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Actualités, Infos, News – Journal INFO-MATIN Application immédiate de Article 39: que vaut la parole du président IBK ? - Actualités, Infos, News - Journal INFO-MATIN
La crise scolaire, qui a frappé de plein fouet l’enseignement fondamental et secondaire au Mali, cette année, est en train de prendre une nouvelle tournure. Après avoir soupçonné le gouvernement de tripatouiller le procès-verbal de conciliation du 17 juin dernier sur l’application de l’article 39, les syndicats d’enseignants viennent de réengager leur lutte. Depuis hier lundi, tous les cours sont suspendus.
Après plusieurs mois de grève, les syndicats d’enseignants signataires du 15 octobre 2015 et le gouvernement sont parvenus à un accord. Les deux parties ont convenu de fixer la date d’application de l’accord sur le salaire du mois d’août 2020 avec les arriérées de 2020. En cas de difficulté, souligne le procès-verbal, le payement doit intervenir sur les salaires du mois de Septembre 2020. Pour ce qui concerne les arriérées de 2019, le payement interviendra un mois après l’alignement ou au plus tard celui qui suivra ce dernier. Très vigilants, les enseignants ont découvert que les autorités étaient sur le point de tripatouiller le procès-verbal de conciliation du 17 Juin 2020. C’est ainsi que les syndicats ont décidé de l’arrêt des cours qui est entré en vigueur, depuis hier lundi 17 août 2020, sur toute l’étendue du territoire national jusqu’à l’application stricte et correcte de l’article 39 de la loi N° 2018-007 Du 16 JAN 2018. Aussi, il a été décidé de la suspension de toutes les activités pédagogiques (formation, évaluation, correction, surveillance…) et le boycott des examens. Dans la journée d’hier lundi, à Bamako et dans plusieurs villes à l’intérieur du pays, les enseignants ont procédé à la fermeture de toutes les structures de l’éducation nationale (établissements scolaires, CAP, Directions Générales, Académies). Sans violence, ils sont parvenus à sensibiliser les travailleurs des structures de l’éducation et fermer les locaux. Dans la matinée, des rassemblements importants étaient perceptibles devant les deux académies (rive droite et gauche) de Bamako. Rappelons que le procès-verbal de conciliation sur l’application de l’article 39 a été signé le 17 juin dernier entre le gouvernement et les syndicats de l’éducation signataires du 15 octobre 2016. Cet accord était censé mettre fin à la crise scolaire qui a duré pendant plusieurs mois. Malheureusement, les élèves resteront encore à la maison car le gouvernement est soupçonné de manquer à son engagement. Comme dit un adage, un homme averti en vaut deux. Le régime d’IBK n’étant pas à sa première fois de faire faux bond, les enseignants ont décidé de prendre le devant. Ils ont décelé avec amertume une tentative de tripatouillage du procès-verbal de conciliation. Ce, en dépit des instructions données par le Président de la République, Ibrahim Boubacar Keïta, pour une application immédiate, pleine et complète de l’article 39. Que vaut alors la parole du président de la République ? En tout cas, il est déplorable de constater que le chef de l’État ordonne l’application d’une décision et que des cadres se donnent le courage de faire le contraire. Déjà perturbée par des mois de grève et la suspension des cours suite à l’apparition de la pandémie du coronavirus, si ce boycott perdure il sera difficile de sauver l’année scolaire. Le président de la République est interpellé à prendre ce problème au sérieux pour faire appliquer l’article 39 et sauver l’année scolaire.
PAR MODIBO KONE
Après plusieurs mois de grève, les syndicats d’enseignants signataires du 15 octobre 2015 et le gouvernement sont parvenus à un accord. Les deux parties ont convenu de fixer la date d’application de l’accord sur le salaire du mois d’août 2020 avec les arriérées de 2020. En cas de difficulté, souligne le procès-verbal, le payement doit intervenir sur les salaires du mois de Septembre 2020. Pour ce qui concerne les arriérées de 2019, le payement interviendra un mois après l’alignement ou au plus tard celui qui suivra ce dernier. Très vigilants, les enseignants ont découvert que les autorités étaient sur le point de tripatouiller le procès-verbal de conciliation du 17 Juin 2020. C’est ainsi que les syndicats ont décidé de l’arrêt des cours qui est entré en vigueur, depuis hier lundi 17 août 2020, sur toute l’étendue du territoire national jusqu’à l’application stricte et correcte de l’article 39 de la loi N° 2018-007 Du 16 JAN 2018. Aussi, il a été décidé de la suspension de toutes les activités pédagogiques (formation, évaluation, correction, surveillance…) et le boycott des examens. Dans la journée d’hier lundi, à Bamako et dans plusieurs villes à l’intérieur du pays, les enseignants ont procédé à la fermeture de toutes les structures de l’éducation nationale (établissements scolaires, CAP, Directions Générales, Académies). Sans violence, ils sont parvenus à sensibiliser les travailleurs des structures de l’éducation et fermer les locaux. Dans la matinée, des rassemblements importants étaient perceptibles devant les deux académies (rive droite et gauche) de Bamako. Rappelons que le procès-verbal de conciliation sur l’application de l’article 39 a été signé le 17 juin dernier entre le gouvernement et les syndicats de l’éducation signataires du 15 octobre 2016. Cet accord était censé mettre fin à la crise scolaire qui a duré pendant plusieurs mois. Malheureusement, les élèves resteront encore à la maison car le gouvernement est soupçonné de manquer à son engagement. Comme dit un adage, un homme averti en vaut deux. Le régime d’IBK n’étant pas à sa première fois de faire faux bond, les enseignants ont décidé de prendre le devant. Ils ont décelé avec amertume une tentative de tripatouillage du procès-verbal de conciliation. Ce, en dépit des instructions données par le Président de la République, Ibrahim Boubacar Keïta, pour une application immédiate, pleine et complète de l’article 39. Que vaut alors la parole du président de la République ? En tout cas, il est déplorable de constater que le chef de l’État ordonne l’application d’une décision et que des cadres se donnent le courage de faire le contraire. Déjà perturbée par des mois de grève et la suspension des cours suite à l’apparition de la pandémie du coronavirus, si ce boycott perdure il sera difficile de sauver l’année scolaire. Le président de la République est interpellé à prendre ce problème au sérieux pour faire appliquer l’article 39 et sauver l’année scolaire.
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