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L’unité dans tous ses états

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Le Cameroun a célébré hier 20 mai 2026, la 54ème édition de la fête nationale de l’unité. Du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest, dans les plus grandes et les plus petites localités, des millions de Camerounais, sans distinction de chapelle religieuse ou d’obédience politique, ont bravé les intempéries pour chanter en chœur l’hymne de l’unité nationale. Hier comme aujourd’hui et sans doute mieux que demain, ils ont montré et démontré que l’unité s’exprime mieux dans la diversité qui demeure un atout, une richesse. Les années passent mais le fil conducteur reste le même, avec Paul Biya comme trait d’union depuis 1982. En 44 ans de magistrature suprême, il n’a « manqué » que deux éditions de la fête nationale, en 1984 à cause de la tentative de putsch du 6 avril de cette année-là et en 2020 en raison de la pandémie du covid.


D’une année à une autre, défilé après défilé, Paul Biya ne se défile pas : il assume ses responsabilités pour rappeler par l’exemple que « le Cameroun sera uni ou ne sera pas ».


En 2026, comme les années précédentes et peut-être mieux qu’avant, les Camerounais ont célébré, magnifié et glorifié l’unité nationale dans tous ses états. Au boulevard du 20 mai de Yaoundé, la capitale politique, comme dans les plus petites unités administratives, elle s’est exprimée à travers les tenues chatoyantes des élèves des établissements scolaires et universitaires ainsi que celle des militants des partis politiques. Elle a résonné dans les airs à travers différents carrousels et les chansons patriotiques scandées sous toutes les langues ; elle a pris la forme des mélodies populaires reprises avec brio par différentes fanfares ; elle a été inscrite sur les pancartes que brandissaient les jeunes et les moins jeunes, dans une belle symphonie inter générationnelle. Elle était dans la poussière que soulevaient avec professionnalisme les pas cadencés des éléments des forces de défense et de sécurité ; elle était dans l’insouciance et la joie juvénile des élèves du primaire, du secondaire et les étudiants du supérieur.


L’unité c’était également cette fumée que laissaient dans leur sillage les engins motorisés et les aéronefs de l’armée, signe de puissance et symbole de la capacité et de l’engagement des hommes en tenue à défendre la nation, son unité et son intégrité territoriale. L’unité c’était enfin cette prière et cette communion silencieuse des invités au boulevard du 20 mai pour conjurer et « arrêter » la pluie qui menaçait.


Elle était partout, l’unité, en ce 20 mai 2026 : sur terre, dans les airs et surtout, on l’espère, dans les cœurs. Sans états d’âmes. Sept mois après le début du nouveau mandat de Paul Biya, les Camerounais attendent de lui non seulement qu’il continue de payer de sa personne pour garantir et consolider l’unité nationale mais davantage des actes. Les réformes qu’il a annoncées et engagées doivent avoir pour toile de fond et pour cap cet objectif vital.


Au-delà de la ferveur d’un jour, les partis politiques qui ont pris part au défilé à Yaoundé comme dans d’autres localités, devraient porter et partager en permanence ce noble idéal, à commencer par le Rdpc qui, en sa qualité de parti majoritaire, a un rôle prééminent. En tout temps, en tout lieu et en toutes circonstances, le parti de Paul Biya doit montrer le bon exemple en demeurant le creuset du rassemblement, le ferment et le levain de la cohésion nationale, le moule de l’unité de tous les Camerounais. Malgré le temps qui passe, malgré les épreuves, les crises, l’unité nationale et la paix restent les pierres angulaires de la construction du Cameroun. A cet égard, l’année 2026 aura été un bon millésime.





Article publié le samedi 23 mai 2026
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