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Wade, contrarié dans sa volonté de mourir au pouvoir

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Abdoulaye Wade cherche un moyen de se succéder à lui-même. Sans risque. Afin de mourir au pouvoir... après avoir réservé le trône pour son fils. Un rêve de chef d'Etat africain. La Constitution de son pays limitant les mandats présidentiels à deux quinquennats, en vieux briscard de la politique, le vieil homme démontre qu'il a l'esprit retors.
Manifestations à Dakar...


Pour préparer le terrain il a commencé par essayer d'amadouer la « communauté internationale », en affichant avec force son soutien (certes ancien) à Ouattara lors de la crise ivoirienne. Puis il y a quelques semaines, il s’est rendu à Benghazi, le fief des rebelles au pouvoir de Kadhafi, lâchant ce dernier sans état d'âme. On sait maintenant que cet activisme dissimulait une bouffée dictatoriale et dynastique : la réforme du code électoral qui consiste, par un tour de passe-passe, à supprimer le second tour de l’élection présidentielle, de sorte que pour se faire élire à la présidence de la République sénégalaise, il suffirait d’arriver au premier tour  de scrutin avec 25 % des voix (au lieu de 50). Comme au Gabon d'Ali Bongo. Face à une opposition morcelée, le tour serait joué d'autant que notre homme considère qu’àprès neuf ans de pouvoir il n’en est qu’à son premier mandat, celui inauguré en 2000 par sa victoire face à Abdou Diouf ne comptant pas pour lui : la limite des deux mandats présidentiels n'a été instituée, c'est vrai, qu'en 2001.


Dans son projet de réforme constitutionnelle Abdoulaye Wade propose la création d’une vice-présidence. Le futur vice-président, qui pourrait être son… propre fils Karim Wade (lequel est déjà à la tête d’un super ministère) serait élu en même temps que le président dans un " ticket présidentiel ". Machiavélique.


La police lapidée...


Hélas pour Wade, Dakar n'est pas Brazzaville et l'opposition sénégalaise est autrement plus coriace. Nul n'est tombé dans ce piège grotesque. De violents incidents ont en effet éclaté ce 23 juin à Kaolak, Zinguinchor et dans la capitale sénégalaise, aux abords de l'Assemblée entre la police et des manifestants hostiles au texte. Abdoulaye Wade a dû retirer en vitesse son projet de réforme constitutionnelle et décidé de maintenir le système électoral actuel...


Pour autant le président sénégalais a-t-il définitivement renoncé à son entourloupe ? Peu sûr, car l’homme, malgré son grand âge (85 ans aux prunes), ne semble pas être un modèle de sagesse. Au contraire.


En tout cas voilà une situation que les Congolais devraient observer avec attention. Afin que ceux-ci sachent ce qu’il faudra faire quand Sassou, pour répondre à l’insoutenable pression de la " volonté populaire " se sentira obligé, malgré lui, de modifier la Constitution, histoire de mourir au pouvoir - ou de passer le pouvoir à un membre de sa famille (JDO ou Christel). Le rêve de tout dictateur qui se respecte.


A Lire : changer de constitution pour régner plus longtemps : l'exemple africain










Article publié le vendredi 24 juin 2011
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