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La menace d’une introduction du virus Ebola aux Comores a été officiellement examinée cette semaine en Conseil des ministres. Le ministre de la Santé, Ahamadi Sidi Nahouda, a présenté une note consacrée aux risques liés à une éventuelle arrivée de cette maladie hautement mortelle sur le territoire national.
Selon le compte-rendu du Conseil, le gouvernement se dit préoccupé par l’évolution de l’épidémie dans certaines régions du continent africain et estime nécessaire de renforcer dès maintenant les dispositifs de prévention et de riposte.
Une seconde note portant sur les préparatifs à mettre en œuvre pour empêcher l’introduction du virus a également été étudiée. Les autorités ont insisté sur l’urgence d’anticiper un éventuel cas importé afin d’éviter une crise sanitaire majeure.
Cette vigilance intervient alors que plusieurs pays africains suivent avec attention l’évolution d’un foyer d’Ebola en République démocratique du Congo (RDC). En mai 2026, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a relevé son niveau d’évaluation du risque en raison de la progression de l’épidémie et de la multiplication des cas suspects. Les autorités sanitaires internationales ont également mis en garde contre les risques de propagation régionale liés aux déplacements de populations et aux échanges transfrontaliers.
Même si aucun cas d’Ebola n’a été signalé aux Comores à ce jour, la position géographique de l’archipel et l’intensité des déplacements entre les pays africains imposent une vigilance particulière.
Cette nouvelle préoccupation intervient dans un contexte où le système de santé comorien a déjà dû renforcer ses capacités face à d’autres menaces épidémiques. Depuis le début de l’année 2026, les autorités sanitaires, avec l’appui de l’OMS et de l’UNICEF, ont notamment mobilisé d’importants moyens pour lutter contre la mpox (variole du singe), à travers des formations, des campagnes de vaccination et le renforcement des capacités de diagnostic.
Le ministre de la Santé, Ahamadi Sidi Nahouda, actuellement à la tête du département de la Santé et de la Protection sociale, a ainsi placé la préparation aux urgences sanitaires parmi les priorités de son action gouvernementale.
Face à Ebola, dont le taux de mortalité peut être particulièrement élevé lors des flambées épidémiques, la stratégie des autorités repose avant tout sur la prévention : surveillance des points d’entrée du territoire, détection précoce des cas suspects, préparation des structures de santé et sensibilisation de la population.
Le gouvernement entend ainsi éviter que les Comores ne soient prises au dépourvu si le virus venait à franchir les frontières nationales.
Pour l’heure, aucune alerte n’a été déclenchée dans le pays, mais le sujet est désormais considéré comme une priorité sanitaire nationale par les autorités comoriennes.
Said Hassan Oumouri
Article publié le dimanche 21 juin 2026
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