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Le trafic illicite de biens culturels Au cœur de deux réunions à l’UNESCO


Paris, 22 septembre- Le trafic illicite des biens culturels et la question de leur retour dans leurs pays d’origine feront l’objet de deux réunions au siège de l’UNESCO, organisées respectivement du 26 au 28 et du 29 au 30 septembre (Salle II).Vente en ligne de biens culturels, nouveau mécanisme international de rapatriement d’objets cérémoniels et de restes humains aux peuples autochtones, lutte contre le blanchiment d’argent : telles sont quelques-unes des problématiques qui seront abordées lors de la quatrième session du Comité subsidiaire de la Réunion des Etats parties à la Convention de 1970 concernant les mesures à prendre pour interdire et empêcher l’importation, l’exportation et le transfert de propriété illicites des biens culturels (voir programme). Un plan d’action sur le retour de biens culturels en vente illégalement sur le marché fera aussi l’objet de discussions.Neil Brodie, expert international en matière de trafic illicite des biens culturels ; John Carlson, Administrateur princial au Groupe d’action financière (GAFI) ; Andrea Carmen, Directrice exécutive du Conseil international des traités indiens ou Carlo Chiaromonte, Chef des Divisions du droit pénal et du terrorisme au Conseil de l’Europe figurent parmi les experts qui prendront part à cet événement.Cette réunion sera suivie, les 29 et 30 septembre, par la 20e session du Comité intergouvernemental pour la promotion du retour de biens culturels à leur pays d’origine ou de leur restitution en cas d’appropriation illégale. Le Comité se penchera notamment sur la question des chasseurs de trésors et de la régulation relative aux détecteurs de métaux, sur le rôle des port-francs dans le traffic illicite et présentera des exemples de bonnes pratiques en matière de restitution de biens culturels (Programme).Participeront notamment à cette réunion Marc-André Renold, Directeur du Centre universitaire du droit de l’art (CDA), Université de Genève ; Tone Hansen, Directrice du Centre d’art Heni-Onstad d’Oslo (Norvège) ou encore Michelle Medina, Administrateur technique à la Sous-Direction de la Lutte contre la fraude à l’Organisation mondiale des douanes.La lutte contre le trafic illicite de biens culturels entre dans le mandat de l’UNESCO qui a adopté en 1970 une Convention concernant les mesures à prendre pour interdire et empêcher l’importation, l’exportation et le transfert de propriétés illicites de biens culturels. On estime que le trafic illicite de biens culturels représente chaque année entre 3,4 et 6,3 milliards de dollars dans le monde (Office des Nations Unies contre la drogue et le crime). En Europe, les carabinieri italiens ont mis la main sur près de 800 000 objets culturels volés ou issus de fouilles illégales depuis 40 ans. La situation est particulièrement critique dans les pays affectés par des crises. En Iraq et en Syrie, un pillage massif des sites archéologiques et des musées est à l’œuvre.-->
Paris, 22 septembre- Le trafic illicite des biens culturels et la question de leur retour dans leurs pays d’origine feront l’objet de deux réunions au siège de l’UNESCO, organisées respectivement du 26 au 28 et du 29 au 30 septembre (Salle II).
Vente en ligne de biens culturels, nouveau mécanisme international de rapatriement d’objets cérémoniels et de restes humains aux peuples autochtones, lutte contre le blanchiment d’argent : telles sont quelques-unes des problématiques qui seront abordées lors de la quatrième session du Comité subsidiaire de la Réunion des Etats parties à la Convention de 1970 concernant les mesures à prendre pour interdire et empêcher l’importation, l’exportation et le transfert de propriété illicites des biens culturels (voir programme). Un plan d’action sur le retour de biens culturels en vente illégalement sur le marché fera aussi l’objet de discussions.
Neil Brodie, expert international en matière de trafic illicite des biens culturels ; John Carlson, Administrateur princial au Groupe d’action financière (GAFI) ; Andrea Carmen, Directrice exécutive du Conseil international des traités indiens ou Carlo Chiaromonte, Chef des Divisions du droit pénal et du terrorisme au Conseil de l’Europe figurent parmi les experts qui prendront part à cet événement.
Cette réunion sera suivie, les 29 et 30 septembre, par la 20e session du Comité intergouvernemental pour la promotion du retour de biens culturels à leur pays d’origine ou de leur restitution en cas d’appropriation illégale. Le Comité se penchera notamment sur la question des chasseurs de trésors et de la régulation relative aux détecteurs de métaux, sur le rôle des port-francs dans le traffic illicite et présentera des exemples de bonnes pratiques en matière de restitution de biens culturels (Programme).

Participeront notamment à cette réunion Marc-André Renold, Directeur du Centre universitaire du droit de l’art (CDA), Université de Genève ; Tone Hansen, Directrice du Centre d’art Heni-Onstad d’Oslo (Norvège) ou encore Michelle Medina, Administrateur technique à la Sous-Direction de la Lutte contre la fraude à l’Organisation mondiale des douanes.
La lutte contre le trafic illicite de biens culturels entre dans le mandat de l’UNESCO qui a adopté en 1970 une Convention concernant les mesures à prendre pour interdire et empêcher l’importation, l’exportation et le transfert de propriétés illicites de biens culturels.
On estime que le trafic illicite de biens culturels représente chaque année entre 3,4 et 6,3 milliards de dollars dans le monde (Office des Nations Unies contre la drogue et le crime). En Europe, les carabinieri italiens ont mis la main sur près de 800 000 objets culturels volés ou issus de fouilles illégales depuis 40 ans. La situation est particulièrement critique dans les pays affectés par des crises. En Iraq et en Syrie, un pillage massif des sites archéologiques et des musées est à l’œuvre.




Article publié le mercredi 28 septembre 2016
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