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Fête nationale du 1er août: L’APNE pour la restauration du traditionnel message à la Nation du PR – Matin Libre

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 : (Selon l’Alliance, le Bénin indépendant n’est pas que l’Armée)

 

Le mois d’août, principalement le 1er jour, le Bénin célèbre la fête de l’indépendance. De plus en plus, ces dernières années, les manifestations officielles se limitent au défilé militaire. Aussi, le traditionnel message du chef à la Nation n’est plus régulier. Cet état de choses ne laisse pas indifférent l’APNE que préside l’ancien ministre Rogatien Biaou. Lire la réflexion de l’Alliance à travers ce message rendu public.

Message de l’Alliance patriotique nouvel espoir (apne)au sujet de la celebration de la fete de l’independance du benin édition 2023

 

Béninoises et Béninois, 

Chers Compatriotes de l’intérieur et de la diaspora,

Chers Frères et Sœurs,

Août 2023, nous y sommes pour quelques jours encore. Il nous plait de revenir sur une date majeure de ce mois, pour nous Béninoises et Béninois. Le grand événement dudit mois, réunissant les Béninoises et les Béninois du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest en passant par le Centre, toutes les ethnies, langues et confessions religieuses confondues, est sans nul doute, la célébration de la fête de l’Indépendance du 1eraoût 1960, communément appelée Fête Nationale du Bénin.

Depuis quelques années, constatons nous, cette célébration perd un peu plus de son sens de « grand moment de communion nationale entre le Peuple et ses dirigeants ». Le défilé militaire et celui civil, se sont presque littéralement transformés en un défilé essentiellement militaire, à la gloire des hommes et femmes en uniforme. Comme si ce moment historique, la célébration de l’accession du pays à la souveraineté nationale et internationale est le fait des prouesses des seuls hommes en armes. Non, le Bénin indépendant n’est pas le fait des seules Forces Armées, qui n’existaient pas le 1er août 1960.

C’étaient des éléments des forces coloniales constituées de quelques gardes- cercles et tirailleurs sénégalais qui ont échappé au massacre de Thiaroye et les démobilisés de la guerre d’Indochine et celle d’Algérie. Les civils y ont contribué pour une large part.  Et c’est important que nous travaillons à perpétuer dans la mémoire collective, cette synergie d’action, un véritable héritage. La « Nation » ne sera une véritable citadelle imprenable qu’avec la conjugaison des efforts et l’implication réelle de toutes ses couches sociales, composantes ethniques et catégories socioprofessionnelles.

Célébrer le 1eraoût doit redevenir l’affaire de nous tous : enfants, adolescents, jeunes, femmes, hommes, personnes du troisième âge. Du moins, tous les Béninois et Béninoises sans distinction de sexe, d’âge, d’ethnie, de confessions religieuses, d’obédiences idéologiques ou philosophiques doivent se sentir, à nouveau, concernés. Cela passe forcément par le type d’organisation, mis en place. Le défilé doit cesser d’être essentiellement militaire. C’est impératif.  Nous nous souvenons tous de la ferveur suscitée par la présence des majorettes, au défilé, quelques années ou décennies en arrière.

Très récemment, le 1er Aout 2022, nous nous souvenons encore de la bonne ambiance et du grand enthousiasme suscités par la troupe de jeunes filles exécutant l’hymne nationale en langue fongbé. Nous avons cru et espérer pouvoir en avoir mieux en cette année 2023, avec l’entrée en scène d’une ou deux autres langues nationales. Nous avons eu droit à une version timorée de l’exécution faite l’année passée. Mais une fois encore, la portion congrue est revenue aux civils. Le tableau, à nos yeux était décevant. L’Armée était aux anges et toute son artillerie avec. Nous voulons ici et maintenant prieret supplier nos autorités, à divers niveaux, au premier rang, le Chef de l’Etat, à faire du 1erAoût, une fête véritablement nationale, une fête populaire, exactement comme aux premières heures des indépendances. Plus unis, plus forts, plus enthousiastes, serons-nous.

Autre geste devenu presque une banalité que nous pensons indispensable à restaurer : il s’agit du traditionnel message à la nation du Président de la République. Aussi vieille que l’indépendance du Bénin et emprunte de solennité, la pratique a fini par prendre l’allure d’une obligation envers le Peuple, pour un bilan à mi-parcours du chemin parcouru au cours de l’année. Les attentes comblées et les défis à relever. C’est au cours du fameux message à la nation que le Chef de l’Etat informe le Peuple, de ceux et celles de ses compatriotes qui ont pu, au regard d’un certain nombre de considérations, bénéficier de la grâce présidentielle.  Le moment est d’une certaine solennité et d’importance capitale pour ne pas dire fondamentale, même si ce n’est pas gravé dans une disposition de notre Constitution, que même absent du territoire national dans les années 1980, il est arrivé que le regretté Président Mathieu KEREKOU a délivré son message à la Nationdepuis l’extérieur du pays où il était en mission officielle.

Nous sommes donc fondésà demander ce qui a pu bien se passer ces dernières années, pour que le Peuple Béninois tout entier soit si soudainement privé du fameux message à la nation, sans explication,ni regret, pas même un simple communiqué. 62èmeanniversaire de l’Indépendance du Bénin en 2022, pas de traditionnel messagedu Président de la République, à la nation. Bis repetita cette année, en 2023 donc pour le 63ème anniversaire de l’Indépendance du Bénin. Et pourtant, le Chef de l’Etat était bel et bien au pays, en pleine forme, laissant éclater sa joie de voir à ses côtés, le Président nouvellement investi de la République Fédérale du Nigeria, notre grand et puissant voisin de l’Est.

Les sujets à aborder ne manquent pas, les personnes à gracier, non plus. Plus qu’un goût d’inachevé, c’était comme une insulte, un manque d’égard et de considération pour le Peuple souverain du Bénin, détenteur réel de tout pouvoir et digne de respect. L’Alliance Patriotique Nouvel Espoir voudrait compter sur nos gouvernants afin que tout ce qui a pu faire la fierté du Bénin d’hier soit sauvegardé, pérennisé, amélioré et renforcé de génération en génération. Nous ne voulons pas réinventer la houe, encore moins dormir sur nos lauriers et nos palmes.Nous espérons vivement la renaissance de la ferveur et de la liesse populaires à l’occasion de lacélébration de la Fête de l’Indépendance, édition 2024.L’espoir n’est pas perdu. Le meilleur reste à venir. L’avenir est dans nos mains.

 

Vive la restauration des valeurs démocratiques africaines !

Vive le Panafricanisme dans toutes ses dimensions !

Que Dieu et les Mânes de nos ancêtres bénissent le Bénin et l’Afrique !

Cotonou, le 25 août 2023

Rogatien BIAOU,

Président de l’Alliance Patriotique Nouvel Espoir (APNE).


Article publié le mardi 29 août 2023
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