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Coronavirus : RSF appelle à la vigilance face aux fausses informations véhiculées par la Chine | RSF

Depuis le début de l’épidémie de coronavirus, qui a déjà provoqué la mort de près de 150 000 personnes et infecté plus de deux millions d’autres , le régime de Pékin est engagé dans une véritable campagne mondiale de désinformation destinée à couvrir les voix critiques qui dénoncent sa responsabilité dans la propagation du virus, du fait de sa politique de censure qui a retardé la mise en oeuvre de mesures sanitaires. Selon des officiels chinois, le coronavirus aurait ainsi été « importé à Wuhan par l’armée américaine » ou aurait « circulé en Italie avant que les médecins ne découvrent l’épidémie en Chine ». Autant d’accusations qui ne sont étayées par aucun fait.



Reporters sans frontières (RSF) appelle à la vigilance concernant les fausses informations véhiculées par le régime de Pékin, dont l’appareil de propagande internationale se renforce chaque jour un peu plus, comme le montre le rapport « Le Nouvel ordre mondial de l’information selon la Chine » publié en 2019.



« Sous prétexte de “rétablir la vérité” sur le coronavirus, Pékin distille un flot des mensonges et d’approximations visant à discréditer le travail des journalistes et à semer le doute sur la véracité des faits qu’ils rapportent, s’indigne Cédric Alviani, directeur du bureau Asie de l’Est de Reporters sans frontières (RSF). Il est vital que le public ne soit pas dupe de la propagande chinoise et privilégie les informations émanant de médias respectueux des principes journalistiques. »



Le 14 avril, l’ambassadeur de Chine en France, Lu Shaye, a ainsi été convoqué par le Quai d’Orsay après avoir diffusé sur la page internet de sa mission en France et sur le réseau social Twitter de fausses informations mettant en cause le personnel soignant et une coalition de parlementaires français. Le 13 mars, Washington avait aussi dû demander des explications après que deux haut responsables du ministère des Affaires étrangères chinois, Zhao Linjian et Hua Chunying, aient laissé entendre que le virus venait des États-Unis.



Fin mars, le réseau audiovisuel international China Global Television Network (CGTN), contrôlé par le Parti communiste chinois, avait détourné des propos tenus par le directeur d’un institut de recherche pharmacologique italien, Giuseppe Remuzzi, pour lui faire dire que l’épidémie de coronavirus avait débuté en Italie un mois avant son apparition en Chine.



Parallèlement, les ambassadeurs chinois et le média de propagande Global Times se sont lancés dans une véritable croisade contre les journalistes occidentaux qu’ils accusent de « mentir » systématiquement pour faire endosser à la Chine la responsabilité de la pandémie.



La Chine se situe parmi les derniers du Classement mondial RSF de la liberté de la presse 2019, au 177e rang sur 180.




Article publié le samedi 18 avril 2020