Actualités : Centrafrique

Le ministre Hugues-Alain Tcheumeni annonce la mise en œuvre d’un plan stratégique du travail en RCA
Selon le ministre du Travail, ce plan consistera entre autres à diversifier la coopération  en vue de l’employabilité plus accrues des jeunes, d’étendre  les filets de protection  sociale au profit des couches  vulnérables, d’amorcer le processus des élections sociales  en vue de déterminer la représentativité syndicale. Aussi,  d’intensifier  les contrôles  dans les entreprises  pour lutter contre les recrutements illicites, notamment  ceux en défaveur des emplois des nationaux  et la création  des centres  de formation  professionnelle  dans  les filières  de métiers  en adéquation avec les  besoins réels  du marché du travail en Centrafrique.   Le Ministre Tcheumeni a rappelé aux acteurs du travail que la célébration de la fête de cette année intervient dans un contexte particulier caractérisé par la pandémie du COVID-19 qui constitue pour l’heure, non seulement un problème de santé publique mais aussi une menace pour la survie des économies nationales.   Dans ce sens, et en attendant la finalisation du Plan National de riposte et en complément des mesures de prévention déjà prises par le gouvernement, son département a édicté une instruction ministérielle destinée d’une part à renforcer les mesures d’hygiène, de la santé et de la sécurité des travailleurs et d’autre part à promouvoir et renforcer le dialogue social.   « C’est dans cette optique que nous avons préconisé dans le cadre du Plan National de riposte, un mécanisme de protection sociale des acteurs socio-économiques aux fins d’assurer la continuité des activités de protection et de distribution des biens et des services », a déclaré le ministre du Travail, relevant les trois axes stratégiques qui ont été identifiés, à savoir : le renforcement du dialogue social, le renforcement des filets de protection sociale et le plan de sauvegarde de l’emploi.   Dans le domaine des rapports professionnels, le membre du gouvernement a relevé que l’année 2019 a été marquée par la signature du Pacte de stabilité sociale et de relèvement économique entre le gouvernement et l’ensemble des organisations professionnelles des employeurs et des travailleurs.   Il a également cité la signature du Protocole d’accord bipartite entre le gouvernement et les organisations syndicales des travailleurs dont les principales recommandations sont déjà en cours d’exécution.   Abordant le cadre des normes du travail, le ministre Tcheumeni a signalé que son département a procédé à la révision du Code de travail dont le projet de loi a été déjà adopté par le Conseil des ministres et transmis à l’Assemblée nationale.   Il a aussi précisé quelques réformes et innovations apportées notamment en ce qui concerne : le renforcement de la protection des représentants du personnel, la prise en charge des accidents et maladies non professionnelles, l’âge d’admission à la retraite désormais porté à 62 ans pour toutes les catégories, la prise en compte d’un congé de paternité de 11 à 18 jours octroyé aux pères.   Abordant le volet de la protection sociale, le membre du gouvernement a énuméré quelques chantiers destinés à améliorer la couverture sanitaire et sociale des travailleurs qui sont entre autres la mise en place de la Caisse nationale d’assurance maladie, l’actualisation du document cadre de la politique nationale de protection sociale et le processus de ratification de la Convention n°190 de l’OIT concernant la violence et le harcèlement dans le milieu du travail.   Pour terminer, le ministre du Travail a rappelé quelques projets et programmes d’emploi des jeunes avec l’appui des partenaires techniques et financiers notamment du BIT, du PNUD et de l’AFD en ce qui concerne le projet de consolidation de la paix et de création d’emplois décents et productifs qui contribue au renforcement de capacités de plusieurs centaines de jeunes et des acteurs des PTP à l’utilisation des matériaux locaux, le programme national TREE (Training rural employment empowerment, lancé dans les villes de Yaloké et Boda et qui vise l’autonomisation des acteurs économiques ruraux et le programme d’apprentissage et de développement par alternance (PADA) qui à terme permettra de former plus de 2.000 jeunes à divers métiers de leurs choix.          

Article publié le vendredi 1 mai 2020
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