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Crise au Front Démocratique et Républicain : L’opposition politique plombée – Niger Inter
Une espèce de brouillard plane sur les relations entre opposants politiques nigériens. Nul ne parvient à suivre la discorde qui gangrène l’opposition politique tout entière. Des alliances se font et se défont dans le milieu comme si une main invisible veut montrer à la face du monde que les opposants politiques nigériens ne sont pas des personnalités dignes de confiance comme eux-mêmes ne se la font pas au nom de certaines inimitiés qu’ils se vouent entre eux.

Des inimitiés qu’ils se ruminent depuis de longues dates. Amadou Boubacar Cissé en sait quelque chose. Mahamane Ousmane, pareil. Nous n’avons pas besoin de revenir sur l’histoire vécue en 1995, quand le Niger connaissait son premier régime de cohabitation. Comment Mahamane Ousmane a été humilié. Comment une phrase est devenue célèbre chez nous au Niger quand Hama Amadou disait : « il faut être Mahamane Ousmane pour organiser des élections et les perdre » !

Il était vrai qu’il a perdu les élections qu’il a lui-même organisées, mais, avec le recul, l’on comprend jusqu’où il était un démocrate convaincu et jusqu’où Hama Amadou qui avait avancé ces mots n’est réellement pas un démocrate et n’en avait cure à l’époque. Et quand il s’est agit de prendre un Premier Ministre, Mahamane Ousmane avait choisi Amadou Boubacar Cissé mais celui-ci ne resta en poste que dans une très brève période parce que Hama Amadou et les militants du MNSD Nassara et alliés de ce temps ont fait des ‘’combines et des combinaisons’’ pour le faire partir du poste. Hama Amadou devenu Premier Ministre à la place de Cissé, adopta une de ces postures face à Mahamane Ousmane qui eut pour résultat un blocage institutionnel du pays qui finit par mettre le Palais Présidentiel sous les bottes des militaires. Les récentes vicissitudes politiques du pays ont conduit Hama Amadou, Mahamane Ousmane et Amadou Boubacar Cissé à se retrouver dans des alliances politiques de l’opposition. Comme les bonnes vieilles habitudes ont la vie dure, personne n’a été surpris d’apprendre qu’au siège du Moden FA Lumana Africa (formation politique de Hama Amadou), Amadou Boubacar Cissé ait été chassé alors qu’il se présentait pour inaugurer officiellement sa présidence à la tête du Front Démocratique et Républicain (FDR).

Une couleuvre difficile à avaler pour un personnage aussi imbu de lui-même. Il a vite ameuté ses militants qui se réunirent pour annoncer le retrait de son parti UDR Tabbat du FRDDR que Falké Bacharou, un proche de Mahamane Ousmane, préside. Mahamane Ousmane que voudraient les partisans de Hama Amadou à la tête du FDR étant entendu que celui-ci est un acteur clé qui permet à l’opposition politique d’avoir une assise nationale. Quoique des indiscrétions aient fait état que celui-ci ne bénéficie pas d’une entière confiance dans le milieu de l’opposition radicale. En tout état de cause, la dernière sortie de l’UDR Tabbat a parlé « des combinaisons et des combines » qui se font au sein de ladite opposition comme raison du départ du FRDDR du parti. Bien avant, l’annonce a été faite de son adhésion aux Partis Non Affiliés. Autres signes qui expliquent la grande division qui règne au sein de l’opposition politique est la présence en son sein des tous derniers partis qui ont été exclus de la mouvance au pouvoir. Le MPN Kiishin Kassa de Ibrahim Yacoubou et du Amen Amin de Omar Hamidou Tchiana.

Au sein de l’opposition, nul n’a oublié comment ces partis ont refusé de leur accorder leur soutien alors qu’ils en avaient tant besoin pendant les Elections Présidentielles de 2016. Chacun se regarde en chien de faïence au sein de cette opposition devenue hétéroclite. Dans ce cas d’espèce comment parviendra-t-elle à conquérir le pouvoir et le gérer ? Peut-être compte-t-elle sur la société civile pour le faire à sa place ? Oublie-t-elle que ses sous fifres que sont les principaux leaders de la société civile ont aussi des ambitions politiques les plus hautes en déclarant ouvertement leurs prétentions présidentielles ? Intinicar d’Akal-kassa a alerté l’opinion sur la vraie perception de l’opposition radicale de Nouhou Arzika et autres. Des vulgaires politiciens, à en croire le leader Inticar sur une télévision de la place !

Bassirou Baki Edir        


Article publié le vendredi 21 septembre 2018
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