différents quartiers de Niamey car on a constaté que les centres des jeunes ne sont plus exploités.



 



FOFO : Comment évolue Emergences depuis la première édition ?



BETO : Les années précédentes, le festival durait 5 à 6 jours, mais cette année il va durer plusieurs mois car nous avons inclus d’autres activités. On a accès sur la technique car à Niamey nous avons des artistes, nous avons des compagnies, mais nous ignorons comment faire un dossier, comment trouver des partenaires, etc. C’est ce qui nous a motivé à inclure des formations dans ce festival.



Le 6 Juin 2011 nous avons entamé un stage d’administration de compagnie au Centre Culturel Franco-Nigérien pour permettre aux directeurs des compagnies et aux artistes de connaître comment monter et défendre un projet. Nous avons également  organisé un stage d’écriture dirigé par un dramaturge camerounais du 13 Mai au 25 Juin car il y’a très peu d’écrivains qui écrivent pour le théâtre.



Sept compagnies sur les dix prévus ont pris part à la formation d’administration. Concernant l’écriture, l’atelier a rassemblé des artistes de Zinder, Maradi, Tillabéry et Niamey.



 



FOFO : A ton avis, comment évolue le théâtre nigérien ?



BETO : Le théâtre Nigérien est en train de faire son chemin, il évolue bien. L’année où nous avons créé Emergences, on parlait de quantité; aujourd’hui on parle de qualité.



Arène théâtre organise aussi tous les ans un festival inter lycée. Pour ce festival nous associons 12 autres compagnies; une manière de vous prouver nos bonnes relations avec les autres compagnies. Ensemble nous allons continuer à nous battre pour le théâtre.



 



FOFO : Ton dernier mot ?



BETO : Ce que fait l’artiste n’a pas de prix, mais ça a un coût.           






lundi 25 juillet 2011








Article publié le lundi 25 juillet 2011
2019 lectures
Accès rapide
Presse nigérienne
Nos partenaires