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8 mars 2009 : Dominique Rocher

Avec l’élection de Barak Obama comme quarante-quatrième président des Etats-Unis,
l’Amérique a fait voler en éclat l’idéologie qui consiste à faire croire qu’il existe une hiérarchie entre les groupes humains et les races.
« Où allons-nous » ? demandait Martin Luther King en 1967.
Il semblerait, selon son vœu, que nous allions enfin « nous asseoir ensemble à la même table de la fraternité », une fraternité mondiale. « Condition absolue de la survie de l’humanité » et tout cela dans la non-violence. .
Car toujours selon lui, il ne faut pas détruire mais construire. Construire un monde nouveau,
« Amerique, il faut que tu naisses de nouveau » ! disait-il. C’est là la charge du nouveau président des Etats-Unis.
Que l’Amérique naisse de nouveau sur une base de justice et de tolérance pour chaque individu. Mais ce n’est pas seulement cette grande nation qui est concernée, c’est le monde entier qui doit suivre cette voie pour que chaque humain puisse vivre dans la paix et dans la dignité quelle que soit la couleur de sa peau.

Le langage universel des arts me paraît un des moyens le plus sûr de réunir les individus, quelles que soient leur condition sociale et leur culture.
Certains pensent que leur nation doit être protégée des apports extérieurs afin de conserver leurs traditions et leurs racines. Ils oublient que c’est la diversité qui les enrichit et les mélanges qui les fécondent. Les jeunes semblent l’avoir bien compris. Nombre d’entre eux se sont ralliés au hip-hop, ce mouvement culturel et artistique apparu aux Etats-Unis d’Amérique dans le secteur new-yorkais au début des années 70. Originaire des ghettos noirs, il mêle les aspects festifs et revendicatifs. Le hip-hop s’est ensuite répandu non seulement dans ce pays mais dans le monde entier.
La culture a un rôle immense à jouer, celui d’abolir les frontières entre les individus.
L’élection de Barak Obama ne concerne pas seulement les américains mais tous les habitants de la planète.
« Monde, il faut que tu naisses de nouveau » !
« Yes, we can » ! a proclamé le nouveau président des Etats-Unis.
Oui, tous ensemble, au-delà des préjugés raciaux et religieux, bâtissons ensemble un monde meilleur.
« Nous pouvons » !
C’est à chacun de nous de faire écho à sa conviction, même si la tâche est considérable.
Pour cela, prenons exemple sur le petit colibri de la légende amérindienne suivante.

Un jour, dit la légende, il y eut un immense incendie de forêt. Tous les animaux terrifiés et atterrés observaient, impuissants, le désastre. Seul le petit colibri s’active, allant chercher quelques gouttes d’eau dans son bec pour les jeter sur le feu. Au bout d’un moment, le tatou, agacé par ses agissements dérisoires, lui dit : «Colibri ! Tu n’es pas fou ? Tu crois que c’est avec ces gouttes d’eau que tu vas éteindre le feu ?» «Je le sais, répond le colibri, mais je fais
ma part».


Article publié le dimanche 3 mai 2009