La Commission des Affaires étrangères du Parlement suédois a rejeté une proposition de loi portée par des formations politiques proches du Polisario. L’initiative exige du gouvernement de demander à l’ONU d’élargir le mandat de la MINURSO à la surveillance des droits de humains au Sahara.
Ce rejet est aligné sur la nouvelle politique étrangère de l’exécutif de coalition de centre-droit, soutenu par deux partis d’extrême droite. Cette position «illustre clairement la priorité accordée par le gouvernement actuel au commerce et à la promotion de la démocratie dans sa politique étrangère», explique un document parlementaire consulté par Yabiladi.
Cette décision s’aligne aussi sur la nouvelle position du gouvernement suédois concernant la question du Sahara, comme exprimée officiellement le 19 janvier par la ministre des Affaires étrangères. Un mois plus tard, Maria Malmer Stenergard avait défendu cette ligne de conduite, dans une réponse à une question parlementaire.
«Grâce à la résolution adoptée par le Conseil de sécurité des Nations unies en octobre 2025 sur le Sahara occidental, nous nous trouvons dans une situation inédite, où une solution possible à ce conflit ancien et insoluble est à portée de main», avait-elle déclaré.
La ministre avait aussi affirmé qu'«à la lumière de la résolution de l'ONU, la Suède exprime donc son soutien au plan d'autonomie du Maroc comme base crédible pour les négociations entre les parties». Elle avait ajouté : «Nous avons eu des entretiens avec le Polisario et l'Algérie, au cours desquels nous avons clarifié notre position.»
Il y a une dizaine de jours, le Polisario a dépêché Amintou Haidar à Stockholm, afin de défendre ses positions. L’activiste sahraouie a notamment été reçue au Parlement suédois, ainsi qu’au ministère des Affaires étrangères. Elle avait déjà effectué une mission similaire en octobre 2015 pour le compte du Polisario, alors dirigé par Mohamed Abdelaziz.
Article publié le Wednesday, June 3, 2026