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Le procès de Moscou de Ntsourou s’amuse

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 Avant la condamnation au mois d'août prochain de Marcel Ntsourou à une lourde peine de prison, une condamnation planifiée de longue date depuis le palais de la présidence de la République en collaboration avec les officines à Talangaï, on ne s’ennuie pas à la Cour criminelle, un grand bazar qui se déroule au palais de justice de Brazzaville.


Cent quatorze (114) prévenus au total parmi lesquels des soldats, des étudiants, des chauffeurs, des cuisiniers, un laveur de voitures, un vendeur de charbon, un coiffeur... : plus de 70 civils et une trentaine de militaires dont la plupart sont des sous-officiers et des soldats de troupes.


Certains d’entre eux ont été arrêtés au domicile de Marcel Ntsourou : des visiteurs de passage, des employés de maison ou d’anciens miliciens recrutés pour protéger l’officier qui « craignait pour sa sécurité ».


D’autres ont été interpellés dans le pays à cause de leurs liens supposés avec Marcel Ntsourou.


Le 2 juillet dernier a été un jour de franche rigolade dans le prétoire, ainsi que le rapporte le journal La Semaine africaine. Lisez plutôt :


« Appelé à la barre, un prévenu n’avait pas d’avocat. La cour a décidé de lui en commettre un d’office. Le prévenu a décliné l’offre. Pourquoi ? Lui a demandé le président de la cour. « Je suis les deux : avocat et goyave. Si on a besoin de mon avocat, moi-même je viens », a-t-il répondu, provoquant un grand rire dans la salle. Que peut bien signifier le terme « goyave » ? Sans doute « accusé ». Quand il était à la barre, il avait une énorme pièce d’étoffe à l’épaule. A y regarder de près, c’était une serpillère. Le président lui a demandé: « Ça c’est quoi, sur votre épaule ? ». Il a répondu: « C’est ma pochette ! ».


On voit bien le sérieux de la chose...


Ntsourou lui-même se serait prêté au jeu répondant qu’il était sans emploi à la question de savoir quelle était sa profession, avant de préciser que son domicile actuel était la maison d’arrêt de Brazzaville.


On l'aura compris : il n'y a rien à attendre de cette mascarade de procès dont le verdict est connu à l'avance.


Article publié le jeudi 17 juillet 2014
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