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Algérie : RSF dénonce les conditions de détention d'Adlène Mellah | RSF
Reporters sans frontières (RSF) est extrêmement préoccupée par les conditions de détention du journaliste Adlène Mellah. Le directeur des médias en ligne Algérie Direct et Dzair Presse est en grève de la faim depuis plus de 15 jours pour protester contre l’acharnement judiciaire qu’il subit depuis plusieurs mois.
Condamné dans la soirée du 25 décembre 2018 à un an de prison ferme pour “attroupement illégal”, le directeur des médias en ligne Algérie Direct et Dzair Presse, Adlène Mellah est en grève de la faim depuis plus de 15 jours pour protester contre sa détention et l’acharnement judiciaire dont il est victime. Le 16 janvier 2019, lors d’une visite, ses avocats ont constaté la détérioration de l’état de santé du journaliste et ses conditions de détentions alarmantes. A l’isolement depuis son arrestation le 9 décembre 2018, Adlène Mellah aurait perdu près de 14kg et souffrirait du froid et de l’humidité dans sa cellule. Selon l’un de ses avocats interrogé par RSF, le directeur des médias est très affaibli psychologiquement.

“Reporters sans frontières dénonce les conditions de détention du journaliste Adlène Mellah. Les autorités seront tenues responsables si l’état de santé du journaliste venait à se dégrader davantage, déclare Souhaieb Khayati le directeur du bureau Afrique du Nord de RSF. Nous appelons à sa libération immédiate et inconditionnelle.”

L’audience en appel dans le procès pour “attroupement illégal” a été fixée pour le 23 janvier prochain. Adlène Mellah est aussi appelé à comparaître à partir du 7 février 2019 dans le cadre d’une autre affaire. Le journaliste avait été arrêté une première fois en octobre dernier et poursuivi pour «menace et chantage de divulgation d’informations attentatoires pour l’obtention de fonds», «atteinte à la vie privée» et «transmission de communications téléphoniques et de discussions privées et confidentielles» ainsi que pour «enregistrements et photos pris dans des lieux privés, gardés et mis à la portée du public sans autorisation ni consentement du concerné».

L’Algérie est située à la 136e place sur 180 au Classement mondial de la liberté de la presse 2018 de RSF.


Article publié le jeudi 17 janvier 2019
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