Au début de cette semaine, des hackers sont parvenus à accéder aux communications téléphoniques ainsi qu’aux échanges sur les réseaux sociaux entre Hicham Jerando et ses sources au Maroc. Les auteurs du piratage ont ensuite diffusé ces enregistrements audios sur une plateforme en ligne créée spécialement à cet effet.
Les autorités judiciaires marocaines se sont immédiatement saisies de l’affaire et ont entamé l’examen des données et des conversations divulguées.
Les premiers éléments de l’enquête, encore à ses débuts, ont révélé l’implication présumée d’un magistrat exerçant à Casablanca, identifié par les initiales O.T. Il aurait entretenu des échanges avec Hicham Jerando sur des sujets sensibles via les réseaux sociaux. Des informations qui auraient alimenté les contenus publiés par le youtubeur marocain installé au Canada.
Le magistrat a été auditionné, jeudi à Casablanca, par un juge d'instruction, afin qu’il donne sa version des faits. Vendredi, O.T a ensuite été déféré devant la Cour d’appel de Salé, qui a ordonné son placement en détention provisoire à la prison d’El Arjate, a appris Yabiladi de sources proches du dossier.
La fuite des enregistrements de Hicham Jerando pourrait faire tomber d’autres personnes qui auraient donné d’importantes informations au youtubeur.
Cette affaire intervient alors que la Cour supérieure du Québec a condamné Hicham Jerando à verser d’importantes sommes en dollars canadiens à Jamal Lahrour, substitut du procureur du roi près le tribunal correctionnel de première instance d’Aïn Sebaâ à Casablanca, ainsi qu’à Mohamed Loulidi, gouverneur de la sûreté de Tétouan.
Article publié le Saturday, May 23, 2026