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Reine Alapini-Gansou : “l'écoute des autres et l'humilité ont ponctué mon parcours” - ORTB
La Béninoise Reine Alapini-Gansou, juge à la CPI, est désormais deuxième vice-présidente de l’institution depuis le 11 mars 2024. Elle va désormais œuvrer  aux côtés de de la présidente élue Tomoko Akane et du premier vice-président, le juge Rosario Aita, pour la bonne administration de la cour. Elle nous livre ses premières impressions.

“Dès les premières heures qui ont suivi la proclamation des résultats de l’élection, j’ai pris la mesure de mes nouvelles charges. Ma motivation pour ce poste de deuxième vice-présidente de la CPI vient du fait que j’avais des choses à partager avec mes collègues et l’ensemble des parties prenantes pour aider au renforcement de la Cour’’, réagit Reine Alapini-Gansou au lendemain de son élection.

Ecoute et humilité La juge béninoise siège désormais à la présidence de la CPI mais ne perd pas pour  autant ses fonctions judiciaires. Une bonne organisation lui permettra d’exercer parallèlement ses nouvelles tâches administratives. Si le Bénin est honoré aujourd’hui par cette élection, pour la sexagenaire, il a fallu tout de même beaucoup de sacrifice et d’ardeur au travail pour se hisser à ce rang.

‘’Les résultats obtenus au fil du temps me font tout oublier surtout que j’ai toujours eu le soutien de ma famille. L’écoute des autres et surtout l’humilité ont ponctué mon parcours”, nous a-t-elle confié.

Cette promotion intervient dans la première quinzaine de mars, mois dédié à la commémoration des droits de la femme. Une preuve que les lignes bougent surtout que la présidence de la cour est assurée par une autre femme. Reine Alapini-Gansou s’en réjouit mais ne perd pas de vue les progrès qu’il reste à réaliser. “Il reste encore beaucoup à faire dans le domaine des droits de la femme…. il faut donc maintenir la pression”, martèle la juriste. 

Alapini-Gansou : “Bâtir un monde plus juste” Alors qu’elle arrive au sommet de sa carrière, la toute nouvelle deuxième vice-présidente de la CPI a déjà le regard tourné vers la génération montante. Elle en fait une préoccupation quotidienne. “Mon souhait est que celle-ci puise dans ce qui a réussi aujourd’hui les forces nécessaires pour bâtir un monde plus juste”, avance Reine Alapini-Gansou.

La présidence de la CPI est l’un des quatre organes de la cour chargée de mener   des enquêtes et, le cas échéant, juger les personnes accusées des crimes les plus graves qui touchent l’ensemble de la communauté internationale : génocide, crimes de guerre, crimes contre l’humanité et crime d’agression.

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Article publié le mardi 19 mars 2024
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