Le dialogue politique tant attendu et pour lequel tout un chacun fourbit ses armes verra-t-il un jour le jour ? Sera-t-il enfin organisé pour qu’on puisse mettre à plat tant de problèmes auxquels on n’arrive toujours pas à trouver de solutions et qui sont pourtant loin d’être insolubles ? Sera-t-il cette panacée tant attendue, ce sésame qui ouvrira la voie à des lendemains qui chantent ? La majorité n’est pas loin de le penser, du moins dans ses déclarations officielles. Elle le répète même à l’envi, mais, entre ce qu’on dit tout haut et ce qu’on pense tout bas, il y a parfois un énorme fossé. Creusé à dessein. Sinon, comment expliquer que depuis le début du processus, elle s’entête à vouloir insérer un point sur lequel l’opposition n’acceptera jamais de transiger : celui des mandats ? Sentant le danger de voir prendre l’eau tout l’échafaudage savamment construit par le coordinateur national du dialogue avec beaucoup de patience et de modération, elle a reculé d’un pas et accepté de transiger sur l’objet de la discorde. Mais elle ne baisse pas pour autant les bras, malgré la déclaration du président de la République aux pôles de l’opposition qu’il n’est pas intéressé par un troisième mandat… mais, nuance, que chacun est libre de choisir les thèmes qui seront débattus au cours du dialogue. Comprenne qui pourra ! Espérons qu’avec le temps, on finira par saisir le fond de sa pensée. Nous avons encore trois ans. Sera-ce suffisant ? Rien n’est moins sûr.
Ahmed ould Cheikh
Article publié le Wednesday, July 1, 2026