Dans une déclaration rendue publique hier, l’Alliance des Démocrates du Sahel (ADS) s’insurge contre la poursuite de la dictature militaire et son corollaire de restrictions de libértés et le rétrécissement de l’espace des libertés, sans oublier les violations des droits de l’homme notamment celui de la nationalité.
Dans cette déclaration rendue publique au lendemain de la décision du Conseil national pour la Sauvegarde de la Patrie ( CNSP) du Niger de déchoir de sa nationalité la présidente de l’ADS Mme Mayra Djibrine, l’Alliance des Démocrates du Sahel relève « une application manifestement sélective de cette ordonnance, pourtant présentée comme un instrument de lutte contre le terrorisme » . L’ADS note ainsi que « Les émirs du JNIM et de l’État islamique au Sahel (EIGS) opérant sur le territoire nigérien, dont l’identité est publiquement connue, documentée par les autorités elles-mêmes et établie de longue date, n’ont jamais fait l’objet d’un décret de déchéance de nationalité, malgré les crimes qui leur sont imputés contre les populations civiles et les forces de défense et de sécurité ».
Par contre souligné l’ADS, « Ce sont, en revanche, des médecins, des journalistes, des anciens ministres et des responsables d’organisations démocratiques qui ont été retranchés de la communauté nationale ».
Selon l’ADS, « Cette asymétrie indique que la finalité réelle du dispositif n’est pas la lutte contre le terrorisme, mais la sanction de la dissidence ».
Il faut noter que l’ADS est un mouvement qui a été officialisé il y’a quelques semaines à Bruxelle en Belgique. Elle réunit des acteurs de la société civile, des acteurs politiques, et des personnalités de haut rang et des anonyme qui ont tous pour point commun, la promotion de l’Etat de droit et de la Démocratie. L’ADS se veut un complément des dynamiques internes et d’autres coalitions locales (comme celles soutenues par l’imam Mahmoud Dicko), en apportant une approche régionale et un plaidoyer international pour faire pression sur les juntes militaires pour un retour de la démocratie et la fin des répressions.
Selon son manifeste, l’ADS a pour missions et objectifs Missions et Objectifs de restaurer l’État de droit à travers le retour à l’ordre constitutionnel et l’organisation d’élections libres dans les 3 pays de l’Alliance des États du Sahel ( AES) ; de protéger les droits humains en mettant en œuvre des moyens pacifiques pour la libération des prisonniers politiques et en mettant fin aux détentions arbitraires.
L’ADS use des canaux diplomatiques et mène des actions de sensibilisation auprès des ONG, des médias et de l’Union européenne pour dénoncer la militarisation des Etats du Niger, du Mali, et du Burkina Faso.
Amadou Garé
Article publié le dimanche 14 juin 2026
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