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Guinée

Les mises en garde du DPE de Forécariah : « Si un téléphone est découvert dans une salle d’examen… »

 

À l’approche des examens nationaux de la session 2026, les autorités éducatives de Forécariah multiplient les efforts pour garantir la transparence et la crédibilité des évaluations. Dans un entretien accordé à un journaliste de Guineematin.com, le directeur préfectoral de l’éducation (DPE), Friki Keïta, s’est exprimé sur plusieurs questions liées au bon déroulement des examens dans la préfecture. Il a mis en garde les fraudeurs et leurs complices, qui s’exposent à une élimination systématique.


Parmi les sujets abordés avec ce responsable éducatif, la question de l’utilisation des téléphones portables par les candidats était au cœur des préoccupations. Friki Keïta a mis l’accent sur le contrôle systématique des candidats. Selon lui, le respect strict des mesures de contrôle et de surveillance constitue un élément fondamental pour garantir des examens crédibles et transparents dans les différents centres de la préfecture.



« Si chaque acteur joue réellement sa partition, on peut dire que l’examen peut se dérouler dans les meilleures conditions. Imaginez qu’à l’entrée du centre d’examen, les fouilles soient effectuées systématiquement. Dans chaque salle, il y a 30 candidats et deux surveillants. Si, à l’entrée de la salle, les candidats sont fouillés de manière rigoureuse et que, pendant l’épreuve, les deux surveillants accomplissent correctement leur mission, sans se reposer sur le délégué de salle, les conditions de surveillance sont réunies. Ainsi, si chaque acteur accomplit correctement son travail, nous pouvons véritablement garantir le bon déroulement des examens », a-t-il déclaré.


Par ailleurs, M. Keïta est revenu sur l’utilisation éventuelle des téléphones par les candidats. « Cette année, si un téléphone est découvert dans une salle d’examen, le candidat concerné sera éliminé et les deux surveillants seront automatiquement remplacés. De même, si un surveillant est trouvé en possession d’un téléphone, qu’il s’agisse de son propre appareil ou de celui d’un candidat, il sera lui aussi immédiatement remplacé. »


En outre, pour minimiser les risques de fraude liés aux nouvelles technologies, le directeur préfectoral de l’éducation de Forécariah a évoqué la question de l’usage de l’intelligence artificielle dans les centres d’examen. « Il faut bannir l’utilisation de l’intelligence artificielle dans nos examens et dans nos centres. Aujourd’hui, si les élèves ont accès à leur téléphone, cela risque de créer une situation de deux poids, deux mesures. À terme, nous en subirons les conséquences. Les années précédentes, lorsqu’un candidat était trouvé en possession d’un téléphone dans un centre d’examen, il était possible de lui retirer l’appareil sans pour autant l’éliminer, ni sanctionner le surveillant. Cette année, nous allons être particulièrement vigilants afin qu’il n’y ait aucune faille dans l’organisation des examens », a-t-il laissé entendre.


Friki Keïta estime que l’examen n’est pas une compétition entre les DPE. C’est pourquoi il demande de promouvoir l’excellence au sein du système éducatif. « Nous devons privilégier la qualité plutôt que la quantité. L’examen n’est donc pas une compétition entre les DPE. Nous avons nos propres critères d’évaluation, qui ne se limitent pas aux seuls résultats des examens. L’examen, c’est avant, pendant et après. Il prend en compte le travail effectué sur le terrain, l’encadrement de proximité, les inspections réalisées ainsi que les manquements qui ont été corrigés. Les équipes assurent également le suivi des classes tout au long de l’année. »


Moussa Konaté pour Guineematin.com


Tél. : (+224) 621 016 809


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Article publié le Sunday, June 14, 2026