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Questions orales au gouvernement avec débat : la retraite automatique suscite des tensions à l’Assemblée nationale | adiac-congo.com : toute l'actualité du Bassin du Congo
Au total dix-huit ministres, sous la conduite du chef du gouvernement, Clément Mouamba, ont été convoqués devant la représentation nationale pour justifier la gestion de leurs portefeuilles ministériels respectifs.

Pour une fois, le vice Premier ministre, chargé de la Fonction publique, de la réforme de l’Etat, du travail et de la sécurité sociale, Firmin Ayessa, a été interpellé sur la fameuse retraite automatique dont le gouvernement a annoncé avec fracas, il y a quelques années déjà, sa mise en pratique mais malheureusement peine à se concrétiser.

Les députés qui se sont exprimés sur cette question ont voulu savoir, de manière plus précise, à quel niveau l'exécutif était buté dans la mise en œuvre effective de ce projet qui met à mal des milliers de fonctionnaires de l’Etat qui ont fait valoir leurs droits à la retraite et qui, depuis des années, ne perçoivent toujours pas leur pension.

Prenant la parole lors des répliques, le chef de l’opposition congolaise, Pascal Tsaty Mabiala, qui tenait à avoir de plus amples informations à ce propos, a profité de l’occasion pour proférer des critiques acerbes au gouvernement. Selon lui, l'exécutif n’est pas à la hauteur de ses missions et simplement démissionner.

Cette sorte d’offense n’a pas plus au vice-Premier, en tant que gestionnaire du département. Firmin Ayessa est allé au-delà même du débat, fustigeant clairement les interventions du député de l’Union panafricaine pour la démocratie sociale qui, d'après lui, seraient de nature à discréditer le gouvernement, sans pour autant avancer grand-chose sur la suite du processus en cours.

Dans le lot, Jean Jacques Bouya a été aussi la cible de quelques députés. Le ministre de l’Aménagement du territoire, de l’équipement et des grands travaux répondait à la sempiternelle question des érosions à Brazzaville et Pointe-Noire qui ne cessent de détruire des quartiers entiers, causant parfois mort d’hommes.

A ce propos, le patron des Grands travaux a attribué ce désastre à l’occupation anarchique de la population des zones mises en défend et non constructives.

Pour résoudre ce phénomène, a-t-il souligné, l’Etat doit dégager de gros moyens, une équation présentement impossible au regard de la crise qui continue d’asphyxier l’économie du pays. Toutefois, a renchérie Jean Jacques Bouya, le gouvernement s’attelle à résoudre le problème.


Article publié le mercredi 3 avril 2019
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