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Priorité à l'Unité Nationale : Clé du Développement pour les Nigériens : Par Isssoufou BOUBACAR KADO MAGAGI
Les nigériens se doivent de ne pas oublier que seuls les facteurs , unité nationale , la cohésion sociale nationale, permettraient au pays de retrouver le chemin du développement économique et social.


Les autorités politiques légitimes nigériennes se devraient de continuer sans relâche à consolider la cohésion sociale nationale, l'unité nationale pour permettre au pays de faire face efficacement aux nombreux grands défis qui l'assaillent. Elles se devraient de prendre leur distance de certains larbins, pyromanes, qui ne cherchent qu'à satisfaire leurs intérêts personnels sordides.


Le Niger nous a tout donné, nous n'avons pas le droit de le laisser tomber dans l'abîme.


Les intérêts supérieurs du peuple souverain du Niger doivent prévaloir plus que toutes autres considérations.


Il serait hautement souhaitable d'envisager d'organiser un forum national dépourvu de toute pollution politique en vue de trouver des solutions heureuses et définitives aux goulots d'étranglements qui entravent la bonne marche du pays.


Un forum national, vérité, justice, réconciliation nationale bien tenu permettrait au Niger de consolider son unité nationale et de procéder à la refondation de la République pour une bonne gouvernance démocratique et économique, définitive.


Au Niger, nous avons connu toutes sortes d'alliances politiques, toutes sortes de combinaisons politiques contre nature qui n'ont fait que maintenir le pays au rang de dernier dans le classement général de l'Indice du Développement Humain (IDH) des Nations Unies, malgré les richesses naturelles dont regorge le sous-sol du pays. Nous sommes tous responsables à quelques degrés près de ce qui nous arrive, nous avons tous été incapables d'anticiper les événements pour éviter au pays ce qui arrive. Faisons tous notre mea culpa, pour un nouveau départ.


Le changement anticonstitutionnel intervenu le 26 juillet 2023, a évité au pays de connaître une autre crise sociopolitique aux conséquences sociales désastreuses.


La révolution du palais est une chance pour tous ceux qui aiment ce pays de s'investir pour l'organisation d'un forum vérité, justice et réconciliation nationale pour permettre à tous les fils de ce pays de participer à une refondation de la République et de tendre vers un véritable développement économique et social dans la cohésion sociale nationale.


Impossible n'est pas nigérien, soyons vigilants, constructifs, positifs, patriotes, honnêtes, sincères, résilients, unis, solidaires, vaillants et debout.


Ces invectives contreproductives, d'une part, entre les militants PNDS/TARAYYA, les soi-disant partisans du président Issoufou Mahamadou ou ceux du président Mohamed Bazoum et d'autre part avec l'ancienne opposition politique, pour quelques intérêts sordides personnels, doivent cesser au profit de la cohésion sociale nationale.


Les autorités légitimes doivent s'investir pour parvenir à une véritable réconciliation nationale.


Un regard rétrospectif objectif de 1991 à nos jours, sur les différentes alliances politiques qui avaient géré le Niger, permettrait de constater que le pays avait été victime d'une classe politique qui n'arrivait pas à s'entendre sur le minimum pour sauvegarder les intérêts du pays.


Les alliances politiques changeaient au gré des intérêts des leaders politiques et non pour les intérêts supérieurs du peuple souverain auquel pourtant les acteurs politiques prétendaient assurer le bonheur.


Les différentes alliances politiques que le Niger avait connues n'avaient pas résisté au virus de la division. En effet, l'alliance des forces de changements démocratiques (AFC), PNDS/TARAYYA, CDS/RAHAMA, ANDP/ZAMAN LAHIYA, créée en 1993, avait éclaté suite à une mésentente sur la gestion de la direction générale des contrôles des marchés publics.


À l'occasion des élections législatives anticipées, le MNSD/NASSARA avait mis le président Mahamane Ousmane en cohabitation, Hama Amadou devint Premier ministre, chef de gouvernement. La crise sociopolitique au sommet de l’État, entre Hama Amadou et le président Mahamane Ousmane, éclata, le Colonel Ibrahim BARRE MAINASSARA prit le pouvoir.


L'alliance RDP/JAMAA et quelques partis politiques n'avaient pas non plus résisté au climat de contestations récurrentes organisées par les grands partis, MNSD/NASSARA, PNDS/TARAYYA, Zaman Lahiya et quelques petits partis politiques, avec la bénédiction de certaines puissances mondiales qui voyaient mal le général Ibrahim Barré Mainassara réussir là où leurs protégés ont échoué.


Le coup d’État s'est soldé par l'assassinat du Président Ibrahim BARRE MAINASSARA par le chef de sa grande présidentielle, Daouda Malam Wonkeye.


Daouda Malam Wonkeye, après neuf mois de gestion chaotique du pays, qui accuse neuf mois de retard de paiement des arriérés des salaires des travailleurs et des traitements des fonctionnaires, organise les élections générales, constitutionnelles démocratiques, en 1999, l'Alliance MNSD/NASSARA, CDS/RAHAMA et quelques petits partis politiques avait permis au président Mamadou TANDJA de faire deux mandats qui avaient donné des résultats éclatants, la prolongation de mandat de trois ans (le Tazartché) obtenue par référendum, avait été écourtée par un coup d’État militaire en 2010 dirigé par le commandant, Salou Djibo.


En 2011, l'Alliance, PNDS/TARAYYA, Lumana/Africa, JAMAHURIA, RDS/GASKIA, RDP/JAMAA, etc., remportait les élections, avec le président du PNDS/TARAYYA, Issoufou Mahamadou à la magistrature suprême du pays.


L'Alliance avait connu une crise avec le retrait du parti LUMANA/AFRICA, en 2013.


Le président de l'assemblée nationale, président de LUMANA/AFRICA, Hama Amadou, s'était retrouvé en prison avant de connaître un exil politique suite à une évacuation médicale.


Au deuxième et dernier mandat du président Issoufou Mahamadou, le président du MNSD/NASSARA, Seini Oumarou était haut représentant du Président de la République, l'assemblée nationale était présidée par Seini Tini, un militant du PNDS/TARAYYA.


En 2021, le président Issoufou Mahamadou a passé le témoin au président Mohamed Bazoum qui est déclaré président de la République malgré les contestations de son éligibilité par certains chefs des partis politiques qui avaient fini par le rejoindre au pouvoir.


Après deux ans de gestion du pays, suite à la crise sécuritaire, sociopolitique et économique, le général Abdourahamane Tiani prend les rênes du pouvoir le 26 juillet 2023.


Quelles perspectives pour sauver ce pays tant meurtri par une mauvaise gouvernance démocratique et économique ?


Comme nous le disons tantôt, la révolution du palais est une dernière chance offerte aux acteurs politiques, acteurs de la société civile, leaders religieux, chefs traditionnels pour sauver les meubles dans l'intérêt de tous. Un forum, vérité, réconciliation, justice, des forces vives du pays permettrait de réfléchir sérieusement en vue de trouver une solution heureuse aux goulots d’étranglements qui empêchent le développement économique et social du Niger. Ceux qui sont victimes d'injustice sociale dûment constatées par des organes compétents se devraient d'être rétablis dans leurs droits et indemnisés par l’État.


Les uns et les autres se doivent de pardonner au nom de l'intérêt général, supérieur, du pays et plus jamais ces hostilités inutiles, pour permettre au pays de retrouver son unité nationale, sa cohésion sociale nationale en vue de faire face aux grands défis qui l'assaillent de partout.


À ceux qui nous demandent de nous taire, nous répétons cette belle phrase de Martin Luther King : "Notre vie commence à s'arrêter le jour où nous gardons le silence sur les choses graves".


Nous n'avons pas le droit de baisser les bras !


Le pays a besoin de tous ses valeureux fils !


C'est le Niger qui gagne !


C'est l'AES qui gagne !


À bon entendeur salut !


Issoufou Boubacar Kado Magagi


 


Article publié le vendredi 10 mai 2024
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