24 heures après la prise d’Am-Dafock par les rebelles, la ville reste sous le contrôle des assaillants, et le bilan s’alourdi
Les rebelles contrôlant la ville de Amdafok située à environ 60 km de Birao
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Par : la rédaction de ,
Vingt-quatre heures après la prise d’Am-Dafok, la réalité offre un spectacle militaire qui s’éloigne grandement des communiqués du gouvernement et de l’État-major des armées. Les rebelles tiennent fermement la ville, tandis que la stratégie aérienne des mercenaires russes a produit des effets pour le moins inattendus.
Les forces de l’ordre et leurs alliés russes du groupe Wagner croyaient visiblement qu’un simple tour d’hélicoptère suffirait à faire tous les rebelles en un clin d’œil. Manque de chance, les frappes de l’hélicoptère ont surtout donné le top départ d’une kermesse du pillage à ciel ouvert. Pendant que les projectiles tombent, l’infrastructure de l’opérateur Orange se fait désosser : panneaux solaires et antennes s’envolent, mais pas par la voie des airs.
La logistique moderne à dos d’âne
La scène urbaine actuelle relève du génie tactique local. Ce sont des cortèges d’ânes qui assurent désormais le transport des biens pillés. Une caravane d’animaux lourdement chargés prend calmement la direction du Soudan avec les biens abandonnés par les habitants partis s’abriter vers la base de la Minusca. Les pilleurs, arrivés d’on ne sait où, nettoient chaque maison laissée vide.
Pour l’instant, le bilan actuel affiche 13 corps retrouvés, sans compter ceux qui reposent encore dans la brousse environnante.
La retraite tactique version « camping »
Malgré ce chaos, l’état-major des forces armées centrafricaines a tenté de publier un communiqué affirmant que la ville était déjà reprise par les forces gouvernementales. Un mensonge grossier qui se heurte à une vérité piquante : non seulement la ville n’est pas reprise, mais les fameux mercenaires de Wagner ont inauguré une nouvelle technique de repli.
Plusieurs d’entre eux ont été tués, et le reste des troupes russes s’est empressé de demander l’asile à la base de la Minusca. Les voilà donc installés côte à côte avec les populations locales, partageant le statut de déplacés. Une belle réussite pour les hommes de Touadéra.
Par Ibrahim Moussa
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Article publié le Wednesday, July 1, 2026