Luttons pour la Démocratie, la justice et le respect des droits de l'homme dans notre pays.
Dans ce cadre, l'ECRG en Allemagne, se donne comme objectif principal, vous donnez des informations sur la vie Politique, Economie et Sociale de notre Pays.
Guinée : Les avocats de Sidikiba portent plainte !
« Le premier pas essentiel sur la route qui mène à la domination totale, consiste à tuer dans l’homme la personne juridique » ainsi écrivait Hannah Arendt dans son « Le Totalitarisme »
Dès décembre 1957, Sékou Touré traça cette route en Guinée, en supprimant les tribunaux coutumiers qui structuraient nos sociétés lesquels offraient à chacune des populations la sécurité et la justice sociale.
La déstructuration, qui en découla, permit au PDG de confondre tous les Guinéens dans la confusion d’une idéologie apocalyptique présentée comme libératrice. Et pour cela, son régime s’appuyait sur une police secrète super efficace et super compétente dans l’élaboration du crime. Pendant 26 ans, elle cultiva la restriction des libertés collectives et individuelles. Elle fit main basse sur l’information, pervertit la justice et ouvrit des camps de mort qui prirent l’appellation d’administration pénitentiaire. Cela fonctionna tristement à merveilles.
En 1984, nous avons cru enterrer à cet Etat criminel avec la disparition du PDG. Peu de temps, juste celui qu’il fallait pour occuper le fauteuil laissé vide, l’hydre monstrueuse endormie en Lansana Conté se réveilla. Malheureusement, les Guinéens ne furent pas vigilants.
Aujourd’hui, malgré une Loi fondamentale couverte des oripeaux du respect des droits humains, des petits barbares continuent de pratiquer des ignobles et criminels enlèvements. Depuis le 11 juillet 2007, ils ont kidnappé Sidikiba Keita. Maintenant, l’heure de situer les responsabilités a sonné. Elle permettra de démasquer ces apprentis sorciers de la délinquance policière en Guinée, et peut-être, de les punir.
Si nous parlons de cette éventualité, c’est parce que nous avons été nombreux à condamner ce crime préparé et programmé, sûrement, depuis de longue date. Maintenant, les avocats de notre frère et compatriote, Sidikiba Keita ont remonté les aiguilles du réveil.
Demeurons plus que jamais vigilants. Grâce à notre mobilisation, il est ramené à la sûreté nationale. Si le programme annoncé a été respecté, il a été présenté, hier, au parquet. De là, il devrait être transféré à la prison civile de Coronthie. C’est hier, que le citoyen Sidikiba a reçu la visite de ses avocats et a pu manger un repas digne depuis sa séquestration. Même s’il est fatigué par les très longues et insoutenables nuits d’insomnie d’interrogatoire sur fond d’alimentation carencée, il est bien portant et garde le moral haut.
Parce que nous le soutenons, nous devons être au même niveau d’information pour que le combat unitaire gagne en énergie et en combativité. Voici la plainte du collectif des avocats de notre frère. Pensons déjà à leurs honoraires. D’avance merci à tous et toutes.
Jacques Kourouma, France Contact : jacques.kourouma@orange.fr Tel : 00336 66 62 51 04 Paris, le 25 juillet 2007 Pour www.nlsguinee.com
Guinée: Les circonstances de l'arrestation de Sidikiba Keita.
19 Juillet 2007
BAH MAMADOU ALIOU
Il aurait été filé par les services de renseignement. Sidikiba a quitté Paris pour Bamako, via Maroc. Comme Bamako est à 90 kilomètre de Siguiri par la frontière.
Il se serait embarqué dans un taxi à la gare de Kouremale.Sidikiba est monté au bord du taxi après tous les passagers. Selon les services de sécurité, pour empêcher d'être repéré par les agents de la gendarmerie qui sont massés au long de la frontière entre les deux pays. Il semblerait qu'on l'attendait de pieds fermes. Selon une affirmation de l'enquête,<<une clé USB qui contiendrait des communiqués d'incitation à la révolte populaire d'un pseudo Conseil d'Union Nationale(CUN), aurait été saisie sur lui>>. D'après la même source de l'enquête, <<Sidikiba détiendrait au moment de son arrestation, un appareil téléphonique, qui aurait été aussi saisi>>.
Les agents chargés de l'enquête qui ont affirmé que<<son téléphone portable aurait reçu deux appels: L'un en provenance du Burkina et l'autre en provenance de la Guinée. Nous cherchons à identifier les autres de ces appels pour mieux corroborer nos informations>>. La même source d'enquête affirme que <<Sidikiba aurait été l'un des acteurs les plus foudroyants des récents évènements survenus à partir de Paris en complicité avec l'un de ses amis qui serait dans le collimateur des services de sécurité>>. Sidikiba aurait déclaré lors son interrogatoire:<<je persiste et signe que je milite pour le départ de X au pouvoir>>. Selon l'un des enquêteurs:<<tout ce que je peux vous dire, Mr Keita fait partie de la dix neuvième promotion de l'Université de Conakry. Après ses études, il avait été enroulé dans le corps de la gendarmerie , comme la plupart de ses camarades de promotion. Parmi eux, trente personnes y compris lui avaient été intégrés à la gendarmerie nationale après leur formation.
Les trente personnes en question avaient même bénéficié d'une bourse de formation militaire en Algérie. Mais, au cours de cette formation, Sidikiba avait été renvoyé pour mauvaise conduite>>. Pour le moment, l'appel est lancé pour un soutien massif et à la communauté internationale d'exercer pression sur le régime de Conakry afin de libérer sans conditions Sidikiba Keita.
Guinée: Arrestation arbitraire du fils de feu Fodéba Kéita, Mr. Sidikiba
15 Juillet 2007
Mohamed "Joe" Sidibé
Quand le peuple guinéen a douloureusement demandé le changement, c'était dans l'espoir d'éponger les blessures d'un passé récent et meurtrier en ouvrant une nouvelle page de liberté, de justice et de paix.
De sources très sûres Mr. Sidikiba Kéita fils de feu. Fodéba Keita a été arrêté et aperçu dans les geôles de la capitale Conakry par des personnes qui le connaissent et par la suite ont alerté sa famille qui ignorait tout de cette arrestation le samedi 14 juillet 2007.
Surprise et étonnée, Mme Kéita née Assetou Kaba inconsolable et craignant pour la vie de son mari entama aussitôt les démarches nécessaires pour sa libération.
Par la grâce de Dieu, Mr Keita a été aperçu par des agents qui le connaissaient sinon la suite on la connait... dans un pays comme la Guinée qui malgré le "soi-disant changement" continue de bafouer les règles fondamentales de la liberté humaine et des droits de l'homme
Cette arrestation de Mr. Keita est un de trop et le gouvernement du PM Kouyaté serait tenu directement responsable s'il lui arrive quoi que ce soit lance un diplomate étranger accrédité à Conakry contacté par la famille.
Ce gouvernement qui clame haut et fort son respect scrupuleux pour des droits de l'homme en est-il à son premier teste? Tout, laisse à croire.
Aujourd'hui nous condamnons avec la dernière énergie et alertons l'opinion nationale et internationale sur cette arrestation qui ne fait qu'empirer une situation déjà trop tendue.
Cette arrestation sans cause apparente est un déshonneur pour le gouvernement du PM. Kouyaté et ce diplomate d'ajouter " nous demandons que Mr. Sidikiba Kéita soit mis en liberté et que de telles pratiques prennent fin".
A l'annonce de l'arrestation clandestine ou kidnapping de Mr. Kéita, beaucoup de voix se sont levées pour condamner cet acte et certaines attendent de voir l'attitude que prendra le gouvernement du PM. Kouyaté dans cette affaire.
Aux dernières nouvelles les autorités guinéennes contactées par les proches de Mr. kéita, disent ne pas être informées de cette arrestation.
Qui aurait donc ordonné de l'arrestation ou le kidnapping de Mr. Kéita et pourquoi?
Affaire à suivre.
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« Chaque génération doit, dans une relative opacité, choisir sa mission; la remplir ou la trahir » Frantz Fanon.
Sous le régime de Lansana Kouyaté qui avait promis du lait et du miel aux Guinéens, et d’essuyer les larmes de ses compatriotes a travers l’éradication de l’impunité, on assiste plutôt à la négation de l’État de droit, renforçant la notion qu’en Guinée, le mot « justice » n'existe plus.
Malgré la folie des inconditionnels et paranoïdes de Lansana Kouyaté, les « Kouyaté-maniaques » ou « Kouyaté-philes », il est évident aujourd’hui qu’il est devenu impossible de tenter de faire passer le loup (Lansana Kouyaté) pour un agneau. Il ne fait que fuir à ses promesses et droguer le peuple de fausses promesses. Lansana Kouyaté n’est qu’un « chien d’attaque », « pit-bull » pour Lansana Conte. Il ne fait que superviser les enlèvements, les tortures, les arrestations arbitraires des opposants et autres, les attaques et les intimidations contre les leaders syndicaux, la corruption et l’insécurité généralisées, les détournements, les pillages des ressources du pays.
Sous Lansana Kouyaté, la Guinée continue à être un pays, où les crimes les plus ignobles et les plus horribles se commettent chaque jour, sans que personne au sommet de l’État ne s’en émeuve. Qu’importe si le pays prend feu de partout. On veut voir ce qui va se passer. La tendance générale est à l’attentisme jusqu'à ce que la maison prenne feu.
Lansana Kouyaté possède à son actif une liste devenue trop nauséabonde même pour ses fanatiques, supporteurs obsédés : même en se bouchant le nez ça ne passe plus même pour les « Kouyaté-philes » qui sont restés hébétés !
La situation en Guinée est devenue inacceptable et Lansana Kouyaté est devenu aux yeux des Guinéens un « symbole de désespoir » et un gage de déstabilisation pour le pays et la sous région.
Sous le régime de Lansana Kouyaté, la situation sécuritaire, sociale et économique de la Guinée a tourné au désastre avec le retour des magasins « PDGiste », les magasins de ravitaillement et bientôt on verra la « police Économique ».
Pourquoi ce retour aux vielles méthodes qui ont pendant un quart de siècle maintenu les Guinéens dans cette dépendance et les a transformé en « militants de ventre » ?
Aujourd'hui, une chose est certaine et incontournable, la Guinée et les Guinéens sont face à eux-mêmes et à leurs responsabilités. Si les autorités politiques continuent dans leur logique de pyromanes, sans foi ni loi, toujours en quête de la satisfaction des intérêts personnels, alors la « l’Ivoirisation », la « Rwandisation » ou au pire la « Somalisation » du pays est inévitable car aucun citoyen patriote et digne ne pourra accepter à jamais d’être un dépotoir éternel d’humiliations ou être un citoyen de second rang dans son propre pays.
Pourquoi les Guinéens si précocement ont choisi de se résigner et d’applaudir des mains et des pieds un pouvoir qu’ils savent d’essence ne pourra rien autre que devenir le « chien d'attaque » d'un dictateur sanguinaire, le Général Lansana Conte.
En quarante-neuf ans, la Guinée, en regard de n’importe quel domaine, a reculé de plus cinquante ans par rapport à la date du 2 octobre 1958, si l’on considère cette date comme repère chronologique. Les maladies, qui faisaient rage pendant cette période et qui devraient être éradiquées ou sévèrement tenues sous contrôle, tuent toujours avec virulence et déciment la population par dizaines de milliers. Parmi ces maladies, on peut citer comme exemple, la trypanosomiase ou maladie du sommeil, la tuberculose, le paludisme ou malaria, la fièvre jaune, le choléra, la lèpre, l’onchocercose, la bilharziose, la filariose lymphatique, ou éléphantiasis, la rougeole, et la liste continue, en y ajoutant le Sida, etc.…
Parallèlement au retour et au redéploiement de ces maladies, aucune infrastructure hospitalière digne de nom n’a été construite depuis la fin du plan triennal en près d’un demi siècle pour accompagner définitivement l’élimination ou la réduction de l’incidence et la prévalence de ces maladies. Aucune politique sanitaire efficace n’a été instaurée, les membres de l’élite politique, administrative et militaire, préférant aller en dehors du pays pour se faire soigner et cela même pour les soins les plus élémentaires (extraction dentaire, soins de santé maternelle prénatale).
On laisse la population mourir à petit feu sous l’effet de la malnutrition, le manque d’hygiène, l’absence d’eau potable dans un pays qui compte plus de 1200 rivières et fleuves, l’absence de soins de prévention et de vaccination, l’absence d’infrastructure adéquate pour délivrer des soins modernes. La Guinée détient le palme d’or de pays Africains au sud du Sahara avec le taux de mortalité néonatale, infantile et maternelle le plus élevé. C’est une honte nationale que l’on évacue des Guinéens malades au Maroc, au Sénégal ou ailleurs pour des soins médicaux d’urgence. La Guinée a acquis son indépendance deux années avant le Sénégal.
En revanche, ce qui est malheureux, humiliant, triste et déshonorant pour ce pays qui à l’aube de l’indépendance avait tant de promesses, en quarante-neuf ans, il y a eu plus de sites de cimetières créés, remplis, sur-remplis, et refermés, sur l’ensemble du pays qu’il n’y a eu de centres hospitaliers érigés pour ralentir ou même éradiquer l’hécatombe et la marche collectives d’une nation vers la mort.
Aucune statistique ne peut véritablement rendre du nombre exact de Guinéens qui sont morts inutilement à cause de l’amateurisme politique, l’incompétence, la corruption, les détournements aux sommets de l’État, durant ces quarante-neuf ans. Ce constat de décadence de la qualité de la vie qui est vrai dans tout le pays, l’est également de l’agriculture, des infrastructures routières, des écoles, de l’exploitation minière, de l’énergie électrique, de l’urbanisme, de l’industrie de la pêche, de la voirie urbaine, de la salubrité publique.
Les Guinéens se doivent de se débarrasser de ses prédateurs et dirigeants incompétents que dirige Lansana Kouyaté. Quarante-neuf ans c’est un âge adulte, une étape au delà de la maturité où un pays peut, de façon responsable et digne, regarder derrière et faire le bilan du chemin parcouru. Il est honteux et humiliant de voir le chemin parcouru par la Guinée depuis son indépendance. Il est loin d’être brillant. C’est un désastre, c’est une tragédie.
En un demi siècle, la Guinée montre une image des plus médiocres, une physionomie que ne lui avaient certes pas imaginé ceux qui avaient applaudi lors du discours de la proclamation de l’indépendance en 1958. Regrettablement, le bilan de la Guinée à l’approche du 50eme anniversaire de son indépendance, n’est à aucun égard, réjouissant : c’est un bilan d’échec, d’incompétence, d’incurie, de gabegie financière et d’aventurisme politiques à la tête de l’État. Cela contraste étonnamment avec les potentialités économiques héritées de la colonisation et les attentes qu’étaient celles des Guinéens lorsqu’ils dansaient et se réjouissaient aux pas et mélodies de l’indépendance : « Nous préférons la liberté dans la pauvreté à l’opulence dans l’esclavage ».
Aujourd’hui, la réalité est triste et alarmante. La Guinée est une nation saccagée, détruite, écrémée, vidée de son sang, de sa jeunesse, de ses minerais, de ses richesses, de ses énergies, de ses cerveaux, de ses meilleurs talents et de ses meilleurs fils (filles) soit tués, soit exilés.
Quel que soit le terme envisagé, les perspectives pour la Guinée ne seront prometteuses que lorsque le peuple de Guinée prendra son destin en main » pour dire que : « Trop c’est trop ».
Warren BUFFET (un milliardaire Américain) disait : « La première chose à faire quand vous êtes au fond du trou est d’arrêter de creuser ». Les Guinéens réalisent-ils qu’ils sont au fond du trou ?
Les Guinéens se doivent arrêter de se « tirer des balles dans le pieds » et ne pas confondre ou assimiler les positions politiques et administratives à des autoroutes pour l’enrichissement illicite et illégal sur le dos, les larmes et le sang du peuple de Guinée.
Un dicton du folklore dit : « quand la fête est passée, on a des dettes et…du linge sale. »
Ce dicton illustre très bien la situation actuelle de Lansana Kouyaté en Guinée après sa nomination à la Primature. Pour ce qui concerne les dettes, Lansana Kouyaté et son équipe fondée sur des « béquilles ethniques déséquilibrées », les occultent et exposent maladroitement les linges sales en accusant son Cousin Ministre de l’Intérieur (Boh Keita) comme étant le seul responsable de cette ségrégation ethnique la plus marquée, la plus insolente, la plus controversée, la plus « antagonisante » et la plus « divisionniste » de l’histoire de l’après indépendance du pays.
La Guinée est au bord de l’abîme. La Guinée est une nation qui nécessite d’être soumise à une thérapie radicale et collective pour redonner la vie et l’espoir à tout son peuple ébranlé, délabré et démobilisé totalement par un environnement politique hostile, malsain et qui lui a fait perdre confiance.
Lansana Kouyaté n’est que la prolongation du régime de Lansana Conte qui en 23 ans a mis le pays complètement à plat ventre. Sous Lansana Conte, le pays n’a connus que la tyrannie, l’esclavagisme, les horreurs, les atrocités, les arrestations arbitraires, les détentions illégales, les massacres gratuites des civils, les assassinats politiques, les tortures, les expropriations extrajudiciaires, le terrorisme d’État, l’insécurité généralisée, la répression politique, les traitements cruels, inhumains et dégradants, les graves violations des libertés et des droits fondamentaux de l’homme, la famine, la misère, le deuil perpétuel, les maladies épidémiques et endémiques, la catastrophe humanitaire, sanitaire, écologique, intellectuelle, économique et sociale.
Si certains « Kouyaté–maniaques » jugent que cent (100) jours sont insuffisants pour le gouvernement Kouyaté de donner des résultats, au regard du désastre trouvé sur les lieux, les vrais patriotes avouent que la hauteur des attentes était tellement grande que chaque jour qui passe paraît une éternité aux yeux des Guinéens qui souffrent.
Ne dit-on pas que la sauce qui est délicieuse commence à sentir au début sa cuisine !
Le rôle de l’État ne consiste nullement à susciter des conflits susceptibles d’accentuer la fragilisation de la paix sociale dans un pays où il existe déjà une grande suspicion et une grande méfiance entre les citoyens.
Au lieu de s’attaquer aux problèmes réels du pays, le gouvernement Kouyaté opte pour la « Diversion » et la recherche de « bouc émissaire » pour détourner l’attention des citoyens de vrais problèmes et des vrais maux dont souffre l’État Guinéen.
Les dirigeants Guinéens, tant au niveau local que national, héréditairement possède cette mauvaise habitude de traiter leurs concitoyens avec irrespect, insolence et dédain. Ces dirigeants apatrides, inconscients et inconséquents prennent des décisions dans les salons climatisés et lambrissés du pouvoir. Un point. Un trait. On les applique. Tant pis pour les autres Guinéens qui doivent en subir les conséquences. Sous d’autres cieux, la prise d’une décision ayant des implications humaines nationales, est précédée non seulement de consultation du peuple mais aussi par un dialogue avec les principaux intéressés. Un travail d’explication voire de justification devrait être fait : mais pas en Guinée. C’est au peuple de Guinée de sauver son pays quelque soit le prix à payer.
Guinéens et Guinéennes, enfants de Dieu, ne vous y trompez pas et ne soyez pas ignorants. Vous avez pendant quarante neuf ans, vécu dans l'université des souffrances, faculté des mensonges et des anti-valeurs, les dirigeants politiques sont devenus des licenciés en déception et en menterie.
Guinéens et Guinéennes, patriotes dignes, levez vous dans l’unité pour sortir votre beau pays, la Guinée jadis qualifiée de scandale géologique, de ce coma politique, économique, socio-culturel et religieux. C'est le moment opportun de demander à tous les vrais patriotes soucieux de l’avenir du pays, d’agir maintenant, de cesser d’être des spectateurs ou des joueurs sur le banc de touche pour être des acteurs actifs afin de construire ce beau pays, la Guinée.
Guinéens et Guinéennes, patriotes, levez-vous car cette situation suicidaire du gouvernement Kouyaté vous concerne tous. Quand la balle s’échappe du bout du canon, elle ne distingue pas les ethnies, les pauvres des riches, les enfants des vieillards, les filles des femmes, les villas des taudis: c'est maintenant ou jamais.
La Guinée est l’héritage commun des Guinéens et Guinéennes qu’ensemble ils devront léguer aux générations futures.
La Guinée, c'est la richesse commune de tous les citoyens. Elle n'est pas un gâteau à partager, ni une prostituée.
Que Dieu bénisse le peuple de Guinée et le protège contre les intentions suicidaires du gouvernement Lansana Kouyaté. Amen !
Mamadou Diallo, MD Membre Fondateur de l’ANDD et Guinea-Forum Contact E-Mail : webmaster@guinea-forum.org (ou) nampougou@yahoo.com Partenaire de www.nlsguinee.com
Dimanche, le 22 juillet 2007
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Mr Mamadou Bobo Barry Chef de la rédaction ECRG en Allemagne Espoir pour le Changement en République de Guinée.
Lettre au Premier Ministre, Monsieur Lansana Kouyaté, S/c L'Ambassade de Guinée en Allemagne.
Monsieur le Premier Ministre, je viens par la présente lettre dans laquelle, je vous prie d'ordonner la libération de notre frère Mr Sidikiba Keita qui est arrêté sans savoir le pourquoi.
Monsieur le Premier Ministre, le peuple de Guinée est victime depuis son indépendance d'une injustice, les arrestations et de détention sans motif; avec vous, nous voulons oublier ce comportement d'injustice en Guinée.
Monsieur le Premier Ministre, le lendemain de votre nomination à la tête du gouvernement Guinéen c'était pour des millions guinéens plus que le 2 octobre 1958, car ils pensaient être libérés de la dictature, des arrestations arbitraires du régime dont vous êtes le n° 2 et voyaient avec vous une Guinée digne de son nom, une Guinée qui doit finir avec l'injustice et les arrestations avec détention sans motif.
Le retour de l'injustice avec l'arrestation de Mr. Keita est une très grande déception du peuple qui pense aujourd'hui que dans le cadre de la sécurité des guinéens, rien ne va changer avec vous, car depuis votre nomination les choses deviennent de plus en plus graves. Si les guinéens ont fêté votre nomination, c'est parce qu'ils veulent que les vieilles mentalités, les vieux comportements au niveau de la justice doivent changer dans notre pays et que le droit de l'homme soit respecté.
Alors, évitez que l'arrestation de Monsieur Kéita ne confirme le manque de volonté ou d'incapacité de votre gouvernement de faire face aux problèmes de sécurité des guinéens.
Alors, monsieur le ministre, je souhaite vu votre capacité de diriger, que vous condamniez ces genres d'arrestations dans notre pays ; et demander immédiatement la libération de Mr Keita.
Dortmund le 20 Juillet 2007
Mr Mamadou Bobo Barry Depuis l'Allemagne
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Le 16 juillet, M.Ben Sékou Sylla, président du Conseil National des Organisations de la Société Civile Guinéenne (CNOSG) a remis à Me Boubacar Sow, le bâtonnier de l'Ordre National des Avocats de Guinée, un rapport portant sur les résultats des enquêtes sur les tueries durant les évènements de janvier/ février 2007. Au total, la société civile qui a répertorié 183 cas de décès a décidé de se porter partie civile et demander à l'ordre de avocats de faire suivre le dossier.
Le rapport que Ben Sékou Sylla a a soumis à Me Boubacar Sow porte sur toutes les exactions, viols, atteintes aux droits de l'homme commis durant les évènements de janvier et février 2007, suite à la grève déclenchée par l'inter centrale CNTG-USTG élargie à l'ONSLG et à l'UDTG. Au total, 183 cas de décès y sont matérialisés par des certificats.
Le document comporte également un exposé narratif des enquêtes, des copies des certificats de décès, certificats médicaux de blessés par balles, plaintes formulées par les parents des victimes, constats judiciaires d'hospitalisation, P.V de l'état des lieux, des pièces d'identité des morts, blessés et violé et des déclarations de pertes de biens privés. A tout cela s'ajoutent des photos horribles des victimes et des images des dégâts matériels. M. Ben Sékou Sylla a demandé au barreau de Guinée d'aider à la manifestation de la vérité.
Pour lier l'acte à la parole, il a remis un chèque de 5 millions de francs guinéens au Bâtonnier comme frais à payer pour photocopier le volumineux document. Prenant la parole, Me Boubacar Sow a souligné que le barreau de Guinée, qui avait promis de défendre les victimes, ne faillira pas à la parole donnée. « Nous ferons en sorte que les responsables et les coupables rendent compte. Nous ferons également en sorte que les personnes interpellées jouissent de leur droit à la défense. Le moment venu, le dossier sera soumis à la commission nationale indépendante d'enquête », a noté Me Sow. Celui-ci a plaidé pour la mise en place immédiate de la commission nationale d'enquête indépendante.
Bah Boubek Correspondant Kabanews Conakry
le 16/07/2007
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De l’aube de notre indépendance à la mise sous la serre de la criminalité d’Etat des Guinéens par les deux régimes sanguinaires (du PDG et du système Conté), le vaste champ de meurtres par pendaison, assassinat et autres liquidations cruelles et ignobles s’est étendu au pays parce que le silence a toujours prévalu chez le Guinéen devant la tragédie. Ce faisant, nous avons été des complices non déclarés des tueries dont les auteurs n’ont jamais été inquiétés. Allons-nous continuellement concéder le temps et l’espace aux meurtriers de nos compatriotes ?
Depuis le jeudi 12 juillet 2007, Sidikiba Keita est entre les mains sanguinolentes du système Conté. Il a été transféré de la Sûreté Nationale à Koundara, ce sinistre camp de torture mis en place au lendemain des événements des 2 et 3 février. Depuis, il a remplacé le camp Boiro en Guinée sous Lansana Conté. Ici, le système barbare de Conté détruit la vie humaine. Ne laissons Sidikiba Keita dans les mains de ces tueurs.
Agissons et réagissons. Que chaque Guinéen prenne sa plume, son téléphone et appelle un membre du gouvernement Kouyaté, qu’il en parle autour de lui, informe les organisations de droits de l’Homme, les associations de défense des droits humains. Le faire ; c’est sauver un compatriote à la place duquel ça pourrait être n’importe lequel d’entre nous. Alors évitons la répétition de l’histoire, la triste et lugubre histoire que connaît notre patrie. Agir ainsi maintenant ; c’est mettre fin aux divers meurtres qui endeuillent la famille guinéenne depuis le PDG et qui se prolonge avec Lansana Conté.
Pour ceux qui ne le connaissent pas, notre concitoyen est le fils de feu Fodéba Keita. Cet artiste avant la lettre, avait cru au premier régime et lui avait tout donné.
Comme beaucoup de patriotes de leur génération, il fut broyé par la machine de mort du PDG.
Comme les orphelins précoces devenus après ces assassinats, Sidikiba Keita connut l’exil forcé. Il s’y est fait sans perdre un millimètre de son patriotisme. Il l’a souvent exprimé, sans haine, au cours des rencontres organisées par la communauté guinéenne de France.
Ce sont ses prises de position qui seraient-elles à l’origine de son enlèvement actuel ?
Avant de s’interroger continuellement, nous devons exiger du pouvoir Conté et du gouvernement Kouyaté la libération inconditionnelle et sans délai de Sidikiba Keita.
Guinéens, chers compatriotes,
Lorsqu’un être humain tombe entre les mains tueuses du système Lansana, il en sort complètement détruit. Alors sauvons Sidikiba Keita, ce jeune père de famille dont le tort est d'avoir critiqué parfois le système Conté. Si nous nous taisons, les activateurs de la machine risquent de l’arracher à la vie. Voilà pourquoi nous devons réclamer que Kouyaté intervienne le plus rapidement en faveur de sa libération totale.
J’insiste !
En âme et conscience, j’invite chaque Guinéen à interpeller le gouvernement Kouyaté pour désactiver la machine de mort mise en route contre notre frère, compatriote et ami, Sidikiba
Agissons maintenant avant qu’il ne soit trop tard.
Exigeons la libération de Sidikiba
Parlons de sa séquestration autour de nous, auprès des organismes des Droits de l’Homme.
Faisons pression sur les zélés servants du système conté,
Aujourd’hui, c’est Sidikiba Keita, demain ce pourrait être l’un d’entre nous. Voilà pourquoi, nous devons agir, ici et maintenant.
Monsieur le Premier Ministre, Depuis quelques semaines, beaucoup de guinéens, tant de l’intérieur que de l’extérieur, se posent de questions sur votre action gouvernementale et vos ambitions pour la Guinée, notre patrie commune.
En tant que guinéen, j’ai salué, comme bon nombre d’autres, la nomination d’un Premier Ministre de Consensus et Chef de Gouvernement. Le choix porté en vous n’a rien de particulier. La nomination d’un autre compatriote, parmi les « trois autres compétiteurs », au poste que vous occupez actuellement, aurait nourri le même espoir de changement. Autant dire que ce n’est pas la personne qui importe, mais les valeurs qu’incarne l’homme ou la femme que les guinéens ont placé en lui (ou en elle).
J’ai cru à ce changement, à l’avènement d’une Guinée nouvelle, réconciliée avec elle- même et avec toutes ses filles et fils. J’ai nourri l’espoir de voir, enfin, une Guinée débarrassée des maux du passé : l’injustice, la misère, l’arbitraire, la corruption, le clientélisme, l’ethnocentrisme etc…
Pour toutes les raisons évoquées, j’ai fait partie de ceux- là qui ont appelé, entre autres, à plus de patience et de compréhension au moment où les critiques dans la lenteur de l’action et les doutes en votre volonté, si ce n’est en votre capacité au changement, ont commencé. Je l’ai fait d’autant plus facilement que je ne suis d’aucune appartenance politique.
Monsieur le Premier Ministre, vous avez incarné l’espoir des guinéens meurtris par deux systèmes politiques qui ne sont pas démocratiques. C’est le moins qu’on puisse dire. Durant 50 ans, nos populations ont attendu une ère nouvelle : celle qui avait été annoncée par l’indépendance et la fin du Parti Démocratique de Guinée ( PDG). Durant ce demi- siècle, aucun signe, aucun espoir ! Le désespoir a atteint un tel point que les plus croyants parmi nos concitoyens se sont demandés si Le Tout Puissant ne les a, tout simplement, pas oublié. Voilà, qu’après 2 mois de grève et de manifestations soldées par des centaines de morts, de blessés et sûrement de disparus, vous êtes nommé Premier Ministre. L’espoir renaît. Le peuple le place en vous et vous applaudi partout où vous passiez.
Vos déplacements à Paris, Washington, New- York, Genève etc… ont reçu un accueil rarement égalé. Vous avez été acclamé tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays. D’aucuns n’ont pas hésité à voir en vous l’homme providentiel.
Monsieur le Premier Ministre, force est de reconnaître que beaucoup de signes montrent que vous semblez oublier la ferveur populaire qui vous a accueilli au risque de décevoir l’espoir que le peuple a placé en vous!
Les quatre mois que vous avez passés à la Primature sont plutôt assimilés aux discours, promesses, voyages, et réceptions. Bref, beaucoup de nos compatriotes vous reprochent de verser plus dans le verbe au détriment de l’action. Tout cela passerait inaperçu si vous mêliez tant soit peu d’actions à la théorie. Vous pouvez, j’en suis sûr, faire en sorte que cela soit !
Je me demande comment, vous qui avez tenu un discours d’investiture basé sur l’action vous n’avez satisfait, à ce jour, aucune de vos priorités ? Je me demande tout simplement, comment les idées peuvent être si trahies par les faits. Enfin, où est passé ce volontarisme qu’admirateurs et adversaires étaient unanimes à reconnaître dans ce discours ? Nous avons nous- même amplifié l’écho dans un article intitulé : « Approche critique du discours d’investiture du Premier Ministre guinéen » à travers une étude sémantique et sémiologique à kibarou.com
Monsieur le Premier Ministre, beaucoup de problèmes épineux, dont la solution est toujours attendue, dominent l’actualité guinéenne. Je me contenterais d’évoquer :
- le manque d’eau potable et d’électricité : « priorité de vos priorités »
- le conflit au sein du patronat guinéen qui oppose l’ancien président au nouveau,
- le problème des coupeurs de routes et de poseurs de barrages arbitraires sur les axes inter- urbains et l’insécurité dans les villes,
- les pillages dont ont été victimes certains entrepreneurs économiques du fait de l’armée revendiquant le « Bulletin Rouge »
- le Bulletin Rouge lui-même reste d’actualité avec le poids qu’il fait peser sur les populations civiles auxquelles l’armée peut toujours s’en prendre,
- le dossier hyperhydraulic’s,
- les tracts de Conakry qui rappellent les années sombres de l’histoire de notre pays.
De tous les problèmes évoqués, et qui sont aussi importants les uns que les autres, c’est la nomination des gouverneurs, préfets et autres hauts cadres de l’administration qui semble le plus avoir stupéfait les guinéens. Bon nombre de nos compatriotes y voient un acte contraire à la volonté de consolidation de la cohésion sociale que vous aimez tant évoquer.
Ces nominations risquent de saper les bases de l’unité nationale. Elles peuvent, également, remettre en cause les conventions implicites de partage du pouvoir entre les différentes composantes de la nation. Elles sont volontairement ou inconsciemment, l’expression de la préférence d’un groupe social au détriment des autres.
Votre mutisme et votre inaction face à toutes les questions d’ordre politique, économique et social a conduit la Société Civile et les organisations syndicales à réagir.
Parallèlement, le citoyen moyen commence à désespérer et perdre confiance. Surtout, il s’interroge sur votre volonté de trancher d’avec le passé. Il en veut pour preuve les connivences, supposées ou réelles, que vous entretiendriez avec certaines personnes décriées. Il inscrit « le Retrait de Bel- Air » plus dans la consolidation de liens personnels qu’autre chose. Que ce retrait n’ait été suivi par aucune « délocalisation » ou « déconcentration » des Conseils de Ministres dans l’une de nos régions ou préfectures renforce ce sentiment !
Monsieur le Premier Ministre, vous n’avez pas hérité d’une situation très facile, mais le contexte qui a permis votre nomination est favorable à l’action et au changement. Vous devriez reprendre les choses en mains ; recentrer vos priorités et vous détachez des pratiques du passé. Vous devez tout simplement revoir la copie et rectifier le tir.
Les nominations que vous avez opérées sont, à voir de plus près, guidées par des sentiments subjectives. L’origine administrative des uns et des autres et leur appartenance sociale montrent clairement que les fondements de l’égalité et de la justice sociale ne sont pas respectés. Du coup, ce sont les motivations idéologiques de votre action qui sont mises en doute. De ce fait, vous renforcez les critiques à votre égard et il vous sera très difficile d’apparaître comme un homme de consensus. Cependant, une prompte réaction, appuyée par des décisions efficientes, est encore possible.
Vous souviendriez- vous, M. le Premier Ministre, la réponse à la question qui vous a été posée à New- York sur les nominations des préfets avant même qu’elles ne paraissent ? Vous aviez alors dit : « ne faites pas que les rumeurs deviennent des tumeurs » Cette réponse vous a été rappelée par un internaute !
Je lance cet appel : Montrez- vous en Premier Ministre de « Consensus » et non de « Contre- sens »
Pour cela, Monsieur le Premier Ministre, vous devez récupérer le capital de confiance que le peuple de Guinée vous a accordé lors de votre nomination. Il faut le faire au plus tôt possible car il commence fortement à s’effriter tant à l’intérieur qu’à l’extérieur.
Vous devez aller vers le pays profond qui considère vos voyages comme une fuite en avant et une méprise à son égard.
Vous devez, si vos actions ont été guidées par une équipe mal avisée, revoir sa composition. Vous prendrez, bien sûr, la précaution de la primauté des compétences sur tout autre critère.
Vous devez dire clairement aux guinéens si votre action est freinée par quoi que ce soit ou qui que ce soit.
Vous devez renouer, de manière très franche avec l’Assemblée Nationale, les partis politiques, les organisations syndicales, la Société Civile en vue d’une action concertée au profit du pays tout entier.
Vous devez donner un signe très fort au peuple de Guinée et tout particulièrement à la jeunesse.
Prouvez à vos détracteurs que votre nomination est méritée et non monnayée !
Vous devez surtout savoir ce que vous voudriez que l’histoire et le peuple de Guinée retiennent de vous. Faites en sorte, Monsieur le Premier Ministre, qu’il n’ y ait pas une autre explosion sociale dans le pays. S’il y avait d’aventure une crise sociale ou politique, vous savez plus que moi qui se posera en sauveur ou en arbitre. Je n’ose parler des conséquences !
Enfin, Monsieur le Premier Ministre, c’est la baraka qui hisse une personne au poste que vous occupez actuellement. Mais elle ne s’y maintient que par l’écoute du peuple, l’éloignement des cercles et le dépassement des ambitions typiquement personnelles. En homme avisé et regardant les choses en face, vous comprenez, on s’en doute, que le temps de l’intimidation ou des peurs est dépassé en Guinée. Vous savez que nul ne peut reproduire ce qu’a vécu notre peuple sous les systèmes qui ont présidé à sa destinée de septembre1958 à février 2007.
Ayez conscience que le jour de votre nomination marque l’avènement d’une ère nouvelle en Guinée. Vous pouvez en profiter utilement selon votre volonté de servir la nation. Au cas où vous manqueriez de clairvoyance, vous risquer, tout simplement, de rater la chance historique qui vous a été offerte.
Une évidence cependant, les guinéens ont conscience que plus rien ne sera comme avant. Désormais, ils sont les acteurs de leur histoire. Autant dire que les dés ont été jetés en ce jour de février 2007 qui a vu la nomination d’un Premier Ministre de Consensus qui aurait pu être quelqu’un d’autre!
Ce fut vous, le peuple vous a accueilli avec ferveur, vous n’avez pas le droit de le décevoir !
Veuillez, agréer, Monsieur le Premier Ministre, l’expression de ma très haute considération.
Le 12/07/2007
Lamarana Petty DIALLO
Professeur de Lettres- Histoire Géographie- Orléans, France
La Démocratie n’est pas la fin de l’histoire. C’est peut être même d’une certaine façon son point de départ, en ce sens que tous les espoirs sont permis, tous les sentiments confinés ou tus s’extériorisent au grand jour, toutes les revendications s’expriment ouvertement, tous les blocages et interdictions sont levés.
Les obstacles, les difficultés, les défis et même les dangers ne cessent pas du fait de l’instauration d’une démocratie ou de la proclamation des résultats d’élections libres et transparentes.
La démocratie est une simple méthode qui donne la possibilité au peuple de choisir librement ses dirigeants et de poser les problèmes autrement, une possibilité plus juste, plus franche, plus citoyenne, plus conforme à la raison.
Les responsabilités, les charges et les devoirs de l’Etat restent entiers et notamment face aux défis stratégiques qui se posent à tout Etat quel qu’il soit, démocratique ou despotique. Ces responsabilités sont élevées à une puissance x pour les petits Etats, non seulement à cause des urgences socio-économiques qui se bousculent, mais de la jungle de la société internationale où règnent les calculs, la cupidité, les ambitions et les rivalités plutôt que la justice et la charité. Et comme il n’existe pas de protection sociale des Etats malades, affaiblis ou faibles par nature, l’Etat responsable, tout en étant au four ! et au moulin, tiré à hue et à dia par l’amer quotidien domestique, ne peut dormir que du sommeil du lièvre – dormir d’un œil – pour s’assurer en permanence qu’il n’est pas en train d’être assiégé ou qu’un cheval de Troie, peint aux couleurs de la paix et de la justice, n’est pas installé au cœur de la Forteresse.
La conduite des affaires de l’Etat est dans une constante balance des vulnérabilités internes et des menaces extérieures. Les aléas du jeu sont d’ailleurs accrus lorsque les turbulences populaires ou l’incurie des gouvernants s’ajoutent à l’incertitude diplomatique.
Aucun Etat ne saurait rester passif, compter sur la bonté des voisins, la protection des amis, sans s’exposer à devenir l’objet de la rivalité des autres, à devenir lui-même un enjeu. En revanche, les petits Etats, dès lors qu’ils utilisent leur possibilité de manœuvre, si limitée soit-elle, c’est-à-dire lorsqu’ils sont auteurs de stratégies, ou sont facteurs d’aléas pour les autres, deviennent des acteurs du jeu international et leur politique vient en soutien à leurs intérêts et sert à les défendre contre les prétentions étrangères et les prépondérances économiques.
La manœuvre diplomatique doit s’insérer dans une stratégie générale et complexe au besoin. Pour un gouvernement qui entend éviter d’aggraver des risques ou d’en créer de nouveaux, elle devient un instrument de contrôle des aléas.
La maîtrise d’une crise ne consiste d’ailleurs pas nécessairement à le modérer, mais surtout à l’utiliser aux fins d’une stratégie, c’est-à-dire à avancer dans le sens de ses objectifs. Mais le stratège ne doit pas se tromper sur les finalités de la politique de ses concurrents.
I – L’APPROCHE STRATEGIQUE :
La stratégie, à l’origine, est un concept militaire. Le plus grand théoricien connu de la stratégie, Clausewitz, la définit ainsi : « la stratégie est la théorie relative à l’usage des engagements au service de la guerre… comme usage de l’engagement aux fins de la guerre, elle doit donc fixer à l’ensemble de l’acte de guerre un but qui correspond à l’objet de la guerre ». Mais, le stratège allemand n’a jamais accepté de distinguer la guerre de la politique : « la guerre réelle n’est pas un effort aussi conséquent, aussi extrême dans son aspiration qu’elle devrait l’être d’après son concept, mais quelque chose d’hybride, une contradiction en soi ; comme telle, elle ne peut donc pas suivre ses propres lois, mais doit être considérée comme partie d’un tout qui diffère d’elle, et ce tout est la politique…
L’art de la guerre est politique à son niveau le plus élevé, mais une politique qui livre bataille au lieu de rédiger des notes ».
Le concept de stratégie est devenu d’un usage courant en politique, et sans doute Clausewitz y a contribué plus que tout autre, et la politique sans stratégie n’est qu’inconsistance et veulerie, un tâtonnement dérisoire. Du reste le recours aux armes constitue, dans certaines conditions et sous la dictée de contraintes majeures, une des stratégies possibles. C’est pourquoi, depuis longtemps, cette recommandation équivoque a été faite aux dirigeants des Etats : « Si tu veux la paix, prépare la guerre », complétée, dans l’ère contemporaine, par ces constatations : « le vide militaire est plus dangereux que le plein » et « l’effet de la faiblesse n’est pas moins redoutable pour la paix que l’excès de force ».
Si la volonté de se servir de la force est tenue pour absente, les forces les plus puissantes peuvent perdre tout pouvoir de dissuader ou de persuader, c’est pourquoi la politique pacifique de tout Etat conscient ne doit pas être trop ostentatoire. L’exercice de la dissuasion fait partie de la diplomatie préventive et selon une formule de Frédéric II, « il vaut mieux prévenir que d’être prévenu ». On sait qu’il savait de quoi il parlait.
On devrait, en principe, parler de stratégie dans trois cas de figure :
1) en cas de danger ou de menace potentielle, 2) en cas d’ambition, de volonté de, d’aspiration à, parvenir à certains objectifs essentiels, à certains niveaux qu’on estime légitimes ou nécessaires à moyen ou long terme. 3) en cas de souci, de nécessité de conservation d’une situation, d’un statu quo, sans but positif si l’on peut dire, mais un but négatif en ce sens qu’on ne veut rien acquérir, ni obtenir de nouveau, rien ajouter en plus, mais simplement maintenir un état de fait.
Clausewitz nous instruit sur la stratégie en ces termes : « en stratégie tout est très simple, ce qui ne veut pas dire très facile » -nous devons décoder : veut dire très difficile- et il explique : « en stratégie, toute action s’accomplit pour ainsi dire dans une sorte de crépuscule qui confère souvent aux choses comme un aspect nébuleux ou lunaire, une dimension exagérée, une allure grotesque… En fait les rapports matériels sont très simples. Ce qui est difficile, c’est de comprendre les forces morales qui entrent en jeu ».
La stratégie est le domaine des masses, des espaces et des durées très grandes, tandis que c’est l’inverse pour la tactique.
Le concept de stratégie sous-entend généralement un objectif lointain ou difficile à atteindre. C’est une approche souvent détournée ou complexe qui met à contribution plusieurs éléments, plusieurs actions, combine plusieurs politiques ou initiatives en vue de parvenir à un objectif jugé essentiel, qu’une seule action, ou une action linéaire à fortiori, ne réaliserait pas ou parce que l’évolution naturelle normale, prévisible, ne permettrait pas d’atteindre dans un délai convenable.
Pour Clausewitz, il faut définir les entreprises principales avant tout et, si possible, faire prédominer une action principale. Dans tous les cas, il faut maintenir les entreprises secondaires aussi subordonnées que possible. Dans la vie des Etats, il s’avère malheureusement qu’il y a une multitude d’actions principales, toutes prioritaires.
Une fois la stratégie définie, toutes les actions deviennent subordonnées et ont pour finalité et but de contribuer à sa réussite. C’est elle d’ailleurs qui leur définit leurs buts tactiques, leurs étapes transitoires, leur graduation hiérarchique sur son échelle à elle et le rythme de battement de leurs cœurs spécifiques.
Cette approche de la stratégie s’enrichit d’une originalité : la logique paradoxale. Le domaine de la stratégie est régi par la logique paradoxale qui lui est propre, en contradiction avec la logique linéaire d’usage courant.
Cette logique est illustrée par le fameux adage romain : « si tu veux la paix prépare la guerre » et par l’interdiction à laquelle s’astreint parfois la stratégie de ne pas rechercher la solution optimale au bénéfice d’autres solutions plus ingénieuses, susceptibles d’être cachées ou de ne pas faire l’objet de contre – mesures, en privilégiant « la ligne de moindre prévisibilité ».
L’approche stratégique s’applique à la politique intérieure, sans exiger forcément la logique paradoxale, mais celle-ci joue pleinement aux différents domaines de l’action extérieure de l’Etat : la diplomatie, la propagande, les opérations secrètes et l’exercice du pouvoir économique, sans parler de la situation d’un conflit en cours ou dans le contexte d’un risque de conflit.
II – LES DEFIS STRATEGIQUES :
Les défis stratégiques dont il est question sont en fait des buts d’une ou plusieurs stratégies à définir ou à élaborer et intéressent principalement la politique intérieure, dans ce qu’elle a d’essentiel pour la collectivité nationale. En cette étape, personne ne doit s’exonérer de proposer « une vision de notre futur qui pose les questions existentielles de notre avenir en tant que peuple », comme disait le penseur palestinien Edward Saïd parlant des Arabes.
Généralement, les Etats ont le devoir premier de défendre l’espace, les hommes et les âmes, c’est-à-dire l’être moral d’un peuple donné dans son originalité, sa spécificité sociologique et culturelle en tant que produit de l’histoire.
A – l’espace : L’espace est le domaine géographique et juridique défini par l’exclusion de la compétence des autres. « Le pays est défendu, tant que les frontières le sont » dit Clausewitz. 1 – le Grand Sahara : Il fut de tout temps et pendant des siècles notre carapace protectrice. Le colonialisme n’a pu le pénétrer que parce que certains d’entre nous l’ont aidé à y entrer, mais il n’a jamais vraiment été maître de ce désert. Disons qu’il l’a dominé, théoriquement, comme protectorat et non comme colonie. Impénétrable, hostile, impossible à maîtriser, il est resté le nôtre, notre « chez » familier, où nous nous sentons libres, à l’abri des intrus, et où l’ordre n’est vraiment maintenu que par nous, où la justice n’est rendue que par nous, où les peines – y compris la peine capitale – sont appliquées à l’insu du colonisateur. Les armes y circulaient, ou y étaient gardées en pleine sécurité, alors qu’elles étaient sévèrement prohibées par le colonisateur.
Le Grand Sahara nous protégeait, au Nord et à l’Est, comme le vide stratégique russe de plusieurs milliers de kilomètres à l’Est de l’Oural, protégeait ce pays vers la puissance chinoise qui ne faisait peser qu’une menace très marginale sur les frontières russes.
Mais les temps ont changé. La mécanique et notamment les véhicules 4 x 4 ont transformé cette sécurité en vulnérabilité. Par deux fois, en 1976 et en 1977, des colonnes de véhicules militaires, partant de Tindouf, sont arrivées sans être repérées jusqu’à Nouakchott et ont bombardé par surprise la capitale. Au cours de la même période de la guerre du Sahara, Bassiknou, Oualata, Chinguetti, Tichitt, Tidjikja, Ouadane, Néma, Zouérate ont été attaqués par des groupes de véhicules armés qui ont leurs bases à Tindouf. Sur un front stratégique aussi étendu, c’eût été demander à l’Armée Mauritanienne l’impossible : détecter quelques fourmis dans l’Aouker où, dit-on, les gazelles égaraient leurs faons.
En 2005, la caserne isolée de Lemghaity, dans le Hank, avait été attaquée par un commando ou une force motorisée venant, selon toute vraisemblance, du Sahara Algérien.
Les milliers de kilomètres inhospitaliers au Nord et à l’Est, le dépeuplement du centre et du Nord du Sahara, l’absence de centres habités, l’abandon total de ces zones au cours des trente dernières années, transformèrent le grand Désert qui était notre point de force en point de faiblesse. Il apparaît désormais pour ce qu’il est devenu à notre insu, et que nous découvrons aujourd’hui avec stupeur : un ventre mou, un territoire gigantesque pratiquement impossible à surveiller par les procédés habituels. On se demande si les dispositifs militaires classiques y sont adéquats et opératoires et s’il ne faut pas faire preuve d’imagination et appel aux traditions guerrières locales pour inventer un nouveau système de protection.
Tout au long de cette frontière, règne ou insécurité ou l’incertitude.
La paix armée -le cessez-le feu plus exactement- entre le Front Polisario et le Maroc est précaire et personne ne peut parier qu’elle ne puisse pas dégénérer à tout moment.
Le GSPC, dernièrement dénommé Al Qaïda au Maghreb, est toujours actif aux confins algéro-mauritano-maliens et rien ne prouve qu’il ne peut pas se livrer à de nouvelles interventions armées.
Les régions de l’Azaouad sont toujours troublées et leur allégeance au gouvernement malien est plus que douteuse. L’oubli de leurs sentiments et de leurs intérêts a réveillé les démons de la rébellion, l’année dernière, dans la région de Kidal, démontrant que le dernier accord avec le gouvernement malien n’est pas fiable et n’a rien réglé sur le fond des revendications de ces populations de l’Azaouad. La nouvelle rébellion qui s’est déclarée dernièrement chez leurs voisins et congénères de l’Est, dans le Sahara nigérien, n’est pas faite pour les calmer ou les décourager. Bien au contraire, elle est de nature à favoriser une entraide mutuelle pour des objectifs similaires ou communs et finalement à contribuer à embraser tout le Grand Sahara.
L’excès d’intérêt de puissances lointaines pour le Grand Sahara, qui considèrent que « l’espace est toujours précieux quand il est vide ou à peine peuplé », comme le rappelle Raymond Aron, est alors lui directement de caractère pyromane et provocateur.
Tous foyers allumés, séparément au concomitamment, par le Front Polisario, le GSPC ou les mouvements de l’Azouad, quels que soient leurs circonstances ou leurs motifs, recèlent par nature des dangers réels pour notre pays. Leur extension ou leur débordement, fortuit ou volontaire, sur notre territoire est pratiquement inévitable, dans les conditions actuelles, et constitue un vrai sujet d’inquiétude pour notre sécurité.
2 – Le Fleuve : Au Sud, le frontière naturelle que constitue le Fleuve a toujours été infranchissable et aucun envahisseur n’est jamais venu du Sud avant l’invasion coloniale, à partir du Sénégal.
Cette frontière fluviale était doublée ou triplée d’une barrière armée – tout un peuple en armes- et d’une barrière culturelle protectrice : la langue, les mœurs ont empêché, avant la colonisation, les infiltrations douces et les mouvements migratoires vers le Nord.
Mais dans le contexte politique et économique mondial actuel, caractérisé par l’injustice et le pillage de l’Afrique, les vastes soubresauts de populations qui secouent tout le continent noir, du Limpopo à Rossbétio, font que la Mauritanie est une destination privilégiée, l’un des tout premiers palliers à franchir sans obstacles, soit pour y résider soit pour accéder à un tremplin vers les Iles Canaries et le nouvel El Dorado qu’est devenu pour les Africains l’Europe.
Des milliers d’Africains poussés par la pauvreté et l’incertitude du lendemain se pressent donc sur la frontière Sud soit pour prospecter leurs chances de travailler en Mauritanie soit pour la traverser vers le Nord.
Clausewitz a dit : « Les exemples d’un fleuve efficacement défendu sont assez rares dans l’histoire ». Cette affirmation du grand stratège est assez préoccupante quand on sait qu’il pensait à des armées entières alors que le danger auquel fait face la Mauritanie est d’une toute autre nature, moins visible et moins susceptible de détection : des groupes restreints traversant nuit et jour, en pirogue ou à la nage, une frontière de plusieurs centaines de kilomètres de long, peu ou pas surveillée.
Les USA, faisant face à l’immigration mexicaine sur le Rio Grande, n’ont pas trouvé d’autre parade que de construire un mur de protection de 1.200 kilomètres. Les Européens qui sont, eux aussi, riches et nombreux voient l’immigration africaine comme un véritable cauchemar pour leur présent et leur avenir. Que dire d’un pays de 3 millions d’habitants dont le configuration humaine et culturelle est très sensible et l’équilibre fragile – on voudrait espérer qu’il soit présentement en convalescence, si on ne souffle pas trop sur les braises– et dont les citoyens ont déjà bien de la peine à se procurer un emploi. Le taux de chômage étant estimé à 35 %, tout apport supplémentaire de population signifierait inévitablement retirer aux mauritaniens la nourriture de la bouche. En tout état de cause sur ce problème et sur cette frontière on évolue, à défaut de mines, sur des œufs et toute action, comme toute défaillance, est cernée de près par une foule d’intérêts, d’arrière-pensées et de sentiments dont on ne saurait dire l’effet destructeur s’ils sont exaltés.
3 – Les Côtes Maritimes : C’est une nouvelle frontière découverte avec l’émergence de l’Etat. Dans le passé, avant la colonisation, la mer n’était rien pour les Sahariens, c’est seulement là où finissait la terre. Elle ne renfermait pas de richesses convoitées par les habitants et si on sait qu’elle renfermait du poisson, ce n’était guère pour la rendre attrayante, ce produit étant pour la population – exceptés les quelques Imraguen – à la limite de l’impureté, en tout cas sérieusement méprisé et inspirant bien souvent le dégoût. Ni l’ingéniosité, ni la curiosité, ni l’imitation n’ont conduit les populations à construire des embarcations. Sans doute l’absence de motivation a été encouragée par l’absence de matériaux de construction.
Les contacts avec les hommes de la Mer, les Européens, existèrent épisodiquement, depuis des siècles, soit quand ils venaient chercher la gomme arabique, en échange de leurs produits, soit quand leurs bateaux s’échouaient sur la côte saharienne et qu’ils venaient chercher refuge sous les tentes des nomades. Les naufragés qui venaient de temps en temps de la côte, épuisés, assoiffés, affamés et hagards n’ont jamais de toute façon inspiré autre chose que la compassion, tout au plus du mépris.
La mer, elle aussi, comme le Sahara, était perçue comme une protection naturelle. Elle n’a jamais nécessité de surveillance et n’a jamais été une source d’angoisse. La preuve irréfutable, c’est qu’elle n’a jamais charrié d’envahisseurs, ni d’agresseurs ; même le colonisateur a été incapable d’en tirer profit pour accoster directement et contrôler le territoire de ce qui allait devenir la Mauritanie .L’inhospitalité des côtes , l’absence de l’eau potable, l’inexistence d’agglomération côtières ou proche de la mer , l’éparpillement et la faiblesse de la densité de la population dans l’arrière–pays immédiat ont probablement joué et détourné les colonisateurs de tentatives qui auraient vite apparues vaines .
La mer n’a jamais été, en conséquence, qu’une infinité d’eau tutélaire et paisible et n’a jamais recelé de péril.
Comme pour le Sahara les choses ont bien changé .Au lieu de séparer du monde, la mer est devenue pratiquement le principal contact avec le monde extérieur. Les villes côtières sont devenues les villes les plus précieuses et les plus faciles d’accès. Elles sont aussi les plus vulnérables, non seulement à l’immigration mais aussi en cas de danger extérieur. La mer est désormais perçue comme une source de richesse et même de puissance : on est allé jusqu’à soutenir qu’il n’ y a pas de petit pays ayant une façade maritime.
Aucun pays ne se suffit plus de ses côtes immédiates et les eaux territoriales ont été étendues sur des centaines de kilomètres. La richesse en poisson, les gisements pétroliers et gaziers offshore et, demain, les nodules font qu’elle est devenue l’objet d’une âpre lutte entre les Etats, pour ce qu’elle représente et renferme, mais aussi parce qu’elle permet de contrôler le continent.
On ne s’étonnera pas dans ces conditions que les Etat puissants, non contents de s’emparer de nos richesses halieutiques, veulent, de plus, prendre le contrôle de notre espace maritime, de nos eaux territoriales et de nos côtes.
Tout Pouvoir, surtout démocratique, sera jugé avant tout sur sa capacité à préserver les prérogatives inaliénables de souveraineté et à relever le défi dont parle le général De Gaulle « Un Etat qui n’assure pas la responsabilité de la défense nationale n’est plus un Etat »
B- les hommes :
Si le cadre géostratégique – le désert, la mer et le fleuve – sensé immuable, se transforme, c’est à dire que notre perception de ces données physiques change, et qu’il n’est lui –même pas figé mais relatif par rapport au cadre géostratégique plus vaste qui l’englobe , c’est que les hommes dans leurs besoins, leurs aspirations et leurs idéaux sont exempts d’absolu et sont davantage gouvernés par l’implacable loi du dynamisme de l’évolution et du changement permanent des choses et des phénomènes.
Si nous pouvons garder les termes de besoins, d’aspirations et d’idéaux, nous devons rechercher d’une part, dans le relatif, c’est dire dans le réel , ce qu’ils pourraient recouvrer en 2007 qui soit assez durable et assez général pour mériter d’être visé et d’autre part ce qui est réaliste , c’est-à-dire en adéquation avec notre stade d’évolution et nos capacités d’appréhension politiques pour être réalisable en l’espace d’une législature, tout autre horizon est fallacieux en démocratie .
1- La sécurité : le premier besoin des hommes, c’est leur sécurité, leur sécurité physique et celle de leurs biens. Les citoyens paisibles sont de plus en plus gagnés par l’inquiétude pour leur propre vie, dans leurs propres domiciles, dans leur sommeil et pour leurs biens. C’est une situation intolérable dans un pays qui n’est pas en guerre intérieure. La sécurité c’est aussi une certaine sécurité collective. Pour pouvoir être défendue la collectivité nationale doit être administrativement délimitée. Si l’état-civil n’est pas sécurisé et fait l’objet de trafic c’est qu’on est en pleine impertinence et installé dans l’irresponsabilité la plus caricaturale.
2- La justice : le déficit en la matière est énorme et l’aspiration est profonde. Il ne s’agit pas ici de la petite justice, au sens restreint, celle rendue par les magistrats .Celle-ci n’est d’abord pas un fondement en politique, ensuite elle fait partie d’un ensemble qui s’appelle l’administration qui, s’il venait à se redresser, se redresserait dans un même élan, enfin elle n’est pas prête objectivement à être équitable, puisqu’il faut à cette fin deux conditions :
a) des magistrats auto-soumis à une déontologie rigoureuse, tourmentés par les scrupules de la conscience professionnelle, acquis long et difficile à infuser dans un corps gangrené, et ayant une conscience tout court qui exige, elle aussi, une formation générale qu’ils n’ont pas acquise à l’origine, pour la plupart, et qui fait partie de ces choses qui, un certain âge passé, ne s’acquièrent plus ou n’entrent plus dans le comportement.
b) que les lois soient justes .Quand les lois omettent l’abus de pouvoir et les grands crimes commis contre la collectivité nationale , elles ne peuvent pas être justes .
La justice rendue par les magistrats sera juste le jour où les dirigeants et les riches y seront soumis .
La justice qui mérite d’être un objectif fondamental, c’est la grande justice, d’essence politique, qui n’est pas rendue en vertu de lois spécifiques mais assurée par l’Etat tout entier dans tous ses actes et par ses moindres organes et agents en vertu de principes plus élevés que les lois .
Cette justice qui est profondément ancrée dans notre culture et le subconscient du citoyen est mieux exprimée par la langue arabe quand nous évoquons Omar ibn Abel Aziz , Haroun Rachid et Salah Dine Al Ayoubi. Elle est symbolisée, localement, par « la paix d’Ahmed O. M’hammed »
Cette notion de justice dans notre entendement, se mêle à la notion moderne d’égalité, égalité des chances , égalité des droits effectifs : l’Etat impartial toujours du côté de la victime, du faible et du méritant. C’est une aspiration profonde, une valeur suprême que cette équité que les hommes veulent, acceptent et pour laquelle ils sont prêts à se sacrifier . Tocqueville a dit que les hommes veulent l’égalité dans la liberté mais que s’ils n’obtenaient par la liberté ils seraient prêts à mourir pour l’égalité, même dans la domination.
Il n’ y pas de justice avec des survivances de l’esclavage ou des citoyens de seconde zone. Il n’ y a pas de justice avec des citoyens au-dessus du droit à cause de leur richesse, de leur pouvoir ou de leur naissance.
3- La formation des hommes : un petit peuple dans le monde impitoyable d’aujourd’hui ne peut parier , pour sa survie, que sur la qualité, or la qualité c’est la formation des hommes . La formation des hommes ce n’est pas la production d’ingénieurs informaticiens, électro-mécaniciens, de médec ! ins ou « fournir à l’économie des cadres compétents », ceci serait une incidence et une conséquence inévitables de la formation des hommes et de leur liberté à choisir leur orientation. La formation de l’homme ne se justifie pas en dehors de l’homme. S’il n’est pas l’unique référent de lui-même, c’est qu’on fait fausse route. Sans sa mesure et son fondement humanistes, la politique serait un exercice vain et insignifiant, une vraie chienlit.
La formation des hommes connote la formation des citoyens. Mais là encore, ce n’est pas pour leur inculquer des règles à suivre pour être de « bons citoyens ». La morale n’est pas le problème de l’Etat. Le devoir de l’Etat c’est de leur donner l’instruction pour qu’ils acquièrent l’esprit critique, pour développer leur faculté de penser et de réfléchir, qu’ils développent leur autonomie de jugement. Cette capacité, seules y préparent la philosophie – la philosophie est le lieu où la raison se manifeste comme puissance absolue, dit Hegel – les sciences humaines et la pensée politique.
Le système éducatif qui va préparer à cette formation n’est pas encore en place.
4 – Un projet social visant à donner des conditions matérielles d’existence décentes. Pour participer à une entreprise collective avec motivation, pour se sentir concernés, pour s’acquitter spontanément de leurs devoirs, en somme pour être des citoyens, les hommes ne doivent pas être perpétuellement privés, mais parfois bénéficiaires, d’un minimum de conditions matérielles, celles que permettent les moyens de leur pays : se nourrir, se vêtir, se loger, se soigner. Leur dignité commence là. Sans ce minimum, ils n’ont pas leur dignité. Voilà une entreprise admirable : donner aux citoyens leur dignité, leur indépendance personnelle par un revenu régulier, un emploi permanent. Les citoyens n’arrivent pas à comprendre, et encore moins à accepter, la contradiction : pays riche – citoyens pauvres. Cette absurdité doit cesser. Ou la richesse dont on leur parle est un leurre ou leur misère est sans justification. Une chose est certaine, le gaspillage et les détournements colossaux auraient pu améliorer leurs conditions.
A la base de l’amélioration des conditions de vie de la population, il y a des choix politiques et sociaux à faire. Le libéralisme n’améliorera pas de lui-même les conditions matérielles du peuple. Les « Ajustements structurels » du F.M.I. et de la Banque Mondiale continueront à broyer les couches déshéritées et la classe moyenne en produisant des chiffres cyniques qui prouvent que le capitalisme est le plus parfait possible, c’est-à-dire le plus injuste possible. Une société délitée, des familles dissoutes, des milliers de citoyens jetés à la misère, réduits à la mendicité ouverte ou déguisée, des malades s’entassant dans l’anti – chambre de la morgue, cela n’émeut pas le ! F.M.I et la Banque Mondiale. Ils protesteraient énergiquement et menaceraient de retirer leur caution si un poste d’emploi est créé dans la Fonction Publique, mais ils n’évoqueraient même pas des milliards détournés.
On a dit que le feu se nourrit du bois et dévore l’air. Ces institutions semblent se nourrir de la misère et dévorer les peuples faibles. Cette logique et ces dogmes du libéralisme sauvage ont leur limite.
D’autres alternatives sont rendues indispensables par la profondeur de la crise sociale, mais c’est à une condition épistémologique de taille, que l’économie ne soit pas considérée comme un monstre, une divinité nouvelle au dessus des hommes, mais un moyen à leur service.
S’il en est ainsi, les revenus de l’économie viseront à créer des emplois, à générer des revenus, à fournir des bourses d’études, à construire des logements, à rendre les prix des médicaments et les produits de première nécessité en adéquation avec les plus faibles revenus. John Galbraith – le plus distingué peut-être des économistes de la 2è moitié du 20eme- siècle – a dit que l’économie c’est d’abord l’application du bon sens aux réalités, la satisfaction des besoins humains personnels et collectifs et non pas des théories ésotériques oiseuses.
Ce ne serait peut–être pas faire preuve d’une épaisseur d’esprit excessive que de croire qu’un idéal social est nécessaire et qu’une ambition visant les réparations du passé, ses défaillances et ses injustices est indispensable.
5 – L’intégration maghrébine : F. List, à l’origine de l’intégration allemande, dit que le développement harmonieux n’est possible qu’à l’intérieur d’un cadre suffisamment étendu. Certains disent aujourd’hui que cet optimum dépasse les 100 millions d’habitants. La Mauritanie ne réunit pas les conditions optimales de population, de puissance économique et de structures internes pour un développement autonome et ne fournit pas, à elle seule, le cadre suffisant pour un projet fiable objectivement. Or la préoccupation majeure de tout dirigeant responsable est d’assurer la pérennité de son peuple, de trouver le cadre approprié d’avenir, en l’occurrence la voie pour sortir la Mauritanie de sa misère, de son piétinement et de son indigence.
Le Maghreb s’écarte de cette disconvenance et offre, au contraire, ou se rapproche de la possibilité d’un cadre favorable pour un développement proportionné, par sa population, ses ressources diversifiées, son potentiel agricole et industriel et ses capacités techniques, scientifiques et intellectuelles. Si, de l’avis unanime des Maghrébins et des observateurs, le Maghreb est un projet à somme positive pour tous, ne lui demandons tout de même pas d’être l’enfant calabrais qui nage avant de savoir marcher. Même s’il faut l’envisager sous le sceau de l’urgence, il n’y a pas, à ce stade, entre ses membres de niveau suffisant d’identification politique pour une construction politique.
Dans l’étape actuelle, un ensemble où circulent librement les personnes et les biens serait un pas de géant. Le Maghreb doit être envisagé, modestement, comme unité économique ou marché commun. Dans cette perspective, le Maghreb peut commencer à deux ou trois.
C. Les âmes :
Si les Etats ont le devoir, pour mériter leur nom et leur légitimité, de défendre leur parcelle territoriale et l’existence physique de leurs habitants, ils ont tout autant l’obligation de défendre les âmes, l’être moral et social de leurs peuples, ce qui fait leur spécificité et leur originalité culturelles.
Un peuple est indépendant de l’espace géographique, il existe comme une affirmation d’identité et de cohésion, un ensemble constitué autour de valeurs morales et sociales. C’est en défendant son originalité qu’un peuple affirme son existence indépendante et participe le mieux au pluralisme générateur de progrès.
Les petits peuples du monde sous – développé sont menacés dans leur être par les déchets envahissants de la culture occidentale. Une déculturation rampante, soutenue avec acharnement par des puissants, risque de conduire à l’irréparable : l’aliénation et le déracinement.
Nous connaissons le sort des civilisations amérindiennes, précolombiennes. Ces brillantes civilisations, férocement combattues par les Européens, se sont finalement effondrées. Les hommes, privés de leur culture, perdirent toute contenance. Livrés à l’Eglise, qui les traita en enfants, ils avaient cessé de prendre goût à la vie et végétèrent misérablement. Ils n’assimilaient plus rien, se comportaient en robots et avaient perdu la mémoire immédiate. On connaît la célèbre et pitoyable anecdote : l’Eglise sonnait la cloche à mi-nuit pour les rappeler à leur devoir conjugal, car livrés à leur propre initiative même cela ne leur venait plus à l’esprit.
Cette âme, cet être moral à préserver n’est pas le passé. Il faut même, il faut surtout, se débarrasser des tares du passé, du sous – développement intellectuel, de l’obscurantisme et de l’idéologie traditionaliste qui barrent le chemin du progrès social et de la modernité intellectuelle, de la rationalité. Ce qu’il faut défendre c’est une confiance en soi-même, une flamme, une énergie, un ressort qui a permis de faire face aux épreuves, durant des siècles, et qui permet, seul, aujourd’hui et demain, de faire face à l’inconnu et qui est précisément notre outil, notre force, pour s’adapter au monde moderne qu’il faut s’approprier. Mais pas de greffe, il faut muer en hommes modernes. La mue vient de soi, c’est un renouvellement, un rajeunissement, une adaptation. La greffe est une prothèse, un aff ! aiblissement par définition.
La conservation de l’âme et de la culture nationale passe par la conservation et la défense de la langue arabe. Que la langue arabe continue à être marginalisée et combattue au rythme actuel, avec la bénédiction de l’Etat, et notre sort est scellé : celui d’un peuple acculturé qui perdra tout repère dans la vie et toute espérance dans l’avenir. Il semble qu’il y ait, à propos de la langue arabe, des préjugés et des complexes qui relèvent d’un autre âge et qui sont difficiles à comprendre objectivement.
Il est maintenant admis, pourtant, par tous les éducateurs et tous les penseurs qu’un peuple ne peut s’épanouir et accéder au développement que dans sa propre langue. Les exemples du Japon, de la Chine, du Vietnam et de la Malaisie le prouvent admirablement. Alors, ou l’exemple de la Chine et de la Malaisie ou le modèle de la Guadeloupe et de Haïti. A nous de choisir. Le choix est, en vérité, tout théorique, parce qu’il n’est pas p ! olitique, il est civilisationnel ou existentiel. Personne ne peut s’enhardir au point de piétiner l’accumulation des siècles et d’insulter les générations futures.
La seule alternative pour un Pouvoir nouveau, issu du peuple, c’est de donner des solutions aux problèmes essentiels en souffrance, c’est de réaliser ce que les régimes controversés ou d’exception n’ont pas su ou pas voulu accomplir, dans toutes les sphères de la vie collective, en conformité avec les aspirations de la majorité des citoyens.
Ces objectifs stratégiques ne comportent pas d’échelonnement chronologique, ni d’hiérarchie de valeur à proprement parler, comme ils ne sont pas concurrents ou contradictoires. Il faut plutôt croire qu’ils sont complémentaires, dans la mesure où ils visent à favoriser et à créer une entrée de plain–pied dans la convalescence et, par la suite, à atteindre une situation générale d’équilibre homéostatique, si l’on peut dire.
Plus l’ébranlement vers ces cibles se fait simultanément et énergiquement, plus les performances sont susceptibles d’être meilleures dans la mesure où une marche tous azimuts a plus de chances de créer l’enthousiasme et l’émulation, de créer un climat général de mobilisation, d’élever le moral de la population et des exécutants et de donner le sentiment qu’une ère nouvelle se lève.
Montesquieu a dit, à propos des défaites, qu’elles sont programmées : « l’allure principale entraîne avec elle tous les accidents particuliers ». On est obligé de croire que, dans le cas contraire, l’allure principale entraîne avec elle tous les succès particuliers.
La force principale sur laquelle tous les espoirs sont fondés et qui va prendre la tête de l’offensive générale c’est l’Etat, l’Etat qui s’amende et se renforce en se fixant des objectifs qui l’élèvent et l’exaltent.
Il eût été absurde de poser comme but stratégique l’Etat à sauver et à perfectionner. Personne n’ignore les critiques et les railleries qui le visent quotidiennement. Mais on ne tombera pas dans ce piège à nigauds qui consiste à dire : redressons l’Etat d’abord, puis travaillons ensuite. L’Etat s’atrophie ou s’égare. Mais il n’est pas exagéré de dire que l’Etat est tributaire d’une simple vibration : un geste ou un mot de son chef supprime son atrophie ou son égarement. Il est un peu comme le train qui circule là–bas, entre Nouadhibou et Zouérate, avec tous ces vagons nombreux et lourds, ces locomotives complexes, il est tributaire d’un geste du conducteur.
C’est en posant des objectifs commandés par les besoins, les intérêts et les ambitions du pays qu’il a les meilleures chances de se moraliser, de se redresser, de se fortifier. Pour sa sauvegarde et son renforcement, nous pouvons compter sur cette sentence de Spinoza qui affirme que, pour les Etats, « le salut de l’Etat est la loi suprême ».
La démocratie, pour être convaincante et pertinente et marquer, qualitativement la différence avec les méthodes décevantes des 47 dernières années, doit prouver, concrètement, qu’elle est le meilleur système. Un créneau régulièrement contourné, celui des problèmes de fond, que n’embrasse qu’une vision stratégique d’ensemble, peut faire sa fortune.
S’il advenait qu’elle suivît les traces des pratiques passées, elle y rencontrera le chemin familier de Sisyphe où nous roulons, depuis 47 ans, sur la pente raide, le rocher accablant qui retombe invariablement.
Les Gigantesques retards économiques de la République de Guinée sont dus à plusieurs facteurs, qui sont à la base de la destruction de l’économie nationale, conséquences du chômage de nos cadres et de nos jeunes diplômes Universitaires.
QUAND LE SOUCI DE NOS CADRES N’EST ORIENTÉ QUE SUR LA CONQUÊTE DES PROMOTIONS POUR PARTICIPER AUX PILLAGES DE L’ÉCONOMIE NATIONALE, COMMENT VOULEZ-VOUS QUE LE PAYS PUISSE SORTIR DE L’ORNIÈRE ?
Si nous nous retrouvons aujourd’hui dans cet état d’extrême pauvreté, c’est qu’il y a eu des dérapages dans la Gestion calamiteuse des ressources de la Nation. Ce qui est le reflet de ce que nous voyons aujourd’hui sur notre population : LE CHOMAGE ET SES CONSÉQUENCES Quand l’impunité, le mensonge et la mauvaise Gestion sont érigés en système de Gouvernance dans un pays, pensez-vous mes chers compatriotes que l’appareil de l’état peut tourner avec dynamisme et que le peuple retrouve son souffle ? NON
Alors mes chers compatriotes, nous allons vous situer sur les énormes pertes enregistrées en 23 années de règne sans partage, afin que chacun de nous puisse se situer sur la mauvaise Gestion catastrophique des soit disant Gouvernants qui se sont succèdes en Guinée.
LE BILAN EST MEDIOCRE SI NON CATASTROPHIQUE SUR TOUS LES PLANS. Si vous voyez aujourd’hui que le peuple de Guinée manque d’hôpitaux dignes de nom, de médicaments, de routes, d’électricité, d’écoles et d’infrastructures publiques, c’est qu’il y a eu l’abus dans la Gestion Criminelle des ressources de la Nation, par quelques cadres en complicité avec les Gouvernants à la recherche du bien être sur le dos des pauvres contribuables Guinéens. LE CADRE MOYEN EN GUINÉE EST DANS L’INCAPACITÉ DE SE SOIGNER À PLUS FORTE RAISON SE NOURIR.
Le pays est en faillite économique. Il a besoin d’efforts humains consciencieux pour se développer. Dans ce cas, voilà quelques références des dettes contractées, depuis l’avènement de Conte au pouvoir, auprès des institutions bancaires : LE CLUB DE PARIS, LA BANQUE MONDIALE, LE FOND MONÉTAIRE INTERNATIONAL, LE FOND SAOUDIEN : (Comme Exemples) : Le pays est super endetté par des prêts que les multiples Gouvernements, qui se sont succédés à la tête de la nation, ont préféré lapider l’économie nationale.
QUANT ON VEUT DÉTRUIRE UNE NATION, ON S’ATTAQUE À SON ÉCONOMIE.
La dette extérieure de la République de Guinée se chiffre aujourd’hui à des milliards de dollars. Et pourtant nous ne voyons pas de trace ni en infrastructure, ni en investissement public et on nous déclare que la banque centrale est en crise de liquidité : DOMMAGE ET TRISTE.
Alors le nouveau Gouvernement se doit de faire l’audit des ressources de la nation en la circonstance.
Voilà quelques constats eu égard à la gestion de l’économie et des finances qui dévoilent à la face de la nation, afin que chacun de nous sache réellement où se trouve la Guinée et à quelle vitesse nous évoluons ; en vérité NOUS SOMMES EN MAUVAISE POSTURE ÉCONIMIQUE ET FINANCIÈRE AUPRÈS DES BAILLEURS DE FOND CONSEQUEMMENT.
La balance commerciale est déficitaire, car le pays ne produit pas et comment pouvons nous parler d’exportation. ?
Voilà l’une des causes de l’inflation galopante qui a dénature la monnaie Guinéenne. Cela veut dire que nous avons lu et écouté des contre vérités et des fosses statistiques pendant 23 années de mal gouvernance. Car le niveau de vie, péniblement, se dégrade constamment en guinée.
ALORS DIRE QUE L’AGRICULTURE EST L’UNE DES PRIORITÉS DU GOUVERNEMENT CONTÉ, N’EST QUE FALLACIEUX.
Voici la preuve, sur 10 Guinéens 7 ne mangent pas à leur faim, triste situation.
VOICI QUELQUES STATISTIQUES MACRO–ÉCONOMIQUES SUR LA GUINEE (2006) Configuration présente ci dessous par le Ministre de tutelle :
- Taux de croissance du P.I.B (termes réels 2,2%.)
- Taux d’inflation en glissement annuel : 39,1%.
- Pression -fiscale : 14,3%.
- Déficit budgétaire (hors dons) 1,8%.
- Soldes des transactions courantes (non compris, transferts public : 0,4%.
- Service de la dette extérieure en % des exportations : 18, 2%. Encours de la dette extérieure en % P.I.B : 98% : << Docteur Ousmane Dore >>
En réalité ces données macro économiques ne sont pas clairement justifiées pour la compréhension des guinéens.
Néanmoins avec ces statistiques alarmantes chers compatriotes, pensez-vous ainsi que la Guinée peut sortir de l’ornière ? NON
Si nous ne changeons pas de mentalité et de conduite dans la Gestion des ressources de la nation, nous continuerons toujours à drainer le pays vers la catastrophe comme on le voit aujourd’hui. Certains cadres malhonnêtes insoucieux du bien être de la population, en complicité avec le régime qui se déclare comme un état de droit, doivent savoir que LE BONHEUR D’UNE NATION EST COMME LA PLUIE SUR LE CHAMP POUR LE BESOIN. VOILÀ LE DRAME DANS NOTRE BEAU PAYS MES CHERS COMPATRIOTES. Toute cette responsabilité repose sur le dos de quelques cadres malhonnêtes qui ont préféré vendre l’image de la nation pour des intérêts sordides. C’est pourquoi la Guinée se retrouve dans une situation critique qui dépasse l’entendement.
CONSÉQUENCE DE LA MAUVAISE GOUVERNANCE.
Nous ne cesserons jamais de crier haut et fort que la patrie est en danger. Voilà les conséquences mes chers compatriotes de 23 années de gestion calamiteuse. Et pourtant la Guinée ne mérite pas d’être traînée de la sorte par ses propres fils avides d’opulence et de pouvoir ? Ayons l’amour de la patrie, ayons le sens de la dignité et de l’honneur. Nous ne pouvons pas changer la Guinée, tant que nous ne changeons pas la mentalité qui reste le facteur prédominant pour la grande réussite.
Vive la République.
Vive les Forces vives du Changement Démocratique.
Dimanche 24 juin 2007
par Lansana Kourouma Gouza, New York, U.S.A. Contact : Lansana_kourouma@yahoo.fr Pour www.nlsguinee.com
Guinée : des législatives pour faire quoi? Alors que pendant ce temps…
Qu’est-ce qui n’a pas été dit, écrit ou entendu depuis un moment, quant à la situation du pays ? Beaucoup, tout et presque rien.
Au sortir de la période de grâce, l’analyse de l’état de la Guinée, laisse entrevoir des ressentiments qui frisent le scepticisme, la déception, le satisfécit canalisé, la révolte, les calculs machiavéliques, les interrogations, l’impatience… mais la seule voie qui vaille est celle de la destinée de notre peuple qui mériterait de voir le bout du tunnel, enfin.
L’espoir était grand et il est toujours là. Mais en faisant le bilan des premiers mois de gouvernance, l’on se doit de remettre les pendules à l’heure : ce n’est pas ce gouvernement, dans sa composition actuelle, qui pourrait relever le défi guinéen. Il est temps de poser des actes ou de passer la main.
J’ose espérer que le 1er ministre procédera à un remaniement ministériel dans les prochains jours, et qu’il prendra ensuite son bâton de pèlerin pour expliquer sa nouvelle politique à la population. La politique, c’est faire de la prospective, anticiper sur les événements, investir le terrain, et non pas à travers les médias uniquement ou au gré des événements. J’entends par politique-nouvelle, la réactivité issue de ses réflexions durant cet apprentissage de quelques mois, qui est une première expérience en soi.
Cette politique-nouvelle ne devrait plus se limiter à des intentions pieuses, à des promesses irréalistes ou à une soif de faire l’actualité à travers certains déplacements inopinés. La politique guinéenne se passe en Guinée. Le rayonnement de la Guinée et son aura dépendront de sa capacité à faire de ce pays, un endroit où il fait bon vivre.
C’est le lieu de rectifier le tir et reconnaitre que la première démarche du PM aurait du commencer par le pays profond, après la mise en place de son gouvernement. C’est l’Agriculture qui va assurer notre sécurité et qui devrait nous aider en premier lieu, comme ce fut le cas pour la Chine et l’Inde. C’est l’objectif de l’auto suffisance alimentaire qui pourrait entrainer la paix et la stabilité dans l’urgence.
Ensuite, c’est de notre capacité à asseoir un tissu socio-économique sain et protecteur, que nous attirerons les investissements; qu’ils soient guinéens ou venant de l’étranger.
Où sont les prémices des infrastructures pour ce faire? Où est le plan directeur? Face aux urgences décisionnelles par le biais des moyens de communication, où en sommes-nous avec les problèmes liés au réseau téléphonique malgré le nombre croissant d’opérateurs et les menaces du ministre il y a quelques mois?
A ce jour il est encore plus facile de joindre un village de la sous-région que la capitale Conakry. Où sont les grands cadres de l’Etat dont le PM disait que leur désignation était plus importante que celle des ministres? Pendant ce temps, qui dirige qui, qui décide quoi et qui fait quoi? Où sont les représentants du droit et de la loi dans les régions? Où en est l’audit de la banque centrale et ses premières conclusions?
A ce rythme de caméléon, les futurs audits ne seraient-ils pas en décalage avec la nouvelle orientation de politique générale tant attendue! Où sont les transports publics?
Un seul mois suffirait amplement à la réalisation de leur mise en place sur le terrain. Les porteurs d’eau ont-ils disparu? Les bougies ont-elles rejoint leur place originelle dans les églises? Au lieu de fixer certains termes à la fin de la période de grâce, soit près de 4 mois, on a plutôt cherché à obtenir le financement des législatives alors que les priorités étaient ailleurs!
Le danger de la Guinée, ce n’est pas la politique-politicienne, encore moins les actuels leaders de l’opposition qui sont en décalage avec la nouvelle donne, mais le ras-le-bol des populations. Comment peut-on se faire respecter au Nord si l’on commence sa gouvernance par tendre la main? Comment se fait-il que l’Europe et les Etats-Unis nous imposent des élections, jusqu’à les financer, sans se soucier de nos priorités? Savent-ils que le minimum vital est un luxe chez nous?
C’est de la même façon que nous avions subi des politiques d’ajustements structurels par des experts installés à des milliers de kilomètres de chez nous, avec une méconnaissance avérée de nos spécificités?
Il faut dire la vérité aux Guinéens. Ils doivent savoir si les caisses sont vides et de combien, alors que nous avons des rentrées de devises en continu depuis bientôt 50 ans! Cette attitude laxiste fait partie de la mal gouvernance, qui ne saurait être limitée au simple fait de puiser dans les deniers publics. La transparence, c’est informer le peuple, prendre des mesures, sanctionner les fautifs et tirer les conclusions à partir du résultat final.
Dans le cas de la Guinée, le préalable à toute avancée positive devrait passer par des réponses aux questions suivantes :
Le guinéen serait-il condamné à faire table rase du passé avant de savoir où sont passés ses disparus? Comment ses morts sont morts? Qui a dilapidé ses revenus et de combien? Où en est-on de la réparation vis-à-vis des familles éplorées et des défunts lors des derniers événements? Qui a donné la voix à la grande muette tout dernièrement? Une cour martiale a-t-elle été constituée? Certes, une commission indépendante a été créée à cet effet, mais quelles sont les dispositions légales et ses prérogatives? Quelles sont les premiers résultats du gouvernement-Kouyaté? Que possède le PM en plus de son appartement parisien? Qu’en est-il de ses ministres? Devrions-nous encore attendre les «bateaux» comme pendant la 1ère République?
Au lieu d’aller à l’essentiel et poser les bases de la réconciliation, de l’unité nationale et œuvrer pour une nouvelle façon de gouverner, l’on fixe déjà les prochaines élections législatives à la fin de l’année. Un minimum de décence, de clairvoyance, de respect à nos morts et de probité morale, devraient nous amener à affronter les réalités, les unes après les autres; c'est-à-dire en finir avec le passé, régler tous les problèmes posés, avant de tourner la page. Je reste persuadé que le pardon l’emportera sur la vengeance mais nous voulons faire notre deuil des 2 républiques, avant d’en créer une troisième, nécessaire, juste et salutaire.
Si l’Afrique du Sud n’avait pas fait son mea-culpa pour enterrer définitivement l’apartheid, elle ne serait pas ce pays émergent qui est devenu un modèle, au point d’organiser la prochaine coupe du monde de football, alors qu’elle était inexistante au niveau des compétitions internationales, et écartée du monde libre. A ce propos, Bravo à l’équipe nationale qui vient de remettre du boum au cœur de la population.
Face au fiasco de l’Etat et à une opposition qui n’a de nom que le fait de ne pas s’appeler PUP, nous allons tout droit dans le mur. Le décor est déjà planté, même avec une commission indépendante, des millions d’euros et des observateurs étrangers. Certains vont crier au hold-up électoral à cause des imperfections du système et de l’improvisation liée à cette date trop rapprochée, avant même le scrutin. D’autres risqueraient, à juste titre, de demander le départ de l’actuel PM afin d’imposer le chef du parti arrivé en tête du scrutin. L’un dans l’autre, ce serait un recul manifeste par rapport aux jalons posés durant l’année 2007.
Que dire de ces centaines de milliers de Guinéens de l’extérieur qui entendent participer à tous les votes, dorénavant! Qui pourrait croire que tout serait bouclé en moins de 6 mois? D’ailleurs il serait vain de lister tout le processus devant nous conduire à mettre un bulletin dans l’urne, au terme d’une année pleine. Serions-nous obligés de créer ou d’appartenir à des partis politiques pour investir la cité? Combien de Guinéens possèdent-ils une carte de parti politique? A-t-on retiré le droit de vote à l’armée, afin de garantir son impartialité?
Un débat national relatif à toutes ces questions se posait et nous interpelle plus que jamais, mais il semblerait que l’on navigue à vue. La loyauté au peuple, les accords tripartites, la réalité purement guinéenne et la fidélité aux engagements ont perdu de leur «superbe». Les militaires se déchainent, on règle leur problème. Les étudiants manifestent, on bricole quelques mesures. Les jeunes se plaignent du retard pris, on organise des journées de l’emploi. Si les femmes s’en mêlent demain, on avisera. Tout comme la presse écrite, les chauffeurs de magbanas, etc.
Dans une précédente chronique, j’avais opté pour des législatives couplées à la présidentielle dans deux ans, avec l’obligation pour le PM de ne pas se présenter. Comme il a eu à déclarer ne pas vouloir s’installer dans la durée, pourquoi ne pas rendre sa décision irrévocable en intégrant cette disposition dans les textes à réécrire?
La 2ème étape serait de dissoudre l’assemblée nationale en créant un comité de suivi/contrôle composé des membres de la société civile, des syndicats, de la majorité actuelle et de l’opposition.
Enfin, la 3ème solution qui permettrait de montrer notre degré de maturité politique et la convergence de l’intérêt supérieur de la nation, serait d’intégrer les leaders des partis politiques représentatifs dans le prochain gouvernement, et mettre (définitivement) à la touche tous ceux qui ne voudraient pas servir le pays, ici et maintenant.
Voici des dispositions qui pourraient renforcer et légitimer le PM, afin qu’il ne souffre d’aucun diktat, comme celui de l’armée qui a exigé et obtenu la démission d’un ministre, comme si c’est le CMRN qui gouvernait.
Nous lui donnerions toutes les chances de réussite et il serait à même d’user de sa neutralité pour garantir des élections transparentes et, peut-être, entrer dans l’histoire de ce continent, où l’on organise des élections pour les gagner, uniquement, assurément et tranquillement.
A ce jour, les seuls bénéficiaires du changement tant attendu sont les pompiers pyromanes en attente de jugement et l’armée qui a mis en sourdine ses bruits de bottes (jusqu’à quand) et qui semblerait avoir obtenu gain de cause sur des bases scandaleuses et inimaginables dans tout Etat de droit. Les Guinéens attendent que le PM fasse ses preuves et le soutiennent jusqu’à preuve du contraire. Le seul interlocuteur et l’unique responsable, c’est lui.
J’apprécie sa volonté de transparence par quelques chiffres énoncés, ce qui est une nouveauté en Guinée. Les montants obtenus lors de son dernier périple ont été portés à la connaissance du public. Maintenant, il serait bien d’en expliquer l’utilisation et d’imposer cette pratique aux autres «missionnaires» de la république, aux secteurs opaques des principales ressources du pays, aux contrats secrets ou fantomatiques?
Si nous installons cette façon de procéder dès maintenant, il est sûr que toutes les missions au nom de l’Etat, seront couronnées de succès; que ce soit en guise de représentativité pour sortir de notre torpeur, ou pour d’autres impératifs. Ce serait la fin du tourisme-politique et des missions de complaisance.
L’heure est grave mais il ne faut pas mettre la charrue avant les bœufs. La balle est encore entre les mains du PM et nous devons faire en sorte qu’elle ne se retrouve pas par terre ou dans les rangs de l’armée.
Le soutien patriotique au gouvernement, passe par l’honnêteté intellectuelle : ne jamais se reposer sur les acquis, combattre les thuriféraires du régime qui veulent donner un chèque en blanc au PM, critiquer l’action gouvernementale en faisant des propositions, dans le respect des valeurs républicaines et de la sagesse africaine. Plusieurs compatriotes et certains «has-been» se trompent de combat, d’adversaire et d’époque. Respectons-nous, les uns et les autres. Le principal gagnant ne devrait être que la Guinée, tout comme le premier perdant ne serait que le Guinéen, quel qu’il soit et où qu’il soit.
Serions-nous condamnés à un éternel recommencement? J’ose affirmer que les problèmes de la Guinée, c’est d’abord, le Guinéen, lui-même.
Samedi 23 juin 2007
El Hadj Soumah, Paris - France Contact : esoumah@hotmail.com Pour www.nlsguinee.com
Conté: "Des erreurs ont été commises mais on est en train de les corriger"
"Je suis le chef, les autres sont mes subordonnés". Le président de Guinée, le général Lansana Conté, a réaffirmé jeudi soir qu'il restait l'homme fort du pays, malgré la récente nomination d'un Premier ministre. Agé de 73 ans, affaibli par la maladie, le chef de l'Etat guinéen est au pouvoir depuis 1984.
Interrogé à Conakry par l'AFP et la chaîne de télévision TV5 sur le point de savoir si une période de transition était ouverte, en vue de sa succession, le chef de l'Etat, dont le mandat s'achève en 2010, a répondu sèchement: "Il n'y a pas de transition ouverte. Je suis le chef, les autres sont mes subordonnés".
"Des erreurs ont été commises mais on est en train de les corriger. Tous les hommes font des erreurs, il n'y a aucune honte à les reconnaître et à les corriger", a-t-il ajouté, sans plus de précisions.
Une grève générale et des manifestations contre le régime ont paralysé ce pays du 22 janvier au 26 février. Selon un bilan officiel, la répression a fait 137 morts, pour la plupart des civils.
La crise avait pris fin avec la nomination à la tête du gouvernement de Lansana Kouyaté, un diplomate proposé par les syndicats dans le cadre d'un accord avec les autorités.
Les propos du chef de l'Etat interviennent quelques heures seulement avant l'entretien de M. Kouyaté avec le président français Nicolas Sarkozy, prévu vendredi à Paris.
Revenant sur la grave crise de janvier-février, le président Conté s'est voulu rassurant: "Quel est le pays qui n'a pas connu d'événements comme ça, d'événements douloureux ? Nous ne sommes pas les seuls à connaître de tels événements".
"Ça arrive à tout le monde d'avoir des moments de difficultés, d'incompréhensions entre la population et le pouvoir", a-t-il ajouté.
Il a démenti avoir nommé M. Kouyaté sous la pression des syndicats et de la communauté internationale: "J'ai nommé un Premier ministre loin de toute pression, je n'étais pas obligé mais c'était nécessaire".
"J'espère que c'est une bonne chose d'avoir un Premier ministre pour prendre des coups à la place du président. La nomination de Kouyaté au poste de Premier ministre est un choix personnel".
"J'ai eu des Premiers ministres avec lesquels je ne me suis pas entendu, ils sont partis", a-t-il rappelé.
"Ni les syndicats, ni aucun corps étranger ne m'a obligé à nommer un Premier ministre. Il fera ce que je veux, ce qu'il veut. L'essentiel, c'est le bonheur du peuple de Guinée".
"Je suis satisfait de lui. Je l'ai appelé pour m'aider, il le fait bien. Le jour qu'il ne fera pas le bonheur du pays, il s'en ira", a précisé le président.
Le 1er mars, M. Kouyaté avait été investi et avait immédiatement reçu le soutien politique et financier de la France.
Lors d'une visite-éclair à Conakry, la ministre française déléguée à la Coopération de l'époque, Brigitte Girardin, avait annoncé une aide de 1,1 million d'euros.
Depuis cette date, ce diplomate de 56 ans réputé bon négociateur assume la fonction de chef du gouvernement, remplie par le chef de l'Etat depuis l'indépendance (1958).
L'entretien avec le président Conté a eu lieu dans la résidence de Mamadou Sylla, ancien chef du patronat et ami du chef de l'Etat.
Ce dernier, ainsi que le frère du président, Harouna Conté, un homme d'affaires, et le secrétaire-général du Parti de l'unité et du progrès (PUP, au pouvoir) Sekou Konaté, y ont assisté.
Lors de l'entretien, le chef de l'Etat affaibli depuis plusieurs années par un diabète et une leucémie fumait cigarette sur cigarette.
Cyberpresse 15/06/2007
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Le président Conté:""Ni les syndicats, ni aucun corps étranger ne m'a obligé à nommer un Premier ministre. Il fera ce que je veux, ce qu'il veut. L'essentiel, c'est le bonheur du peuple de Guinée"
Longtemps sous silence, le Président Conté a affirmé jeudi qu'il était le seul chef en Guinée. Parlant de la transition politique à la fin de son mandat en 2010, le chef de l'Etat guinéen est catégorique:"Il n'y a pas de transition ouverte. Je suis le chef, les autres sont mes subordonnés. Des erreurs ont été commises mais on est en train de les corriger. Tous les hommes font des erreurs, il n'y a aucune honte à les reconnaître et à les corriger" a déclaré le Président Conté.
Revenant sur la grave crise de janvier-février, le président Conté s'est voulu rassurant: "Quel est le pays qui n'a pas connu d'événements comme ça, d'événements douloureux ? Nous ne sommes pas les seuls à connaître de tels événements". Ça arrive à tout le monde d'avoir des moments de difficultés, d'incompréhensions entre la population et le pouvoir", a-t-il ajouté. Il a démenti avoir nommé M. Kouyaté sous la pression des syndicats et de la communauté internationale: "J'ai nommé un Premier ministre loin de toute pression, je n'étais pas obligé mais c'était nécessaire".
"J'espère que c'est une bonne chose d'avoir un Premier ministre pour prendre des coups à la place du président. La nomination de Kouyaté au poste de Premier ministre est un choix personnel". "J'ai eu des Premiers ministres avec lesquels je ne me suis pas entendu, ils sont partis", a-t-il rappelé. "Ni les syndicats, ni aucun corps étranger ne m'a obligé à nommer un Premier ministre. Il fera ce que je veux, ce qu'il veut. L'essentiel, c'est le bonheur du peuple de Guinée". "Je suis satisfait de lui. Je l'ai appelé pour m'aider, il le fait bien. Le jour qu'il ne fera pas le bonheur du pays, il s'en ira", a précisé le président.
L'entretien avec le président Conté a eu lieu dans la résidence de Mamadou Sylla, ancien chef du patronat et ami du chef de l'Etat. Ce dernier, ainsi que le frère du président, Harouna Conté, un homme d'affaires, et le secrétaire-général du Parti de l'unité et du progrès (PUP, au pouvoir) Sekou Konaté, y ont assisté. Lors de l'entretien accordé à la chaîne francophone TV5 et l'AFP, le chef de l'Etat affaibli depuis plusieurs années par un diabète et une leucémie fumait cigarette sur cigarette.
Africaguinee.com Source :AFP Africa Guinee 15/06/2007
Entre les étudiants de médecine de la première institution d'enseignement supérieur de la Guinée et leur rectorat, ce n'est toujours pas le parfait amour. Et pour cause, les mouvements de protestation qui ont débuté dans l'enceinte de l'Université de Conakry continuent avec leur cortège de malheur.
Ce matin du Mardi 5 Juin, les étudiants de la médecine sont encore descendus dans la rue pour bloquer la circulation tout en réclamant le départ de Dr Diallo, le Recteur et son staff, mais aussi l'attribution des numéros matricules à tous les étudiants de la médecine pour les permettre de composer.
Cette histoire de numéro matricule au dire des étudiants interrogés n'est autre que la résultante de la corruption qui gangrène les institutions d'enseignement supérieur en Guinée.
Selon eux, les étudiants qui n'ont pas de numéros matricule sont ceux qui n'ont pas eu le concours d'accès ou qui ne sont pas installés officiellement et qui ont été installés en classe par les responsables du rectorat moyennant des fortes sommes d'argent avec la promesse ferme de régulariser leur situation.
Et puisque la donne a changé, les nouvelles autorités ne veulent pas marcher avec la combine de leur prédécesseur. Le Recteur Dr Alpha Mamadou Diallo et son staff sont catégoriques : " Ne composeront que ceux qui ont des numéros matricules".
Les étudiants qui sont dans cette situation jurent aussi qu'après avoir passé tant d'année sur les bancs de l'Université, ils ne seront pas remerciés, mais seront pris en compte au même titre que les autres.
Au moment où, nous allions sous presse, la voix publique a été libérée par la force des forces de l'ordre.
Il n y a pas eu de blessés mais quelques arrestations ont eu lieu. Les forces de l'ordre sont toujours déployées sur le terrain pour contrer les manifestants.
Le pouvoir toujours dans les mains du vieux dictateur Lansana Conté
En quarante-huit années, notre pays la Guinée est victime d'une dictature sanguinaire, a souffert et souffre encore de nos jours de la domination d’une classe sociale, économique et politique. Notre crise n'est pas liée à un problème ethnique ou clanique mais plutôt d´ une crise d'institutions, de règles et le bafouage des valeurs de notre pays.
Nous sommes aujourd'hui un peuple soumis à la volonté d'un seul homme, qui est incapable de donner à la Guinée la fierté de vivre, et l'espoir d'un avenir certain. Alors pour une solution à la crise Guinéenne, il faut que le Général sanguinaire Lansana Conté et son régime militaro-mafieux qui ont imposé en Guinée un régime militaire et de dictature quittent le pouvoir.
Avec ce système de régime, nous avons tous constaté et assisté à une gestion clanique du pouvoir, des institutions de l’Etat organisées par le Chef de l'Etat lui même.
Pour garantir son pouvoir, s'enrichir et aussi enrichir ses proches, il a réussit a confier tous les postes importants de responsabilité économique, civile ou militaire à des gens proches de même ethnie, clan, famille et de ce fait, ils deviennent des gardiens aveuglement solidaires et dévoués au chef au détriment des intérêts de la nation. Il a fait faire régner la terreur et frapper dur quiconque refusant d'obéir aveuglément à travers les assassinats politiques, les emprisonnements arbitraires, les exils forcés, les licenciements, etc... Il a toujours mis en place un gouvernement de système « Parti-État » en vue de contrôler idéologiquement le peuple, faire semblant de lui donner la parole tout en l'empêchant de penser, lui donnant à manger avec la main droite pendant que la main gauche étrangle la gorge.
En d'autres termes, les dirigeants de son régime ont tout simplement érigé en règle une gestion de l'Etat de type monarchique sous l'apparence d'institutions républicaines.
Si nous sommes aujourd’hui parmi les pays les pauvres de la planète, c'est parce que le Général auto- proclamé, toujours président de la république a toujours instauré en Guinée:
- La corruption généralisée, - Le manque d’indépendance créant ainsi une justice vulnérable face aux autres pouvoirs de l’État, - L’impunité qui se justifie par le manque d’accès à la justice pour la population, - L'irresponsabilité devant la loi, - L’absence d'initiative, - La faillite de l’Etat dans sa totalité, etc.….
Il faut aux Guinéens et Guinéennes, une nouvelle République sans le dictateur Lansana Conté, une nouvelle dimension politique et une nouvelle forme de gouvernance, une nouvelle prise en charge des problèmes des citoyens du pays par un nouveau gouvernement responsable qui n’inclut pas le général Lansana Conté et son clan de corrompus.
Nous n´avons pas besoin d'un nouveau gouvernement qui a pour chef de l'Etat Lansana Conté; ce n´est pas un nouveau gouvernement sous le régime Conté qui va faire l'affaire des guinéens. Nous savons tous que le gouvernement de Mr Kouyaté est servant du système Conté, le meurtrier de nos enfants, l’affameur de nos populations. Lansana Kouyaté est un Premier Ministre de sous- main parce que tant que le dictateur Conté serait au pouvoir, rien ne changera. Ses déclarations, ses propositions et sa position ne sont que dans l'intérêt de son nominateur.
Alors ne nous trompons pas encore, car nous avons besoin de l'établissement de l'État de droit dans notre pays, et cela n'est pas possible et ne le serait jamais sous la présidence du vieux dictateur Conté.
Ce gouvernement ne sait pas ce qu’il veut faire puis qu’il n’a défini ni moyens, ni besoins de ce qu’il veut faire. C'est un gouvernement dirigé par le Général aujourd'hui malade, car les postes clés du gouvernement comme Ministre de Défense Nationale du Le général Mamadou Baïlo Diallo nommé le 12 Mai 2007; Ministre de l'Economie, des Finances et du Plan de Mr Ousmane Doré; Ministre des Affaires Etrangères, de la Coopération, de l'Intégration Africaine et des Guinéens de l'Etranger de Me Abdoul Kabele Camara; et aussi le PM sont sous sa responsabilité.
Quand aux autres postes restants, ils fonctionnent sous son contrôle mais via le Premier ministre.
Un gouvernement de consensus qui prétend faire sortir la Guinée de cette ornière doit être composé de gens expérimentés, au lieu de mettre à la tête des importants ministères des hommes et des femmes incompétents dont le seul mérite est d'être des alliés, des fidèles parmi les plus fidèles de Lansana Conté.
Notre pays la Guinée n’a pas un problème de Premier Ministre, elle a plutôt un « problème de Chef d’Etat », un « problème de personne au plus haut sommet de l’administration ». Il faut que les Guinéens comprennent cela. Le vrai changement ne débutera que le lendemain de la mort de Lansana Conté et le lendemain de sa chute du fauteuil Présidentiel.
Le combat que nous menons contre la dictature de Lansana Conté, doit continuer car la bataille n´est pas encore gagnée. Nous ne dévons pas avoir confiance à son nouveau gouvernement dont les ministres doivent, pour maintenir leurs postes, lui obéir en respectant son souci de toujours s'enrichir dans les caisses de l'État.
Les Guinéens sont déçus non seulement parce qu’ils auraient tant voulu voir leur Président partir du pouvoir mais aussi tout simplement parce qu’ils désirent voir leur pays prendre un nouveau départ pour une vraie démocratie, et voir naître un État de Droit et une justice juste et équitable.
LES CAUSES DU RETARD DU PROCESSUS DEMOCRATIQUE EN GUINEE.
Le déficit démocratique en république de Guinee est dû à plusieurs facteurs qui ont terni l’image de notre nation, a travers quelques cadres corrompus en quête de promotion pour leur bien être au détriment de la patrie.
Au lieu de se soucier du bien être moral et matériel de la population, ils ont préfère vendre l’image de la nation pour des intérêts egoistes qui ont draine le pays dans la phase actuelle que nous traversons aujourd’hui.
Nous allons examiner quelques facteurs ayant été à la base de la destruction, afin que chacun de nous puisse avoir une vision claire dans le retard du processus démocratique en Guinée.
Et savoir caser les responsabilités a l’avenir afin que nos futures générations puissent comprendre le degré des crimes commis en Guinée.
Cela permettra a notre peuple et a nos cadres conscients de revulgariser la nouvelle marche vers un nouveau issu plus profitable au peuple.
Si la démocratie est synonyme de liberté et l’expression de la volonté du peuple, sa privation a la liberté d’expression et de mouvement du peuple est un crime.
Mais quand le peuple est prive de liberté, terrorise par les forces de l’ordre pour une gloire ephemere, comment voulez-vous que l’appareil de l’état tourne avec dynamisme et que le peuple retrouve son souffre ?
Les causes du retard du processus démocratique sont multiples en Guinée.
La mentalité de nos cadres et leur comportement vis a vis du peuple n’est pas conforme à l’ordre d’un état de droit.
Quand nos cadres ne sont pas conscients de leur devoir patriotique, cela crée un laisser aller dans le pays et un sauve qui peut.
Nous pouvons changer de système, mais la mentalité reste le facteur prédominant pour toute réussite politique, économique, sociale et culturelle d’un pays.
La confiscation des médias et la privation de la presse a jouer son rôle déterminant dans la formation et l’information de la population.
_La non libéralisation des médias publics aux partis politiques, a la société civile et religieuse sont des facteurs qui freinent l’évolution du processus démocratique dans un pays.
_L’intimidation ou le trafique d’influence des citoyens a s’exprimer librement dans leur propre pays en vue de donner leur opinion sur la vie socio-politique, est aussi plus grave.
Le refus du Gouvernement a délivrer des permis a des chaînes privées comme dans les pays démocratiques est une déroute totale pour un pays qui se réclame de l’état de droit…
La violation des droits des citoyens et le non-respect des codes électoraux sont un obstacle a l’évolution du processus démocratique.
_La poursuite des leaders politiques dans leur programme de sensibilisation et de formation est une entrave leurs programmes pour la démocratie.
La monopolisation de l’appareil étatique au niveau d’un groupe est une obstruction a l’évolution du processus démocratique : CONSEQUENCE DE LA MAUVAISE GOUVERNANCE.
Inexistence de l’assemblée et de la cour suprême est un facteur qui terni l’image du processus démocratique.
Quand l’assemblée nationale et la cour suprême ne sont pas en harmonie avec le peuple, cela crée un disfonctionnement dans l’appareil étatique.
C’est pourquoi en Guinée, il y a des citoyens qui ne cessent de se poser la question a sa savoir : Quel est le rôle juridique de la cour suprême ?
La participation de certains cadres corrompus dans les boycottes du processus démocratique est aussi plus grave.
Car si ceux qui sont sensés le défendre sont les premiers a épiner le chemin de la Démocratie, cela veut dire que ces cadres ont trahi la nation.
Les interdictions des manifestations des partis politiques dans un pays est considère comme entrave à la quiétude sociale est encore plus grave.
Et pourtant cela est inscrit dans la constitution du pays. VOILA LA PLUS GRANDE CONTRADICTION qu’affiche encore les soit disant gouvernants du pays qui se disent démocratique.
Voilà l’une des violations que l’opinion internationale et nationale ne peut pas pardonner aux gouvernants d’un pays qui se réclame de l’état de droit, COMME LA GUINEE.
Pensez-vous mes chers compatriotes que la Guinée pourra sortir de l’ornière, quand les citoyens ne sont pas libres d’acte et d’esprit ? NON
Voilà le grand souci des patriotes aujourd’hui.
Car on ne peut pas construire une démocratie réelle sans que ces facteurs inventories ne soit corriges dans nos mauvaises habitudes.
Nous sommes l’un des pays en Afrique de l'Ouest ou les media publics sont toujours monopolises par l’état.
Et ce qui est dit est contraire a la réalité même de l’avis des citoyens sur le terrain. VOILA LE DRAME EN GUINEE.
Si nous voulons bâtir une nation, nous devons la bâtir sur la vérité. Car seule la vérité traduit l’attitude de dignité de l’être. Tournons cette page triste de l’histoire de notre nation.
Le peuple de Guinée a souffert de l’injustice, des abus de l’autorité et aussi de la complicité de certains cadres qui ont façonne une démocratie du type JE NE SAIS QUOI !
Maintenant les forces vives de la nation doivent prendre le destin de la nation en main, a travers une transparence dans les élections, afin d’oublier ses tristes moments difficiles que le peuple de Guinée traverse.
Car nous devons revoir tous les contrats signes au nom du peuple et qui n’ont jamais profite à la nation, a cause de la corruption qui a fonde son NID EN GUINEE sous lansana Conte.
Voilà l’une des raisons ayant place la Guinée aujourd’hui comme l’un des pays les plus corrompus du continent.
Les processus électoraux n’ont été que des farces pour tromper l’opinion nationale et internationale, sachant très bien que nous nous trompons nous-mêmes.
La cohabitation entre les partis politiques et les forces vives de la nation doit être une réalité de terrain et non une réalité de farce.
Voilà en quelques lignes les causes du déficit démocratique en Guinée selon mon analyse.
Elles peuvent être résolue, quand chacun de nous fera une prise de conscience du mal qui est déjà installe dans la concession guinéenne. Mais avec les évènements de janvier et février, le peuple commence à comprendre que seule l’unité de toutes les couches sociales du pays peut nous tirer de ces calvaires. Soyons sérieux envers notre peuple, l’avenir de la nation est déjà en danger. Nous devons le surmonter, voilà le grand sacrifice qui attend tout un chacun de nous pour le bien d’être moral et matériel de notre nation. Vive la République. Vive les forces vives du changement démocratique en guinee.
Lansana Kourouma Gouza.
Lansana_kourouma@yahoo.fr
New York U.S.A. AUTEUR: Lansana Kourouma Gouza 2007-05-24
Selon ce dernier, quelques soldats incontrôlés auraient manifesté leur mécontentement contre la nomination de Baïlo Diallo à la tête du département de la Défense. Considéré pour eux comme un élément du sérail du haut commandement, le Général Baïlo est étiqueté aussi par ces soldats comme un sujet à la solde du président Conté.
Tenu au courant de cette pagaille, le président Conté aurait laissé entendre son mépris à l’encontre des jeunes militaires, selon les témoignages proches de sa sphère. Cette absence de prise de décision du président face à cette situation, dénote de l’absence de commandement au sein de l’armée. Une inaction des forces de l’ordre qui continuent à avoir raison des biens des pauvres citoyens.
A suivre…
Guineenews: 5/13/2007
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Selon ce dernier, quelques soldats incontrôlés auraient manifesté leur mécontentement contre la nomination de Baïlo Diallo à la tête du département de la Défense. Considéré pour eux comme un élément du sérail du haut commandement, le Général Baïlo est étiqueté aussi par ces soldats comme un sujet à la solde du président Conté.
Tenu au courant de cette pagaille, le président Conté aurait laissé entendre son mépris à l’encontre des jeunes militaires, selon les témoignages proches de sa sphère. Cette absence de prise de décision du président face à cette situation, dénote de l’absence de commandement au sein de l’armée. Une inaction des forces de l’ordre qui continuent à avoir raison des biens des pauvres citoyens.
A suivre…
Guineenews: 5/13/2007
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C'est au Président Conté de résoudre le problème de l'Armée.
Le Président de l'UPG (Union pour le progrès de la Guinée) était ce matin devant la presse. L'honorable Jean Marie Doré s'est exprimé sur quelques sujets qui font l'actualité guinéenne notamment la situation qui prévaut dans les rangs de l'Armée.
En parlant de ce sujet, le député extra parlementaire dit qu'il est" imprudent de la part du premier ministre Lansana Kouyaté de s'en charger de ce dossier." Et il martèle: "C'est au président Lansana Conté de résoudre ce problème qu'il a généré avec ses hommes" d'après Jean Marie Doré.
Tout en reconnaissant que les militaires ont le droit de revendiquer le paiement de leurs arriérés de solde, le président de l'UPG précisera que ces derniers ont obtenu ces droits du Président Lansana Conté par la force des armes.
Et de conclure que tout aveux obtenu sous pression n'a qu'une valeur temporaire. "Par conséquent poursuit-il, Lansana Conté était à mesure, une fois sa liberté retrouvée, de dire clairement son incapacité à respecter cet engagement.
"Mais si par contre cela n'a pas été fait. Des textes ont été adoptés à cet effet. Et les soldes décaissées sur cette base. C'est à lui de répondre. En tant que chef de l'armée." dira en substance Jean Marie Doré.
En somme pour Jean Marie, la résolution de ce problème incombe à Lansana Conté et non pas au gouvernement de Lansana Kouyaté.
Toutefois, il exprimera ses inquiétudes de voir la Guinée avoir des problèmes avec son armée. "C'est pour quoi, dira t- il, il faut une solution définitive à ce problème."
Comme solution définitive à cela, Jean Marie considère non seulement le paiement des arriérés de soldes mais le respect des règles d'octroi de promotion et l'équilibre régional des recrutements. C'est à dire que toutes les ethnies soient prises en compte lors des recrutements.
La coalition du RPG pour le report; « Nous attendons d’abord notre rencontre avec le premier ministre Lansana Kouyaté. Cette rencontre est prévue ce mardi 8 mai ».
(Le Diplomate Guinée 07/05/2007)
Officiellement, les élections législatives auront lieu en juin prochain. En prélude à cette consultation nationale, 12 partis politiques (dont le RPG) réunis autour de la coalition appelée Forces vives du changement ont animé une conférence de presse le vendredi 03 mai dernier au domicile du leader du PPG Charles Pascal Tolno à Donka, Conakry.
Au centre des débats, le report des prochaines législatives, le réexamen de la CENI et du code électoral, la mise en place d’une commission d’enquête internationale etc. pour faire la lumière sur les évènements douloureux de juin 2006 et du janvier février dernier. «Pour avoir une bonne élection, il faut une commission électorale nationale complètement indépendante. Pour qu’on organise les élections en novembre, avoir la troisième législature en décembre. » Ainsi introduira le porte parole des forces vives du changement Mamadou Oury Ditinn Diallo. En outre, la coalition demande en plus du report des législatives, une commission électorale nationale complètement indépendante et institutionnalisée. Qui gère tout le processus électoral de la révision des listes électorales jusqu’à la proclamation des résultats provisoires.
Dans le cahier des doléances de la coalition, figurent également l’institutionnalisation du poste de premier ministre, la limitation du mandat présidentiel à 5 ans renouvelable une seule fois, ou le retour à la case de départ. Et la mise en place d’une commission internationale d’enquête. Pour faire la lumière sur les évènements douloureux de juin 2006 et du janvier février dernier. Qui ont laissé sur le carreau plus d’une centaine de morts. Des victimes qui ne demandaient que leurs droits : le riz, l’eau, le courant, les soins de santé etc. Rien de plus. Pour ce faire, le RPG et consorts misent sur une commission d’enquête africaine composée de l’Union africaine, la CEDEAO, la fédération internationale des droits de l’homme etc. La coalition soupçonne le gouvernement de ne pouvoir rétablir toute la vérité, compte tenu du degré de responsabilité de certaines grosses légumes de la hiérarchie civile et militaire. Qui a donné l’ordre de tirer ? Qui a tiré ? Tous, insiste la coalition, doivent être démasqués et traduits devant la justice. Dans les débats, Ahmed Tidiane Cissé, l’un des membres de la coalition refuse de croire que les syndicats les ont effacés. Pour lui ce qui ont marché et qui ont été tués lors des derniers évènements douloureux sont les militants de l’opposition. C’est dire donc « que les partis politiques ne sont pas morts.» La réalité politique va, sous peu, s’imposer avec les prochaines législatives, précise l’ex n°2 du RPG. Dont le président Alpha Condé, enfoncera le clou en ces termes : « Quand nous disons changement, c’est le départ du président Lansana Conté. » Mais l’homme va piquer une petite colère, lorsqu’un confrère évoquera la nécessité de l’unité de l’opposition en vue d’opérer l’alternance tant attendue. « Il faut qu’on arrête de diaboliser. Qu’on arrête de nous rabattre les oreilles. On ne peut pas nous imposer une unité fictive. Les partis s’unissent en fonction de leurs objectifs, leurs orientations politiques. Il y’en a qui étaient dans la mouvance hier, aujourd’hui ils sont dans l’opposition, inversement… »
En tous les cas, Ahmed Tidiane Cissé avait quitté avec bruit et fracas Alpha Condé pour rejoindre la mouvance présidentielle. Sur l’acceptation du principe de réexamen de la CENI, le porte-parole de la coalition des forces vives a bon espoir d’être entendu. Lansana Conté a changé, pense t-il. Et si la CENI n’est pas reformée ? La réponse de Ditinn est claire : « Nous attendons d’abord notre rencontre avec le premier ministre Lansana Kouyaté. Cette rencontre est prévue ce mardi 8 mai ».
Sur le pourquoi le silence du président du RPG après les tueries de janvier février, Pr Alpha Condé qui ne répondra pas à la question, se dit désolé. « La conférence n’est pas organisée par le RPG, vous attendez la conférence du RPG… » Il reste cependant à savoir si la coalition des forces vives pour le changement (CFC) pourra réussir là où la CODEM,…, et le FRAD ont échoué. Sauf que le contexte a changé (ou presque). Mais attendons de voir.
Ça commence et elle réitère son massacre ça va toujours continuer tant que Conté restera indésirablement aux commandes, son armée terrorisera toujours le peuple guinéen. Cette grogne de l’armée était attendue malgré sa docilité, son manque de courage et ses hésitations face à son propre destin.
En faites, celle du peuple est en veilleuse malgré aussi un temps d’accalmie donnant ainsi au 1er ministre et à son gouvernement le temps de mieux s’imprégner de la situation et des conditions du guinéen parce que aucune solution n’a été trouvée au problème posé.
Le problème posé est; Conté. La solution : son départ si l‘armée prend fait et cause pour le peuple.
Quand en plein mouvement de grève le peuple demandait, implorait ton secours et ton concours c’est le moment choisit contre toute attente par tes hommes de se désolidariser du peuple martyr de Guinée.
En versant, en te glorifiant et en te plaisant dans le sang du peuple, en t’opposant avec la plus humiliante et la plus inhumaine des méthodes à la volonté populaire nous rappelant ainsi les durs moments de l’apartheid, tu as trahi ton serment de fidélité au peuple.
En réclamant l’armée son ‘’argent’’ le prix de son silence et de sa forfaiture pour ces 9 ans de trahison contre le peuple au moment où l’insatiable Conté mettait les caisses de l’état à sec. Elle ne nous laisse désormais aucun doute sur son extrême égoïsme, tandis que le peuple, lui demandait le départ de Conté, l’armée elle l’imposait par les fusils.
Quelque chose s’est levé, il ne s’arrêtera pas car trop c’est trop le peuple veut le changement, et le changement aura lieu inévitablement. Dans un tel conteste la disparité depuis le début était totale à savoir:
FAIRE PARTIR CONTÉ PACIFIQUEMENT PAR LE PEUPLE ou LE MAINTENIR PAR LA FORCE PAR L’ARMÉE.
La solution qui arrangerait toutes les parties était de se débarrasser de la cause de cette division et ainsi l’on ne serait pas là aujourd’hui. Mais malheureusement cette armée de pourritures manquant complètement de patriotes et d’hommes responsables au sens large du mot en son sein pour s’engager sur la voie historique en prenant fait et cause pour le peuple a opté pour le déshonneur, la honte et la corruption.
Aujourd’hui ce n‘est un secret pour personne, la solution à tous nos problèmes c’est le départ de Conté, rien d’autre.
À lire les revendications de l’armée et leur tentative de séduction de main hypocrite tendue vers leur victime d’hier le peuple, à entendre aujourd’hui ces hommes en uniforme parler haut et fort qu’ils sont AVEC et POUR le peuple nous donnent l’impression qu’ils se foutent du peuple ou ils pensent nous faire avaler la quinine à la place du miel.
Le peuple a ses chats à fouetter, vous avez les vôtres que chacun s’occupe de son problème. Le peuple ne suivra jamais cette armée de poltrons car sa solution est de verser notre sang et elle s’en réjouis inconsciemment après avoir accompli son horrible crime moyennant la solde qu’elle réclame aujourd’hui avec insistance et sans état d‘âme.
- Apatride et symbole de la honte toi qui laisses les mercenaires venir massacrer sous tes yeux ton paisible et courageux peuple sans que tu ne lèves le petit doigt. - Égoïste et hypocrite toi qui fermes les yeux sur les souffrances de ton peuple en l’abandonnant dans son indescriptible misère lorsque tu as la solution de ses malheurs et tu la lui refuses en prétendant le défendre ou le protéger.
Tes revendications d’aujourd’hui ne sont que le fruit de ta traîtrise envers le peuple et la récompense de ton empathie pour le peuple. Triste et honteux sort de la part de ces hommes à la solde exclusive du tyran contre la volonté de tout un peuple et qui aujourd’hui se sentent abandonnés par leur maître, veulent que le peuple s’apitoie sur leur sort qui n’en est pas un.
Le peuple conseillerait à son 1er ministre la PRUDENCE, ne pas se mêler de cette sale affaire en laissant Conté et ses hommes réglés leur affaire entre eux.
Une affaire militaro-militaire ne trouve sa solution que par la force des armes. Le peuple voit dans cette affaire de l’armée la suite logique d‘une longue politique de clientélisme, de favoritisme et d’ethnocentrisme en son sein organisée et entretenue par Conté.
Kouyaté en s’ingérant dans cette affaire se met la corde au cou, et qu’il sache que toute cette histoire ne vise qu’à lui mettre les bâtons dans les roues, qu’il sache que les mains de Conté et de sa mafia sont là bref qu’il ne devait pas s’engager solennellement auprès des militaires.
Un autre honteux héritage qu’il endosse ce malgré lui et plus grave les auteurs de ce scandale militaro-financier sont bel et bien toujours là dans les rouages de la chaine de commandement militaire.
Et plus choquant, ils continuent leur sale besogne sans être inquiétés parceque tant que Conté reste aux commandes, il n’y aura pas de solution pour l‘instant.
Après les violentes manifestations qui ont ébranlé le pouvoir dictatorial de Conté en paralysant tout le pays pendant plus d‘un mois causant la mort de plus de 120 innocents et aboutissant à la nomination d’un premier ministre chef du gouvernement, hélas… nous entamons dans un calme des plus suspicieux avec un espoir mitigé le moment de la vérité avec la prise en charge des affaires du pays par le nouveau premier gouvernement de M. Kouyaté.
Cette équipe de M. Kouyaté que les observateurs qualifient d’INEXPÉRIMENTÉE aura face à elle et sur ses frêles épaules de nombreux défis à relever et beaucoup d’obstacles à surmonter.
L’espoir du peuple est trop grand pour être déçu.
Veillons à ce que CONTÉ et son clan qui nous savons tous n’ont pas encore désarmé et étant sous le coup de la défaite, essaieront de reprendre la situation en leur faveur, donc n’allons pas si vite en besogne, restons vigilants.
Quand comme à l’accoutumée la puissance de la rumeur vient à nouveau ces temps-ci balayer ces velléités intellectualistes d’une population habituée à l‘oralité, ceux qui n’ont pas quitté les bureaux, les cafés, les cabarets, les maquis etc… attendent le retour des indiscrets de la primature et de la présidence pour s’informer de l’ambiance qui a régné durant toute la journée afin de passer le fil à ceux qui attendent pour informer l’opinion nationale et internationale, sachant qu’en Guinée, tout se su à la minute.
Oui, nous avions finalement eu le gouvernement de M. Kouyaté, après tant de spéculations et d‘attente. Mais est-ce que c’est celui que le peuple a demandé?
Des hommes/femmes qui n’ont pas été mêlés ni de près ni de loin à des malversations, le peuple appréciera et l‘histoire jugera… LE PEUPLE RETIENT SON SOUFFLE
Accueilli triomphalement par le peuple et qualifié de MESSIE, l’espoir fondé sur le PM. ne permet pas la moindre désillusion ou déception de la part des guinéens. En formant son gouvernement avec les hommes/femmes de son ‘’CHOIX’’ le PM s’engage directement à endosser toute responsabilité devant le peuple en cas d’échec, et marquera l’histoire comme un homme d’état en cas de réussite.
Le guinéen a été confus et ébahi par le choix des membres du nouveau gouvernement mais s’est réservé de tout commentaire doutant que les nouveaux venus qui ne s’y attendaient pas ou presque ne tombent dans la folie du béni oui-oui, et aussi avec des supers ministères en charge, donnons leurs le bénéfice de doute mais tout en ne les perdant pas des yeux
Les commentaires vont bon train, le sentiment général en ce moment est attendons voir, le OUF de l’espoir ne viendra que si le gouvernement pose ses premiers actes concrets. Nous ne cesserons jamais de le dire Conté reste le seul obstacle au bien-être du peuple guinéen, si le gouvernement Kouyaté a les mains libres et qu’il ne se laisse pas piquer par le virus de Conté la corruption, il a de grandes chances d’amorcer de grandes réformes car le guinéen veillera à ce que les ministres fassent ce qu’il demande, et le premier défaillant devrait servir d’exemple. Nous restons sceptiques quant à la physionomie du gouvernement, Conté a négocié très fort néanmoins Kouyaté a aussi eu ce que le peuple lui demandait.
En écartant les anciens ministres protégés de Conté, Kouyaté a gagné un pari, mais dans la situation actuelle, le peuple aimerait du PM. des actes concrets pour un rapide redressement de l’économie, la mise en place d’une commission d’enquête indépendante pour punir Conté et ses complices et la lutte contre l’insécurité et le chaumage des jeunes.
Le peuple n’aura jamais la conscience tranquille tant que Conté reste aux commandes même à titre honorifique.
Le peuple apportera tout le soutien nécessaire que le PM. M. Kouyaté aura besoin en échange d’une amélioration rapide de ses conditions de vie, et l’adhésion du peuple à sa cause dépendra de ce qu’il aura fait de concret sur le terrain.
Le PM est conscient que les guinéens ne toléreront pas et attendent et d’ailleurs de pied ferme, le moindre faux pas et de lui et de ses ministres, encore moins le jour où le dictateur essaiera sa fourberie contre cette équipe, la furie populaire ne se fera pas attendre.
L’injustice criarde, la concussion, l’impunité, l’insécurité et le désordre avaient atteint leur summum. En dépit de ses déclarations triomphalistes, le régime ne pouvait plus contenir les menaces provenant de tous les cotés, chaque jour le pouvoir s’effritait et le cercle familial se rétrécissait comme un pot de chagrin.
Par le manque de patriotisme de cette armée de poltrons, nous avions raté l’occasion exceptionnelle d’en finir avec ces criminels.
La démocratie de façade dont seuls Conté et son clan sont satisfaits ne mène nulle part, pis, Conté a épuisé toutes ses cartes, il se trouve dans un cul de sac. Le mythomane dans sa logique pensait qu’il pourrait indéfiniment diriger un État en semant la terreur, le vol, l’insécurité, l’impunité… C’est après 23 ans d’une gestion calamiteuse, d’un règne sans partage et d’une injustice criarde que Conté se réveille et constate que ses manœuvres mafieuses, ses violations quotidiennes des lois, son mépris pour le peuple guinéen, ses hold-up électoraux, ses coûts bas, ses grossiers mensonges et ses paroles non-tenues ne font que se retourner contre lui.
Alors, ne pouvant plus compter que sur son armée qui d’ailleurs vient de fêter ses 23 ans d’une gestion catastrophique et n’entendant que le langage de la force, il fait un virage de 180 degrés de sa politique désastreuse et joue à fond la carte de la terreur pour se maintenir au pouvoir avec un semblant de sagesse masquant une peur bleue et une défaite cuisante pour avoir une certaine crédibilité aussi minime soit-elle.
Somme toute, ce régime qui a échoué dans tous les domaines politique, économique, social et culturel et terni l’image du pays, le peuple n’en pouvait plus et n’en voulait plus, seul un changement à la tête est aujourd‘hui la solution à tous nos problèmes.
Seul le départ de Conté du pouvoir apportera le changement tant attendu par le guinéen.
Est-ce que le démon est-il entrain de reculer pour mieux sauter?
Reviendra t-il sur ses décisions et ses promesses et crier au feu?
Ya t-il eu un changement? NON, parce que le MAL Conté est toujours là et le peuple est resté sur sa faim.
GUINÉE - 1 avril 2007 - Dans une procédure assez exceptionnelle, Linda Thomas Greenfield, sous-secrétaire d’État adjointe aux Affaires africaines, a dû, le 22 mars, s’expliquer devant les membres du Congrès sur les actions du gouvernement américain pendant les événements de janvier-février en Guinée.
En privé, Mme Greenfield a révélé que l’ambassadeur Jackson McDonald avait instamment demandé aux responsables de l’armée d’assurer la sécurité des chefs des syndicats et fait connaître son opposition à tout coup de force militaire.
Ce qu’elle n’a pas dit, c’est que l’ambassadeur avait expressément conseillé au président de l’Assemblée nationale Aboubacar Somparé de faire constater la vacance du pouvoir présidentiel et la déchéance de Lansana Conté. Somparé avait répondu que même s’il y était personnellement disposé, la procédure constitutionnelle prévoyait que le président de la Cour suprême, Lamine Sidimé, prononce cette destitution, et que ce dernier s’y refuserait.
L’ambassadeur américain n’étant pas convaincu, Lamine Sidimé avait été prié de se joindre à l’entretien, et il avait confirmé qu’il n’était pas prêt à entériner la déposition du président Conté.
Auteur: Jeune Afrique Intelligent Date: 2007-04-07
GUINÉE - 1 avril 2007 - Dans une procédure assez exceptionnelle, Linda Thomas Greenfield, sous-secrétaire d’État adjointe aux Affaires africaines, a dû, le 22 mars, s’expliquer devant les membres du Congrès sur les actions du gouvernement américain pendant les événements de janvier-février en Guinée.
En privé, Mme Greenfield a révélé que l’ambassadeur Jackson McDonald avait instamment demandé aux responsables de l’armée d’assurer la sécurité des chefs des syndicats et fait connaître son opposition à tout coup de force militaire.
Ce qu’elle n’a pas dit, c’est que l’ambassadeur avait expressément conseillé au président de l’Assemblée nationale Aboubacar Somparé de faire constater la vacance du pouvoir présidentiel et la déchéance de Lansana Conté. Somparé avait répondu que même s’il y était personnellement disposé, la procédure constitutionnelle prévoyait que le président de la Cour suprême, Lamine Sidimé, prononce cette destitution, et que ce dernier s’y refuserait.
L’ambassadeur américain n’étant pas convaincu, Lamine Sidimé avait été prié de se joindre à l’entretien, et il avait confirmé qu’il n’était pas prêt à entériner la déposition du président Conté.
Auteur: Jeune Afrique Intelligent Date: 2007-04-07
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GUINÉE - 1 avril 2007 - Dans une procédure assez exceptionnelle, Linda Thomas Greenfield, sous-secrétaire d’État adjointe aux Affaires africaines, a dû, le 22 mars, s’expliquer devant les membres du Congrès sur les actions du gouvernement américain pendant les événements de janvier-février en Guinée.
En privé, Mme Greenfield a révélé que l’ambassadeur Jackson McDonald avait instamment demandé aux responsables de l’armée d’assurer la sécurité des chefs des syndicats et fait connaître son opposition à tout coup de force militaire.
Ce qu’elle n’a pas dit, c’est que l’ambassadeur avait expressément conseillé au président de l’Assemblée nationale Aboubacar Somparé de faire constater la vacance du pouvoir présidentiel et la déchéance de Lansana Conté. Somparé avait répondu que même s’il y était personnellement disposé, la procédure constitutionnelle prévoyait que le président de la Cour suprême, Lamine Sidimé, prononce cette destitution, et que ce dernier s’y refuserait.
L’ambassadeur américain n’étant pas convaincu, Lamine Sidimé avait été prié de se joindre à l’entretien, et il avait confirmé qu’il n’était pas prêt à entériner la déposition du président Conté.
Auteur: Jeune Afrique Intelligent Date: 2007-04-07.
Les accords tripartites ont été signés en Janvier. Les attributions du Premier Ministre aussi. La feuille de mission publiée. Eugène Camara limogé. Lansana Kouyaté nommé. Mais, pourquoi, après dix jours, le nouveau Chef du gouvernement tarde à composer son équipe ? Enquête
A en croire de nombreux témoignages, un blocage existerait, lié à l’exigence du Chef de l’Etat de disposer de certains postes importants auxquels il recommanderait ses fidèles proches. L’intérieur et la Sécurité, les finances et l’économie, les affaires étrangères…
L’intérieur et la Sécurité
L’objectif du chef de l’Etat d’avoir une main basse sur cet important et stratégique département permettrait de contrôler les élections et d’assurer la victoire du PUP, devenu impopulaire, de facto incapable de remporter les législatives de Juin prochain. Du coup, la victoire certaine de l’opposition à ce scrutin constituerait une menace à la survie politique de Lansana Conté. Car, avec une majorité confortable, l’opposition guinéenne pourrait engager la réforme de la constitution, ou tout au moins, pour une cause justifiée, la procédure de destitution du Chef de l’Etat, handicapé par de nombreuses maladies notamment le diabète aigu et la leucémie.
Les Finances et l’Economie
L’argent est le nerf de la guerre. Après 23 ans de règne, Lansana Conté le sait mieux que quiconque. Pour asseoir son pouvoir de plus en plus fragilisé par les contestations populaires sur fond de revendication légitime de l’amélioration des conditions de vie désagréables des travailleurs et du peuple, il lui faut la monnaie.Pour acheter la "fidélité" de certains de ses partisans de moins en moins nombreux, pour maintenir la "loyauté politique" des collaborateurs prêts, à tout moment, à quitter le bateau menacé de naufrage, pour obtenir le soutien des chefs de l’armée…, il faut les billets de banque.
Or, en tenant compte des accords tripartites, dorénavant, même la Banque Centrale n’est plus rattachée à la présidence de la République. Elle devient une institution à pleine autonomie. Dans le nouveau schéma de gestion du pays, la feuille de mission adressée à Lansana par Lansana est également claire : la lutte contre la corruption, la crise économique et sociale, l’injustice, l’organisation d’élections libres et transparentes, bref, l’instauration d’une politique de bonne gouvernance.
Comment parvenir à ces résultats sans le contrôle effectif des mécanismes qui expliquent ce succès ? Absurde !
De ce point de vue, la primature serait une coquille vide, les négociations sociales un échec, des risques de nouveaux mouvements sociaux inévitables, si jamais, dès l’entrée en matière, ces éléments échappent à Lansana Kouyaté. Il n’y a pas l’ombre d’un doute.
Pourquoi les accords tripartites ont force de loi
Signés par les institutions Républicaines mandatées par Lansana Conté, les syndicats et le patronat, les accords tripartites ont force de loi. Ils engagent la responsabilité pénale, politique, morale… des partenaires sociaux. Le respect des engagements est une obligation. Toute violation par un partenaire ou un autre, pouvant entraîner des oppositions justifiées.
Dans ce contexte, l’évocation de la marge de manœuvre de Lansana Conté relative aux prérogatives que lui attribue la loi fondamentale, s’inscrit dans une logique belliqueuse, visant éventuellement à s’opposer à la réalisation de la volonté populaire (Syndicats, société civile), de l’Etat, du patronat, avec la médiation de la CEDEAO.
"Les mauvaises habitudes ont la vie dure", dit-on. Il est fort probable, que Lansana Conté se serve de ses prérogatives constitutionnelles pour tenter de mettre les bâtons dans les roues de Kouyaté. Ce qui ne serait pas une surprise.
Mais, ce qui est important, ce dernier devrait se canaliser dans la stricte application des accords tripartites, de sa feuille de mission, de ses attributions, issus, sans nul doute de la volonté du pouvoir, des syndicats et de la société civile d’instaurer une nouvelle forme de gouvernance dans le pays.
La similitude n'est pas l'exactitude.Parler du scénario ivoirien à propos de la Guinée serait une erreur d’analyse. Même si, Lansana Conté, dépositaire du pouvoir discrétionnaire peut en user pour tenter de commettre de nouvelles gaffes.
En effet, la Côte d’Ivoire et la Guinée sont deux cas de figure divergents.
En Côte d’Ivoire, les acteurs et les garants moraux des accords sont les principaux belligérants notamment Laurent Gbagbo, Guillaume Kigbafori Soro... En dehors des milices des deux camps, la société civile ivoirienne est tenue à l’écart de la gestion de la crise.
Dans cette logique guerrière, sous l’impulsion d’un camp ou d’un autre, comme c’est constamment le cas, les accords peuvent être violés. Seul l’arbitrage des institutions internationales peut ramener le calme, ou appeler au respect des accords.
En Guinée, la crise se polarise entre le peuple lui même à travers les syndicats et la société civile et le pouvoir, sous la médiation des religieux.
Désormais considérés comme un véritable contre-pouvoir au régime guinéen, les syndicats et la société civile, acteurs et garants moraux des accords tripartites ont la responsabilité de contrôler l’exécution correcte de ces accords, de se mobiliser et d’intervenir, si nécessaire, à tout moment, dans l’application systématique du protocole.
Dans les cas les plus extrêmes comme l’état de siège, le parti présidentiel n’a pas hésité à s’opposer aux caprices du Chef de l’Etat.
A Abidjan, la communauté internationale prédomine dans la résolution de la crise.
A Conakry, les Guinéens sont maîtres du jeu. De leur destin.
Quoi qu’il en soit, en Guinée, rien ne sera plus comme avant et après le 10 Janvier 2007. Mieux, ce n’est pas la rue qui s’exprime. C’est le peuple organisé, déterminé et mobilisé au sein de l’Inter-Centrale et de la société civile, qui revendique ses droits confisqués par une minorité avide du pouvoir, incapable de gérer correctement le pays et de conduire à la prospérité économique et au progrès social.
Nous y reviendrons
Paul Moussa DIAWARA
Directeur de la rédaction et de la publication d’aminata.com
Rabiatou Diallo, passionaria de la contestation en Guinée.
Rabiatou Serah Diallo lors d'un meeting le 25 février 2007 à Conakry
Hadja Rabiatou Sérah Diallo, syndicaliste guinéenne au caractère bien trempé, a réussi à s'imposer dans un univers dominé par les hommes jusqu'à devenir un des symboles de la contestation qui a fait vaciller le régime de Lansana Conté.
"Diriger c'est mon plaisir, j'aime commander et surtout faire plaisir à mes camarades qui m'ont toujours encouragée", clame cette veuve de 56 ans devenue en 2000 la première femme secrétaire générale de la Confédération nationale des travailleurs de Guinée (CNTG, fonctionnaires).
Rabiatou Serah Diallo le 25 février 2007 à Conakry
Aux côtés de son collègue Ibrahima Fofana, dirigeant de l'intersyndicale du privé, l'Union syndicale des travailleurs de Guinée (USTG), celle qu'on surnomme "Rabi" est parvenue à mobiliser une grande partie de la population pour conduire trois grèves générales en moins d'un an.
Entre janvier et février, les syndicats ont endossé une révolte aux accents politiques pour forcer M. Conté, au pouvoir depuis 23 ans, à nommer un Premier ministre proposé par la société civile, au terme d'un mois et demi de bras de fer émaillé de violences qui ont fait au moins 113 morts.
Epouse d'un ancien gouverneur aujourd'hui décédé et mère de sept enfants, Rabiatou a éprouvé de profondes difficultés à se faire une place dans le milieu syndical de Guinée, traditionnelle chasse gardée masculine dans ce pays à majorité musulmane.
"Il faut que la femme puisse défendre ses droits et revendiquer au même titre que les hommes", explique "Rabi", qui évoque un "parcours long et difficile".
"C'est en 1969 que j'ai fait mes premiers pas à Kankan (est) dans une section locale de la CNTG", se souvient Mme Diallo, aujourd'hui membre du Conseil économique et social de Guinée et de la Commission électorale nationale autonome (Cena).
"J'étais secrétaire de direction, mais j'avoue que j'avais du mal dans ce métier, parce qu'il (...) est synonyme de soumission. J'ai donc suivi des cours en parallèle et je suis devenue greffière, puis magistrate", poursuit-elle.
En 1984, Rabiatou rejoint la CNTG --encore appelé à l'époque "Comité" et non "Conseil"--, seule structure ayant survécu à l'arrivée au pouvoir la même année de Lansana Conté à la tête d'une junte militaire.
Elle participe alors à l'éviction progressive des anciens cadres issus du régime d'Ahmed Sékou Touré (1958-1984), lui-même ancien leader de la CNTG.
"En 2000, j'étais venue aux assises pour soutenir un candidat, mais tous ont été éliminés. J'ai alors présenté ma candidature et j'ai été élue secrétaire générale", raconte-t-elle.
A ce jour "Rabi", reconduite en 2005, se dit "heureuse qu'on sache qu'une femme peut diriger un mouvement syndical", mais elle compte bien continuer à "lutter pour que les femmes cessent de se sous-estimer".
A Conakry, sa villa du quartier de Taouyah (banlieue) ne désemplit pas de confrères, voisins ou notables venus féliciter cette passionaria aux boubous et chapeaux de tissu chamarrés qui n'a jamais cédé un pouce de terrain "par fidélité à la base", selon elle.
CNV Internationale, une organisation néerlandaise de travailleurs, a intronisée Rabiatou "femme du monde" en 2006 tandis que l'association des écrivains de Guinée lui a dédié un poème très flatteur au lendemain d'âpres négociations avec les autorités en janvier.
"Mon ambition aujourd'hui, c'est de continuer cette activité que nous avons commencée ici en Guinée et qu'elle puisse puisse se répandre partout en Afrique et sous d'autres cieux", sourit "Rabi", avant de retourner saluer ses nombreux convives.
SOS pour 3 districts de Kankan et de Kouroussa dévastés par une incendie
Cette semaine qui vient de s’écouler restera pour les habitants de Massagnanan, Niadansirakoro dans la sous préfecture de Tokounou et Baro dans Kouroussa une semaine de désespoir, de tristesse et de désolation après le désastre qui s’est abattu sur ces trois zones.Des dégâts très importants sur le plan économique, physique et matériel ont été constaté chez les uns et chez les autres.
Situé a 120 Km de Kankan, la sous préfecture de Tokounou connaitra une grande calamité dans ses districts de Massagnanan a 9 km et de Niandansirakoro a 18 Km au même moment. Selon les sources dignes de foi, le feu serait venu de la brousse et s’est jeté dans ses deux districts le jeudi 1er mars 2007 dans l’après midi. Comme dans tous les villages cette période trouve que les bras valides sont au champ laissant derrière eux les femmes, les vieux et les enfants. Cet aspect de fait favorisera des pertes énormes au niveau de chaque village ou tout a été brûlé par le feu. Bilan :
District de Massagnanan:
* 160 cases brûlées, * 275 sacs de riz de 100 kg chacun, * 17 fusils de chasses, * 11 vélos, * Des brûlés graves et 11.209.000 GNF perdus.
District de Niandansirakoro:
* Une perte en vue humaine dont un enfant de 4 ans qui dormait * 216 sacs de riz de 100 kg chacun * 720 Kg d’haricots * 10 Chiens de chasses * 15 fusils de chasses * 15 vélos et 1.514.000 GNF,
Deux jours plus tard dans la sous préfecture de Baro dans Kouroussa qui est réputé pour sa fête de la marre Bollet connue sur le plan international a cause de son audience mythique et mystique qui attire chaque année les visiteurs de tous les continents fut l’objet de feu du a une erreur humaine qui aboutira a des pertes matériels et économiques. On note 351 casses brûlées, 10.340.000 GNF et plusieurs biens. Aujourd’hui, ces différentes victimes dorment a la belle étoile et n’ont même pas de quoi se vêtir et a manger. Ils lancent un SOS à tous les enfants de ces villages a travers le monde entier et les bonnes volontés de leur venir en aide.
Combien coûte le poste de Premier ministre, monsieur Lansana Kouyaté ?
Etrange question, dérangeante interrogation, va-t-on me le reprocher encore ! Mais que dois-je faire alors que je me suis engagé à informer mes compatriotes sans pervertir la vérité des faits. Et c'est bien celle-là que je voudrais partager avec les lecteurs, surtout guinéens en ce moment grave de notre histoire. C'est ma part du combat. En cela, je ne peux attendre, sinon je serai comme le médecin qui arrive après le décès du patient.
Pour atteindre le stade actuel de la lutte pour la liberté qui conduit Lansana Kouyaté au bureau du premier étage de Sékoutouréya et non à celui de la primature, comme ses prédécesseurs, les Guinéens ont saigné et beaucoup sont morts, tués par la soldatesque de Lansana Conté. Certains sont traumatisés à vie et d'autres, les plus nombreux, humiliés, violés et séquestrés, ont tout perdu avant même d'entrer dans la vie active qui offre la chance à des projets pour de meilleures conditions d'existence.
Dans et sur ces champs funestes, le peuple de Guinée s'est mis débout pour dire plus jamais cela! Il revendique le départ du responsable de ses maux, mais voilà que se substitue un Premier ministre simple à un chef de gouvernement aux prérogatives ne répondant pas à la demande faite.
Comment sommes-nous arrivés, ici ?
Cette question simple est complexe et difficile à répondre. Mais essayons de comprendre.
Parcours d'un Premier ministre tant attendu
A la sortie de la table de la dernière négociation, le message des Guinéens était clair : comme Lansana Conté n'a pas été chassé, il faut un citoyen neuf, qui n'a jamais participé à l'exercice du pouvoir. Un patriote compétent, respectueux de la chose publique, capable de faire un consensus large autour de lui et d'impulser un souffle nouveau à la nation. Quatre noms ont été proposés alors que c'étaient 7personnes au départ. Comment s'est fait le tri pour en avoir quatre au finish ? De ce quarté, Lansana Kouyaté est nommé.
Comme toujours, les Guinéens applaudissent, jubilent de joie trop vite et dansent déjà la mamaya. Les morts, tués à balles réelles et à bout portant semblent oubliés. Personne ne se pose la question de savoir comment cet homme a pu être à ce sommet avant le faîte.
Lansana Kouyaté, 5 ans dans les artères d'organismes internationaux. Certains concitoyens ont plus de 30 de carrière dans les mêmes circuits ; d'autres y ont passé toute leur vie professionnelle. Pourquoi, Kouyaté à la primature guinéenne ?
Après avoir servi sous le règne du PDG, il se retrouve en Côte d'Ivoire. Là, il aurait approvisionné le camp Boiro. Sautons les étapes et les détails. Quand Lansana Conté usurpe le pouvoir en avril 1984, l'autre Lansana se retrouve au Caire. Il est diplomate. Son rôle social le rattrape. Il y serait devenu griot vantant les militaires du CMRN. Souvent, on dit que « tout ce qui se ressemble, s'assemble. »
Dans nos sociétés traditions, il y a des rôles spécifiques à certaines familles, ce qui les donne un certain statut. Boutros Boutros, l'Egyptien, copte, ne peut pas être ministre des affaires étrangères. Il est secrétaire d'Etat aux affaires extérieures quand l'actuel Secrétaire général de la Ligue Arabe occupe ce ministère des AE égyptien. Kouyaté se lie d'amitié avec le Copte. Leurs femmes se fréquentent. Les liens s'affermissent entre les deux chefs de famille. Boutros Boutros G. devient, entre temps, Secrétaire Général de l'ONU. Il aurait promis un poste dans un organisme international à son ami, le diplôme guinéen s'il parvient à se faire nommer auprès de l'ONU. Celui-ci effectue le voyage Caire-Conakry. Le voilà sous les pieds de la première des dames Conté : Henriette pour la supplier d'intercéder sa prière auprès de son époux, Lansana Conté. Babangida aurait appuyé sur le bouton de l'ascenseur qui allait désormais conduire Kouyaté au poste de représentant permanent de la Guinée auprès de l'ONU. Quelques mois plus tard, le voilà bardé de la fonction de secrétaire exécutif adjoint de la CEDEAO en remplacement d'Edouard Benjamin sous la bénédiction de Lansana Conté et grâce au sceau de son amitié avec le secrétaire Général de l'Organisation des Nations Unies.
Celui qui n'a jamais versé de l'huile de palme, le jour où il renverse le bidon d'huile de noix de palme, il s'enivre.
Vint l'élection à la tête de l'organisation mondiale. Koffi Annan du Ghana est candidat contre le sortant, l'Egyptien. Dans cette bataille, Kouyaté se serait invité en battant campagne pour son bienfaiteur qui sera battu, malgré tout. Le soleil allait se coucher du ciel de notre compatriote, mais Jacques Chirac le sauva à travers la promotion (en réponse au soutien des Américains au Ghanéen) de Boutros Boutros Ghali à la présidence la francophonie. Le nouveau promu le case en Côte d'Ivoire pour « admirer » Laurent Gbagbo au lieu de régler le conflit qui l'oppose aux Forces nouvelles pour lequel il a été mandaté.
Ce parcours de notre nouveau Premier ministre n'a produit, nulle part un résultat probant, contrairement à la littérature fantastique développée depuis quelques jours à son sujet.
Combien coûte le poste de Premier ministre ?
Juste une semaine, après le déclenchement de la grève générale illimitée, pour être précis, le 16 janvier 2007, son nom est lancé comme on sait le faire dans la Françafrique en guise de préparation et de test des opinions locale et internationale. Personne ne prête réellement attention à la nouvelle. J'essaie d'alerter mon peuple, mais ça passe comme à la poste. Ça ne suscite aucun intérêt. Quelques résistances se dressent. Le motif évoqué : il serait ami de Alpha Condé avec lequel le grand manding constitue la ceinture de leur lien. Sidya Touré était cité aussi comme étant proche de lui sans parler de Aboubacar Somparé et Lansana Conté. Cela fait trop et suscite des réserves. Mais la balle Françafricaine était partie et le calcul des intérêts excitait les argentiers. Gbagbo se serait présenté comme rabatteur dans cette affaire. Le jeu des coulisses activé aurait trouvé un bon joueur. C'est Bouygues qui s'intéresserait aux grands travaux de construction (route, bâtiments...), à la téléphonie, à l'adduction d'eau et à l'électrification, comme cela se passe dans le pays d'Houphouët Boigny. Le monopole !
Personnellement, un tel projet qui semble être créateur non seulement d'emplois et donc de richesses, mais aussi d'amélioration des conditions de vie des Guinéens, ne peut être que salué. Mais son introduction est malsaine, car Bouygues aurait permis à Lansana Kouyaté d'huiler les poches de résistance à sa nomination. Les billets de banque auraient été distribués, à grande échelle, aux uns et aux autres. Ce faisant, la volonté du peuple de Guinée est dévoyée et même trahie. La rupture réclamée avec toutes les vieilles pratiques, donc l'éradication de tous les systèmes qui ont servi d'engrais à la mal gouvernance productrice de misère devient improbable. Pour faire la démonstration du soutien de ses argentiers, ceux-ci auraient loué au Président ivoirien l'un de ses avions qui transporta le Premier ministre de l'autre Lansana. Ce dernier aurait reçu des dizaines de millions de dollars pendant que parmi les gens que nous avons voulus élever au rang de citoyens d'honneur auraient également perçu des centaines de millions de FGN. Ainsi la troupe aurait été influencée pour insérer Lansana Kouyaté dans la liste qui était, dit-on, composée de sept personnalités.
Conséquences de cette nomination
Lansana Conté se sent encore plus fort et renforcé dans notre mépris. Le PM descend de l'avion lui rend visite et va faire allégeance à Henriette Conté. La lettre de mission est une répétition de toutes celles qui ont précédé. La formation du gouvernement de consensus est maintenant un objet de négociation entre mouvance présidentielle et le peuple à travers ses représentants. Le clan présidentiel ose revendiquer et imposer que lui soit accordé les postes ministériels stratégiques :
Economie et Finance Mines et géologie Administration du territoire Intérieur et sécurité Information et communication Affaires étrangères.
Le nom de ministres à garder forcément est cité, parmi lesquels : Mamadi Condé, Boubacar Yacine Diallo, Ouo Ouo Foromo, Kéira…
S'il est avéré que Lansana Kouyaté a corrompu pour accéder à la primature d'où peut venir le changement auquel toute la nation guinéenne aspire ?
Nous avons réclamé le départ de Lansana Conté le 9 février 2007. Comment expliquer le retour à la première exigence qui est était devenue caduque dès lors ? Et même, en retenant celle-ci, pourquoi le choix de Lansana Kouyaté qui est le vrai produit de Lansana Conté appuyé par Henriette Conté ? Nous avons exigé le départ de Lansana Conté, c'est la seule revendication qui tienne la route. Nous avons des hommes neufs ; ce n'est pas le cas avec Lansana Kouyaté.
C'est pourquoi, à la résistance de la mouvance présidentielle opposons la force populaire. D'ailleurs n'est-ce pas étonnant qu'on ressorte cette expression chargée de toute la souffrance des populations guinéennes ?
Chers compatriotes, vous comprendrez qu'il n'y a pas de temps de grâce à accorder à Lansana Kouyaté sauf si miracle se produisait. Mais comme en politique, tout est calcul, la place au miracle est un rêve qui risque de nous emporter, demain, dans notre tombe. En attendant refusons sans aucune forme, toute négociation dont le but est le maintien ou le retour des vieux chevaux de Lansana Conté.
Pour faire cesser la grève générale, le président Lansana Conté a accepté de nommer un Premier ministre, proche de l'opposition. Mais l'essentiel des pouvoirs reste entre les mains du chef de l'Etat.
Après deux mois de grève générale* [achevée fin février], le président Conté est toujours au pouvoir : c'est à lui qu'il revient de nommer un nouveau Premier ministre, la Constitution lui permet de signer tous les décrets. En somme, il a encore toutes les cartes entre les mains, surtout qu'il est assuré de la fidélité de l'armée qui, au contraire de l'Assemblée nationale [cette dernière s'est prononcée fin février contre le maintien de l'état d'urgence], lui est restée loyale.
En retour, les forces syndicales ont obtenu une bien maigre consolation : la levée de l'état de siège, la révocation du Premier ministre Eugène Camara. Les syndicats et les autres organisations de la société civile ont proposé eux-mêmes leurs premiers-ministrables, pour éviter de se faire piéger à nouveau. L'acquis substantiel visible des syndicats est donc le fait de savoir que le nouveau Premier ministre a été proposé dans une palette de leur choix. Mais le président guinéen accepterait-il de se dépouiller de ses prérogatives restées intactes pour les confier à une autre personnalité ?
Conté, après avoir réussi à sauver son régime en créant de nouveaux éléments de diversion comme l'état de siège et en détournant l'attention de sa propre personne, peut tout aussi bien continuer à mener les Guinéens en bateau. Dans le nouvel épisode du bras de fer qui se joue, Conté a en effet avec lui des atouts constitutionnels. C'est lui qui a, par la grâce de la loi fondamentale, la haute main sur l'exécutif. De telle sorte que le nouveau Premier ministre [Lansana Kouyaté a été nommé le 27 février] risque d'être confronté à la réalité de la loi.
Il est clair qu'une porte de sortie très large est laissée au régime. Il pourra toujours mettre des bâtons dans les roues du nouveau Premier ministre si celui-ci venait à se montrer trop entreprenant. Doit-on craindre un autre écueil non prévu et non intégré par les syndicats dans leurs négociations ? En tout cas, ce probable scénario de blocage ressemble fort à la situation ivoirienne où le Premier ministre imposé [au président Gbagbo par les Nations unies] est incapable d'agir face à un président qui peut compter sur les pouvoirs que lui attribue la Constitution, l'armée qu'il contrôle, l'appui inconditionnel de certains pays et l'hypocrisie des institutions internationales.
*En janvier et février, la répression des manifestations antigouvernementales a fait plus d'une centaine de morts en Guinée.
Le Pays
Courrier International 01/03/2007
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Formation du gouvernement: fini la cooptation par copinage! Vivement le dynamisme de l'administration guinéenne ! (Editorial)
Nous ne sommes pas là pour un Premier ministre. Nous nous sommes battus contre ceux qui ont tiré sur nous pour faire partir Lansana Conté et pour cela nous sommes toujours prêts à sortir nous battre... », avaient, entre autres, dit à Hadja Rabyatou Serah Diallo, des jeunes hospitalisés à l'hôpital Donka au moment de recevoir des aides d'une ONG humanitaire.
Aussi déterminés que ces jeunes, et moins chanceux, d'autres se sont laissés aller au bout des canons qui leur ont ôté la vie. Ils sont plus de cent Guinéens déterminés et sortis pour le prouver qui ne sauront jamais quel a été le résultat de leur lutte.
Quatre Guinéens- peut-être aussi soucieux de l'avenir de leur pays que ceux qui l'ont prouvé en donnant ce qu'ils ont de plus cher- ont été sélectionnés pour définir et mettre en oeuvre des solutions urgentes aux maux qui minent la Guinée. Avant même la sélection, il a été convenu de former une équipe consensuelle venant de toutes les sensibilités sociopolitiques guinéennes.
Après l'installation de l'homme choisi (parmi les quatre), et avant même son discours d'orientation générale, les inquiétudes et les appréhensions des Guinéens commencent à émerger des coeurs et même faire l'objet des discussions quelques fois intenses. La période de grâce de Lansana Kouyaté atteindra-t-elle les cent jours ? Tout porte à croire que le premier enjeu- d'ailleurs très déterminant- sera la composition de l'équipe gouvernementale.
Au-delà du consensus acquis depuis le 27 janvier 2007, la personnalité de chacun des membres du futur gouvernement peut influencer les projets et programmes de « l'après grève. »
Il n'est pas besoin de préciser que la présence d'un seul ministre actuel sera interprétée comme la deuxième mort des personnes dont le gouvernement actuel peut être comptable du sort à elles réservé.
Au début de la crise de février, des voix se sont élevées pour demander à tout ministre patriote de démissionner pour se désolidariser de la politique de tuerie des civiles qui venait d'être mise en place... « Le silence devant le crime a ses implications dans le crime commis ! », aimait à dire l'autre.
En outre, s'il faut dépasser les rumeurs qui voudraient que Lansana Kouyaté soit un homme « de la famille présidentielle », il faut tout de même examiner les inquiétudes de certains observateurs sur le risque de reprendre de la vieillerie dont la marche sera rythmée par les différents clans autour du chef de l'Etat.
« Chaque clan de ministres est lié à une des épouses du chef de l'Etat et la jalousie entre les épouses se répercute forcément dans la détermination et la conduite des affaires publiques », disait le doyen Bâ Mamadou, président de l'UFDG.
Alors, quel option devra prendre Lansana Kouyaté pour ménager les différentes tendances ?
Son atout est majeur et ne lui laisse d'ailleurs aucune excuse: les Guinéens sont nombreux ici et à ailleurs, bien formés et pétris d'expérience, qui ne cherchent qu'une opportunité pour servir leur pays. Ils excellent- même sous le lourd ombrage de leurs aînés- dans le public et font des exploits insoupçonnés dans le privé.
A l'étranger, ils font la fierté de leur pays, de leur région et même de l'Afrique. N'est-il pas temps de déterrer ses compétences et satisfaire tout à la fois un pays qui en a tant besoin et des hommes et femmes dont le rêve toujours caressé- mais jusque là jamais atteint- est de mettre le savoir et le savoir-faire à la disposition du pays de leurs ancêtres ?
Sans doute, si les Guinéens tués par les balles payées pourtant par leur le fruit de leur impôt et ceux blessés dans leur chair ou/ et dans leur âme n'ont pas obtenu le départ de celui qu'il considèrent comme le frein à leur épanouissement, il est indiscutable qu'ils ne laisseront rien se dérouler comme par le passé...
Jamais, les Guinéens ne laisseront quelqu'un s'imposer à la haute sphère de l'Etat tout simplement parce qu'il est le mari ou la femme d'un tel ! Jamais, ils ne laisseront quelqu'un, ami ou ennemi de qui que ce soit, mettre à genoux l'économie nationale ! Jamais, ils ne laisseront une personne sans attache administrative interférer dans les affaires administratives ! Jamais, la Guinée ne sera gouvernée comme avant ! Et, cela doit s'imposer à tous: fini le recrutement et la nomination par copinage. Qu'il s'appelle Paul ou Pierre, c'est désormais la compétence qui doit compter et s'imposer. Ni l'âge, ni les origines ethnicoreligieuses, encore moins les copinages ne doivent influencer les choix des futurs gouvernants.
Alors, chers frères et soeurs, à vos CV pour sauver notre Nation!
Interview exclusive de Monsieur SOW Adama Laafa, spécialiste du droit international.
Notre équipe a rencontré Monsieur SOW Adama Laafa, un confrère de la presse électronique, spécialiste de droit international, enseignant chercheur. Le 12 février dernier, le ciel lui est tombé sur la tête, en même temps que sur sa famille, comme cela fut le cas de nombreuses autres familles guinéennes. Son jeune frère de lait, Younoussa, étudiant en 1ère Année, droit à l’université de Kofi Annan, est tombé sous les balles des militaires de Lansana Conté à Enco 5. Il plaide pour le regroupement de toutes les victimes afin de constituer un bloc monolithique dans le cadre d’un collectif, en vue depoursuivre le tyran guinéen et son clan criminel. Alors que beaucoup restent sceptiques sur les chances de succès des poursuites, Monsieur Sow reste optimiste. En effet, rien, selon lui, ne s’oppose à la réussite d’une plainte contre l’abominable dictateur de Conakry. Dans une démonstration juridique pertinente, il le montre et le démontre aisément. Entretien :
AMINATA.COM : Que reprochez –vous à Lansana Conté et à son clan ?
SOW Adamaa Laafa : Lorsqu’en 1985, le criminel Lansana Conté et ses complices ont sauvagement massacrés tous les officiers malinkés sous prétexte d’un coup d’Etat imputés à Diarra Traoré et dont beaucoup doutent de la réalité, personne n’a levé son petit doigt. Son principe qui consiste à diviser pour perdurer avait merveilleusement fonctionné, puisqu’il avait réussi à diaboliser et à décimer une ethnie sans susciter la moindre condamnation. Ce premier génocide avait démontré le pouvoir destructeur de Lansana Conté et le peu d’égards qu’il a pour la vie et la dignité des Guinéens. Pour en venir aux crimes commis récemment à l’occasion des mouvements syndicaux, des témoignages concordants font état du caractère monstrueux des exactions commises par les hommes de Lansana Conté. Qui n’a pas été indigné par les images circulant sur Internet et montrant le massacre d’enfants dont le seul tort est d’avoir réclamé le changement d’un régime poussif qui, en 23 ans, a largement fait la démonstration de son incapacité à leur faire accéder au bonheur ? Il existe aujourd’hui suffisamment de documents photos, sonores et vidéo insoutenables témoignant de la barbarie de cet homme rétrograde et qui permettraient de le condamner lourdement par le juge international. Mieux, on sait que la barbarie de Lansana Conté est allée plus loin que ce qu’on pouvait imaginer. Les bourreaux sont allés jusqu’à achever les blessés et massacrer des prisonniers, toutes choses constitutives de crimes abominables qui heurtent la conscience humaine. Enfin, mentionnons le traitement indigne réservé aux cadavres. Aucune mesure n’a été prise pour faciliter la récupération des corps par les familles dans le cadre de l’état de siège. Les corps sont restés entassés les uns sur les autres à la morgue sans aucune précaution tendant à faciliter leur identification. Beaucoup d’entre eux étaient impossibles à identifier parce que complètement détruits à cause del’emploi d’armes disproportionnées par les militaires qui s’acharnaient sur les personnes abattues. C’est l’occasion de remercier la Croix-Rouge guinéenne qui a fait un travail remarquable dans un contexte si difficile.
Pour quels crimes, entendez-vous exercer des poursuites ?
L’idéal sera qu’on puisse réprimer tous les crimes commis par ces inconscients de 1985 à 2007. Toutes les responsabilités doivent être dégagées et tous les coupables châtiés, c’est la condition pour faire tarir le noyau de haine qui enserre la gorge de nombreux Guinéens assoiffés de justice. Il existe, en effet, un lien étroit entre la justice et la paix, aucune paix durable ne peut être construite sur les braises de la haine créée par l’injustice. Néanmoins, cette solution idéale qui consisterait à juger tous les crimes risque d’entrer en conflit avec le principe de non-rétroactivité qui régit l’action de la Cour et qui fait que celle-ci n’est compétente qu’à l’égard des infractions commises après l’entrée en vigueur de son statut. L’exigence d’exhaustivité ne peut être atteinte que si les nations unies acceptaient de créer untribunal ad hoc pour la Guinée comme cela fut le cas du Rwanda, de l’ex-Yougoslavie et de la Sierra Leone. Une telle solution permettrait d’embrasser tous les crimes sans que l’obstacle de la non-rétroactivité puisse être opérant puisque la résolution créatrice du tribunal aura expressément défini l’étendue de sa compétence. Il reviendra au collectif qui sera constitué de déterminer l’étendue ratione temporis et materiae des poursuites à intenter. Sur la nature des crimes imputés, cela va du génocide aux crimes contre l’humanité. La purification ethnique consécutive au "coup d’Etat" de 1985 est constitutive d’un génocide en raison du caractère ouvertement orienté et exhaustif des massacrés perpétrés dans un cadre extrajudiciaire. Quant aux horreurs récentes, elles entrent incontestablement dans le schéma des crimes contre l’humanité dont le propre est d’affecter tout le genre humain et la communauté internationale dans son ensemble.
Qui est visé par ces poursuites en dehors de Lansana Conté ?
Il y a naturellement son fils Ousmane Conté qui s’est personnellement impliqué dans les exactions. Il est vrai que, dans une démarche volontariste sans doute motivée par la peur et la lâcheté,il multiplie les démentis. Bien évidemment ces démarches n’ont réussi à tromper personne. Dans tous les cas, ce criminel ne peut plus se déplacer, visé qu’il est par des initiatives procédurales intentées par des Guinéens dans divers pays. Tout déplacement équivaudrait pour lui à une prise de risques puisqu’il s’exposerait à une arrestation pure et simple car il ne jouit d’aucune immunité et d’aucune inviolabilité. Il semble qu’il en est conscient puisqu’il resté cantonné à Conakry alors que nous savons qu’il a fait une réservation de billet d’avion. Se sachant attendu de pied ferme à l’étranger, l’avorton de Lansana Conté a annulé son voyage à la dernière minute. Il y a également tous les autres officiers et fidèles à Lansana Conté, qui ont à un moment ou à un autre participé directement ou par une chaîne d’instructions ou d’ordres à la commission de crimes divers. De nombreux officiers de l’armée, dont certains sont à la retraite aujourd’hui, doivent répondre de leurs actes. Quant à Lansana Conté lui-même, la tâche est fort aisée. Le dictateur n’a-t-il pas explicitement avoué ses crimes récemment lorsqu’il s’est cru devoir menacer les syndicalistes ?
L’état actuel du droit international permet-il de réprimer les crimes commis par LC ?
Tout observateur de l’actualité sait aujourd’hui que le droit international a particulièrement évolué ces dernières années, suite à la fin de la guerre froide. D’une situation qui garantissait aux criminels une impunité totale, on en est venu à un contexte où la préoccupation majeure est la répression des crimes les plus graves qui touchent la communauté internationale dans son ensemble. Cette évolution à la fois juridique et institutionnelle a permis l’éclosion d’un arsenal complexe d’instruments juridiques et la prolifération de juridictions internationales. Il faut savoir qu’aujourd’hui de nombreux criminels sont traduits devant les juridictions internationales ad hoc ou devant la cour pénale internationale. Ceux qui n’ont pas encore été arrêtés se terrentdans de forêtsparce que visés par des mandats d’arrêts internationaux qui leur ôtent toute liberté. Si notre mouvement parvenait à l’émission et à la diffusion de mandats d’arrêts visant Conté, son fils et ses acolytes, cela constituerait une forme de satisfaction qui atténuerait notre peine. L’objectif est d’empêcher qu’ils massacrent nos parents et dorment tranquilles. Il faut dire que la mission est facile à exécuter puisque la Guinée a non seulement signé le Statut de Rome créateur de la Cour pénale internationale le 7 septembre 2000, mais a déposé son instrument de ratification de ce statut auprès des Nations-Unies le 14 juillet 2003. Ce faisant, les autorités sanguinaires guinéennesne peuvent opposeraucun refus à l’exercice des compétence de la juridiction pénale.
La qualité officielle et l’immunité ne peuvent-elles pas faire obstacle aux poursuites qui pourraient être intentées ?
Jusqu’à une époque récente des criminels comme Lansana Conté pouvaient s’abriter derrière leur qualité officielle et invoquer un certain nombre d’immunités propres à leur assurer une impunité totale. Il en va autrement aujourd’hui. Il y a heureusement de moins en moins d’échappatoires pour les auteurs de crimes abominables. La qualité officielle, les immunités de juridiction et d’exécution, l’inviolabilité etl’amnistiesont de moins en moins opérants. Et si la Cour internationale de justice a marqué un recul du droit, tout récemment, dans l’affaire Yérodia, en admettant la validité du jeu de l’immunité devant le juge national, il faut se réjouir du fait que de telles protections sont reconnues comme inopérantes devant le juge international. En des termes clairs, les fonctions occupées par le criminel Lansana Conté et par ses complices n’auront d’impact que si les poursuites sont exercées devant un juge national étranger ; elles restent sans effet si est saisi, le juge international. Cette distinction est essentielle. C’est pourquoi je suggère que les Guinéens concentrent leur effort pour accuser le clan criminel guinéen devant la Cour pénale internationale qui est compétente à l’égard des crimes perpétrés en Guinée par des Guinéens. Contrairement à certains de nos compatriotes qui demeurent sceptiques sur les chances de succès d’une telle initiative, je reste fermement convaincu que si la juridiction internationale est saisie, elle prononcera l’inculpation des auteurs des massacres en Guinée et ne tardera pas à émettre des mandats d’arrêts internationaux. Une telle réaction ne devrait pas être interprétée comme un privilège accordé aux plaignants mais un droit car, dès lors que les faits sont avérés, la juridiction pénale sera tenue d’un devoir de justice à l’égard des victimes. Je ne vois à ce jour aucune raison qui pourrait faire obstacle à l’inculpation et à la traduction en justice des barbares guinéens. J’en appelle à la mobilisation de tous, victimes, associations de défense de droits de l’hommes, ONG pour réunir le maximum de preuves, le maximum de documents pour ne laisser aucune chance aux ennemis du peuple.
Quelle sera votre stratégie ?
Le combat pour la justice est une bataille de longue haleine. Il faut s’armer de courage, mais aussi de patience. Il faut savoir que la compétence pour engager les poursuites devant la cour pénale appartient en premier lieu aux Etats. Du reste la compétence de la cour est complémentaire à celle des Etats. En d’autres termes, si les Etats exercent des poursuites contre les auteurs de crimes dans des conditions jugées satisfaisantes aux yeux de la cour, cela dispenserait cette dernière d’exercer les siennes. Dans notre cas, il me semble peu probable que le régime guinéen déclenche des poursuites sérieuses sachant que toute la haute hiérarchie est impliquée dans les exactions. L’exercice des poursuites doit se faire par un groupe de Guinéens réunis dans un collectif. Je crois que des initiatives existent çà et là, il faut parvenir à une coordination des efforts en vue de constituer un front commun et surtout unique. Une fois constitué un noyau dur de Guinéens, il sera possible de solliciter l’appui d’ONG étrangères. Il faudra en outre constituer un dossier solide. Inébranlable. Chacun doit ycontribuer en apportant le maximum de preuves. Toutes les victimes ou leurs familles doivent préparer et faire parvenir au procureur de la cour pénale dossier circonstancié sur les tués, les blessés et les disparus imputables au pouvoir de Conakry. A cet égard, il faut signaler qu’un site Internet est en cours de création pour constituer le lieu de rencontre et d’inscription detoutes les parties prenantes et où peuvent être déposés tous les dossiers.
Une fois les dossiers réunis que faudra-t-il faire ?
Il n’est pas possible à un individu, quelle que soit la gravité des infractions invoquées, de porter plainte devant la juridiction pénale. En principe, la cour exerce sa compétence suite à une plainte déposée par un Etat ou par le Conseil de sécurité des Nations-Unies. Une troisième possibilité est prévue, puisque le procureur peut décider de sa propre initiative, ex officio, d’ouvrir une enquête, sousles réserves que cette enquête soit autorisée par la chambre préliminaire et que le procureur informe les Etats qui sont susceptibles d’engager des poursuites. Il est donc évident que notre espoir repose sur la disponibilité du Procureur et de la chambre préliminaire. Ce sont donc les deux instances que les Guinéens victimes doivent sensibiliser sur la réalité et la gravité des crimes perpétrés. Une fois convaincues de l’opportunité d’engager des poursuites, les deux instances vont porter à la connaissance de la Guinée les charges qui pèsent sur les accusés. Ce n’est qu’en ce moment que les autorités guinéennes pourront soulever des exceptions d’irrecevabilité. Si elles ont engagé elles-mêmes des poursuites contre les mêmes accusés, elles pourront invoquer le no bis in idem(on ne peut pas juger deux fois les mêmes cas). Il en découle que la seule réalité capable de faire obstacle au travail du procureur de la Cour pénale, est l’exercice par la Guinée des poursuites qui devancent celles de la cour et qui n’aient pas pour objet de soustraire les criminels présumés à la juridiction de la cour pénale. Nous avons déjà dit combien paraît peu probable que la Guinée entame des poursuites elle-même. Lorsqu’il devient clair qu’il n’existe pas d’obstacle à l’exercice de la compétence de la cour, le procureur peut mener les enquêtes, émettre des mandats d’arrêts internationaux ou des citations à comparaître, obtenir l’arrestation et la remise des criminels présumés. Notre rôle consistera à réunir le maximum de renseignements sur les crimes et les culpabilités qui seront communiqués au procureur afin de faciliter son travail car, c’est à lui de convaincre les juges de la culpabilité des accusés lors du jugement.
Si je comprends bien, les victimes et leurs familles ne peuvent pas intervenir ?
Les victimes ne jouent aucun rôle direct dans la procédure. Tout juste, peuvent-elles aider le procureur à réunir les preuves, faire des pressions, manifester afin d’obliger les instances compétentes à agir. Toutefois, une fois le procès entamé, les victimes et leurs familles peuvent intervenir en tant que témoins à charge et, en cette qualité, ils bénéficient de l’assistance de la juridiction pénale grâce à la section d’aide aux victimes et aux témoins. Cette assistance est d’abord financière pour faciliter leur voyage, leur hébergement et autres frais ; elle prend aussi la forme d’une protection contre les représailles grâce à la non-divulgation de l’identité des témoins –victimes…
Quels sont vos derniers mots ?
J’invite encore une fois toutes les victimes à se mobiliser pour combattre l’impunité. Parailleurs, il faut à tout prix éviter la dispersion des efforts qui ne peut qu’en atténuer l’impact attendu. Il faut absolument unir nos forces pour constituer un front uniqueet parvenir au résultat escompté : la traduction en justice des bourreaux de Guinéens innocents. S’il y a déjà des initiatives semblables à la mienne, je suis disposé à m’y joindre ; à défaut, je suis ouvert à toute proposition, en vue de constituer le front.Pour me contacter, écrire à : consomca@yahoo.fr
, en attendant la disponibilité du site en cours de création.
Toujours dans ce communiqué, La Commission européenne « exprime son extrême préoccupation par rapport à la dégradation de la situation politique en Guinée et condamne vivement la suspension effective des droits individuels et des libertés fondamentales suite à la déclaration de l''état de siège dans le pays. »
L’Union Européenne qui est un des importants partenaires au developpement de la Guinée déclare qu’elle « déplore les pertes de vies humaines à la suite des violentes actions des forces de l''ordre, la violation continuée des droits de l''homme et la suppression de toute liberté. Elle déplore également les mesures répressives mises en oeuvre contre les radios privées et regrette que celles-ci aient été pillées, leur personnel arrêté et elles-mêmes forcées de suspendre leurs émissions. »
Selon ce communiqué, « Le Commissaire européen au Développement et à l’Aide humanitaire, Louis Michel, a "regretté le refus des autorités guinéennes d''écouter les nombreux appels à la modération et au dialogue, ainsi que l''éloignement progressif du pays par rapport à la communauté internationale". Il a également "déploré la perte de vies humaines et le manque de respect des droits de l''Homme et des principes de l''Etat de Droit, éléments essentiels de l''Accord de Cotonou dont la Guinée est signataire". »
Pour conclure, La Commission européenne « appelle au respect des engagements qui avaient mené au mois de janvier à la suspension de la grève générale et à la relance du dialogue entre les parties prenantes guinéennes. La Commission continuera de suivre très attentivement l’évolution des événements et encourage la CEDEAO (Communauté économique des Etats de l''Afrique de l''Ouest) à poursuivre ses efforts dans le sens de promouvoir des solutions pacifiques et consensuelles à la crise en Guinée. »
Nouhou Baldé Conakry, Guinée 224.60.34.26.26
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Le sommet France - Afrique condamne la situation politique en Guinée.
Le 24ème sommet France – Afrique qui s’est achevé à Cannes (France) a condamné la situation qui prévaut en Guinée. La trentaine de chefs d’Etats et de gouvernements africains qui prenaient part à ce sommet ont réaffirmé leur vive inquiétude quant à la situation délétère qui prévaut en Guinée, et ont appelé les autorités guinéennes à la retenue.
Plus d’une centaine de morts. Un chiffre effrayant, sans cesse croissant des victimes de la répression du pouvoir de Conakry, qui inquiète les participants à la conférence.
Des exactions meurtrières mises pour la plupart sur le compte des forces armées et de la police. Entre autres, la garde présidentielle, cette milice parallèle au sein de l’armée et au service exclusif de Lansana Conté. C’est ce bataillon autonome de la sécurité présidentielle ‘’BASP’’ qu’on appelle tristement les bérets rouges.
Le BASP est cité par de nombreuses sources indépendantes nationales et internationales comme étant au centre de toutes les accusations de crimes contre les civils. À noter qu'une dizaine de militaires et de policiers ont été aussi tués dans cette insurrection populaire, selon une source proche de l’armée.
Dans une déclaration commune, les chefs d’Etat ont exprimé "leur vive préoccupation devant la grave crise institutionnelle qui secoue la Guinée, porte atteinte à la sécurité des populations civiles et menace la stabilité régionale."
L’Union Africaine, par la voix de son président Alpha Oumar Konaré, a condamné avec virulence l’usage de la force disproportionnée sur les populations. Le Conseil de Paix et de Sécurité de l’Union Africaine s’est dit prête à diligenter une enquête indépendante en vue d’identifier et de traduire devant les juridictions compétentes ceux qui seraient reconnus coupables de meurtres vis-à-vis des populations civiles. Une proposition aussitôt rejetée par Alseny René Gomez, ministre de la Justice, qui prétexte qu’une "commission nationale est mise en place pour faire toute la lumière sur les différentes grèves qui ont endeuillé les familles guinéennes de juin 2006 à cette période."
On pourrait aussi demander à René Gomez de citer une seule enquête qui ait abouti en Guinée ?
Le président ghanéen John Kuffor, président en exercice de l’Union Africaine, a promis qu’une mission de la CEDEAO se rendrait dans les prochains jours à Conakry. Cela en vue d’harmoniser les points de vue des différentes parties en conflit et trouver une véritable solution de sortie de crise.
Guinée : Une colonne de char en mouvement vers la presqu’ile de Kaloum.
Selon des informations digne de foi en provenance de Conakry une colonne de blindés est en mouvement actuellement vers la commune de Kaloum où est retranché Lansana Conté et ses fidèles ainsi que sa garde rapprochée.
Des riverains du camp Alpha Yaya ont confirmé à kabanews au téléphone cette information capitale. La grande muette vient de sortir de son mutisme pour rejoindre le peuple dans la rue. Par ailleurs, certaines informations font état de l’arrestation de Moussa Solano depuis cet après midi heure locale.
La tension vient donc de monter d’un cran avec la division qui vient de s’installer au sein de l’armée régulière. Le régime du général survivra-il à cette insurrection populaire?
Ce décret est une insulte au peuple de Guinée, dixit le syndicat.
Après l'annonce du décret portant Eugène Camara comme Premier ministre, chef du gouvernement, les réactions fusent de partout Conakry. Dans les cafés, tripots, bars et autres salons feutrés, les Guinéens se sentent offusqués par cette décision de Lansana Conté.
A Matoto, quartier situé en banlieue de Conakry, le nom d'Eugène Camara a été accueilli par des quolibets. Et des manifestations de désapprobations avec des attaques sur les symboles de l'Etat sont en cours, au moment où nous mettons cette dépêche en ligne.
A Camayenne, Momo Bangoura s'insurge:" Je suis un mécanicien mais je vaux mieux que ce Premier ministre. Il est dans le gouvernement il y a 8 ans, il sait à peine écrire son nom. J'ai réparé des voitures au ministère du Plan quand il était la-bas. Il parait que c'est son adjoint qui faisait tout pour lui. Lui ne connaît rien. C'est vraiment une foutaise!"
Amadou Tham Camara Conakry, Guinée 224.60.55.01.23
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A l’université de Sonfoniyah (Lycée portant le nom du président Conté, ndlr), les étudiants ont enlevé la pancarte sur laquelle est écrit le nom de Conté pour manifester leur désarroi envers le régime de Conakry, nous rapportent des témoins.
Au moment où nous publions cette dépêche, toute la ville de Conakry est paralysée.
Depuis la nomination d’Eugène Camara comme Premier ministre par suite d’un décret présidentiel hier 9 février 2007, la population a commencé à manifester à travers toute la capitale en scandant des propos hostiles à l’égard du régime de Lansana Conté. La population et l’inter centrale estiment que ce décret est contre les accords que les différentes parties ont signés, pour une sortie de crise il y a10 jours.
A suivre…
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Nous lançons un appel à tous les jeunes de Guinée à prendre toutes les dispositions", CNOSG.
Si cette nomination n’intervenait pas d’ici le dimanche 11 février 2007, la jeunesse de la Société Civile se joindra à toutes les forces vives de la Nation pour déclencher de nouvelles manifestations dans tout le pays à partir du lundi 12 février 2007, et ce, jusqu’au départ du Général Lansana Conté.
FORUM DES JEUNES DE LA SOCIETE CIVILE GUINEENNE
DECLARATION N° 4
Les jeunes de la Société Civile
Constatant avec amertume la non nomination du Premier Ministre jusqu’à présent Considérant la signature du Décret le 31 janvier 2007 portant attribution du Premier Ministre, Chef du Gouvernement Déplorant également le fait que le Président de la République se préoccupe beaucoup plus de la nomination des Ambassadeurs au lieu d’obtempérer aux revendications des citoyens Prenant acte de la déclaration de l’inter-centrale CNTG, USTG élargie à l’ONSLG et à l’UDTG du 06 février 2007 Apprenant que de hauts responsables de l’Etat s’attellent au pillage systématique des deniers publics dans leurs services respectifs Dénonçons
ces comportements et mettent en garde leurs auteurs et s’engagent à combattre toute attitude visant à faire échouer le processus déjà entamé. Demandonsaux forces de l’ordre de s’abstenir dorénavant de tirer sur les manifestants qui ne font que réclamer leurs droits pacifiquement.
Lançons un appel pressant au Président de la République afin qu’il nomme le Premier Ministre conformément aux dispositions du protocole d’accord signé avec les syndicats dans les plus brefs délais.
Affirmons
Que si cette nomination n’intervenait pas d’ici le dimanche 11 février 2007, la jeunesse de la Société Civile se joindra à toutes les forces vives de la Nation pour déclencher de nouvelles manifestations dans tout le pays à partir du lundi 12 février 2007, et ce, jusqu’au départ du Général Lansana Conté. D’ores et déjà, nous lançons un appel à tous les jeunes de Guinée à prendre toutes les dispositions pour donner à cette action un éclat particulier.
Le barreau de Guinée décline l'offre de Alsény Réné Gomez.
Conseil de l'ordre des avocats de Guinée exige une commission d'enquête internationale à la place de la Commission de supervision et de suivi des enquêtes institués par le ministère de la Justice garde des Sceaux,.
Cette position du barreau guinéen a été rendue publique cet après-midi lors d'un point de presse animé par le secrétaire général du conseil de l'ordre des avocats de Guinée, Maître Dina Sampil, en compagnie de ses confrères Maître Sékou Koundiano et Maître Amara Bangoura.
"Pour plus d'efficacité et plus de crédibilité, le Conseil croit que cette enquête devrait associer des experts internationaux aux cadres guinéens" a dit Maître Dinah Sampil.
En conséquence, le Conseil, dans une lettre-réponse adressée au ministre de la Justice dont nous détenons copie, "a refusé la demande du ministre de désigner un représentant du barreau au sein de la commission de supervision et de suivi des enquêtes..."
Dans cette lettre-réponse, les avocats affirment ignorer l'identité de celui qui diligente l'enquête à laquelle ils sont appelés à prendre part.
Néanmoins, ils espèrent que "ce ne sont pas les services de police ou de gendarmerie qui ont perpétré ces crimes qui vont diligenter les enquêtes."
Les avocats ajoutent avec espoir toujours que ces enquêtes dont il est question ne s'attarderont pas sur des cas de casse, de bris de glace qui ne sont que des délits mineurs mais sur les meurtres et les assassinats délibérément perpétrés par les forces de l'ordre et qui constituent des crimes contre l'humanité.
Le conseil conclut qu'il ne peut être un faire-valoir dans une parodie de justice.
Par ailleurs, les avocats ont réitéré leur soutien et leur totale solidarité à toutes les demandes de l'intersyndicale CNTG-USTG, qui prévoit aussi de se constituer partie civile devant le tribunal de Première instance à l'encontre des auteurs des tueries du 22 janvier.
A rappeler qu'en raison de l'attitude critiquable du procureur près la Cour d'appel et celui du tribunal de Première instance de Kaloum, les avocats menacent de ne plus assister aux audiences à partir du 12 février, et ce jusqu'au départ de ces derniers.
Pour en revenir à l'exigence d'une commission d'enquête internationale, il faut noter que ce n'est pas la première fois qu'elle est souhaitée : l'ambassadeur de la République fédérale d'Allemagne en Guinée en avait fait la suggestion lors de la rencontre entre le ministre des Affaires étrangères Mamadi Condé et les diplomates accrédités en Guinée.
L' inter centrale dénonce « la violation du procès-verbal de négociations » du 27 janvier 2007
Dans une déclaration rendue publique ce jour, les syndicats menacent de déclencher une grève générale le lundi 12 février si les points violés du procès-verbal de négociations ne sont pas satisfaits.
Ces deux points sont B et F, relatifs à l'exportation des denrées alimentaires et à l'arrêt des tracasseries policières, faisant tous partie intégrante de l'accord signé le 27 janvier dernier entre l' inter centrale CNTG-USTG et le gouvernement.
En ce qui concerne le point B, les syndicalistes dans la déclaration du 6 février notent que "des tentatives d'exportations frauduleuses de denrées et autres produits dans cinq containers au port autonome de conakry ( PAC) et d'autres au niveau de quelques débarcadères ont été enregistrées." Ils indiquent, par rapport au point F, que les tracasseries policières qui persistent.
Par ailleurs, dans le registre de la violation de l'accord, les entreprises CBK et Ingelec sont indexées par les syndicalistes pour non- respect d'un point de l'accord, celui relatif au "payement intégral des salaires des agents de tous les secteurs publics, mixtes et privés."
En invitant les autres signataires et les religieux à intervenir, l'inter centrale syndicale déclare que " si ces points évoqués ne sont pas satisfaits, elle se réserve le droit de déclencher une grève générale illimitée sur toute l'étendue du territoire national le lundi 12 février 2007".
S'agissant de la nomination du Premier ministre, l'inter centrale syndicale exprime "un regret dans la prise de décret" par le président Conté. Elle déclare dans la même lancée que " le président de la République a eu le temps nécessaire pour le choix du Premier ministre, chef du gouvernement."
Cette grève, déclenchée le 10 janvier 2007, a été suspendue le 27 janvier, suite à la signature d'un accord entre gouvernement et syndicalistes. Les 18 jours de débrayage et de manifestations populaires ont fait plus de 60 morts et des centaines de blessés. Que dire aussi des conséquences lourdes pour l' économie du pays !
Si le président Lansana Conté ne nomme pas un Premier ministre aux pouvoirs élargis d'ici le 12 février, les syndicats guinéens menacent de redescendre dans la rue. Les manifestations en marge de la grève générale de la fin janvier avaient fait près de 60 morts.
Depuis 10 jours, les Guinéens attendent la nomination d'un Premier ministre aux pouvoirs élargis. C'était la promesse du président Lansana Conté pour sortir de la grève générale qui a paralysé le pays pendant 18 jours entre les 10 et 27 janvier derniers.
Depuis a été publié le décret précisant les pouvoirs du chef du gouvernement, un poste qui n'existait pas dans la Constitution guinéenne de 1990. Mais le nom de ce Premier ministre «de consensus» n'a toujours pas été annoncé.
Les syndicats guinéens, réunis ce lundi à Conakry, ont décidé de faire monter la pression. Ils menacent d'organiser de nouvelles manifestations si Lansana Conté ne nomme pas un Premier ministre d'ici le 12 février.
Le président de Guinée Bissau, Joao Bernardo Vieira, de retour de Conakry, a affirmé avoir conseillé à son homologue Lansana Conté «d'accélérer le processus de nomination» et de «faire preuve d'une grande pondération face aux menaces des leaders syndicaux de prendre à nouveau la rue.» Lors des violences de la fin janvier, au moins 59 manifestants avaient été tués par les forces de l'ordre.
Centrale syndicale - Partis politiques : La rencontre a été renvoyée à une date ultérieure.
Ce matin très tôt au moment où les journalistes, les militants et autres travailleurs commençaient à rallier la Bourse du Travail pour suivre la rencontre entre les centrales syndicales et les 14 partis politiques de l'opposition , l'on apprend que la rencontre est renvoyée pour une date ultérieure.
En effet, une rencontre prévue entre syndicalistes et les leaders des principaux partis politiques devrait avoir lieu pour trouver des stratégies à adopter afin de pousser le chef de l'Etat à nommer un premier ministre avant le lundi prochain. Mais comme tout support d'information, les centrales ont utilisé un tableau sur lequel est inscrite l'information relative au report de la rencontre.
Pour en savoir plus sur les raisons de ce report nous nous sommes rendus dans le bureau de la secrétaire générale de la CNTG. Elle était d'ailleurs au point de se rendre à un rendez-vous avec les Institutions en l'occurrence la Banque Mondiale.
Elle n'était pas pour ainsi dire, en mesure de répondre à nos interrogations sur le report de la rencontre.
De son coté, Yamoussa Touré également syndicaliste, nous a confiés que la rencontre n'aura pas lieu sans donner d'explications supplémentaires. Et c'est à la porte de son bureau où il s'entretenait avec nous que la secrétaire de la CNTG l'a interpelé pour aller avec lui à la rencontre avec la Banque Mondiale.
Notons tout de même que tout porte à croire qu'il serait très difficile d'éviter une nouvelle mobilisation le lundi prochain car les centrales syndicales n'affichent aucune volonté de céder devant le refus du Chef de l’Etat Lansana Conté de signer le décret nommant un premier ministre.
Une Dépêche de Lansana A camara Correspondant de www.nlsguinee.com à Conakry E-mail: lansanaminata@yahoo.fr Tél. +224 64 30 74 06
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Voici un communiqué du Conseil national des organisations de la société civile (CNOSCG) qui vient de nous parvenir. Nous vous le livrons en intégralité.
Le CNOSCG: « invite toutes les forces vives à se mobiliser pour exiger pacifiquement l’application des engagements pris »
Au moment où le Peuple de Guinée s’attend à l’application intégrale des accords signés avec l’Intersyndicale, notamment la nomination du Premier Ministre, le Président de la République procède à des nominations n’ayant aucun caractère urgent.
Le CONSEIL NATIONAL DES ORGANISATIONS DE LA SOCIÉTÉ CIVILE GUINÉENNE (CNOSCG) dénonce ces actes qui violent les engagements pris et constituent aujourd’hui des menaces réelles pour la paix sociale en Guinée.
Le CNOSCG rappelle que les manifestations populaires dont celle du lundi 22 Janvier 2007 expriment la volonté profonde des Guinéens de rompre définitivement avec le système de gestion actuel en vue d’un changement réel.
Pour préserver le climat de confiance et éviter à notre peuple et particulièrement à sa jeunesse de nouvelles épreuves de forces ; il importe que le Chef de l’Etat donne la priorité absolue à l’application effective des accords conclus avec les syndicats.
A cette fin, le CNOSCG lance un appel à toutes les bonnes volontés notamment les autorités religieuses à s’impliquer activement auprès du Chef de l’Etat afin que les accords signés soient intégralement appliqués dans les plus brefs délais et dans l’intérêt supérieur de la Nation.
Le CNOSCG invite toutes les forces vives à se mobiliser pour exiger pacifiquement l’application des engagements pris.
« MOBILISONS NOUS POUR LE CHANGEMENT DANS LA PAIX »
Conakry le 3 février 2007
Le Conseil National des Organisations de la Société Civile Guinéenne.
Voici pour nos lecteurs, l'intégralité de l'accord conclu entre les syndicalistes et l'Etat guinéen qui a été sanctionné par la suspension de la grève générale en Guinée depuis 18 jours.
PROCES VERBAL DE NEGOCIATION SUITE A LA GREVE GENERALE DE L'INTER CENTRALE CNTG-USTG ELARGIE A L'ONSLG ET L'UDTG DECLENCHEE LE 10 JANVIER 2007
CONAKRY LE 27 JANVIER 2007
Suite à l'avis de grève générale et illimitée du 02 janvier 2007 adressé au Gouvernement et au Conseil National du Patronat Guinéen par l'Inter Centrale CNTG-USTG, une négociation a été ouverte entre les représentants du. Gouvernement, du Conseil National du Patronat et ceux de l'Inter Centrale CNTG - USTG, élargie à l'ONSLG et à l'UDTG.
La négociation a porté sur les différentes propositions du Syndicat à
Son Excellence Monsieur le Président de la République, Chef de l'Etat, le Général LANSANA CONT'E.
Cette négociation, a été facilitée grâce aux trois audiences successives que le Président de la République a bien voulu accorder au Syndicat.
Les travaux se sont déroulés sous la médiation des Présidents des trois Institutions Républicaines à savoir, L'Assemblée Nationale, la Cour Suprême et le Conseil Economique et Social.
La facilitation a été assurée par les Chefs Religieux du Conseil Chrétien de Guinée et du grand Imam de la Mosquée Fayçal.
La négociation a porté sur les points ci après:
1. De la mise en place d'un Gouvernement de large consensus, dirigépar un Premier Ministre Chef du Gouvernement:
Le Président de la République a accepté de nommer un Premier ministre Chef de Gouvernement en vertu des dispositions que lui confère l'Article 39 de la Loi Fondamentale. Le Projet de Décret portant attributions du Premier Ministre ainsi que sa Lettre de Mission ont reçu l'approbation du Chef de l'Etat. Ce Premier Ministre dont la nomination interviendra dans les prochains jours doit être un haut Cadre civil, compétent, intègre et qui n'a été ni de près ni de loin impliqué dans des malversations.
II. Du respect du principe constitutionnel de la séparationdes pouvoirs :
Le respect de la séparation des pouvoirs étant consacré par la loi les parties en présence conviennent de son strict respect. A cet effet, la lutte contre la corruption et le détournement des deniers publics doit être une priorité du Gouvernement. A ce titre, l'action judiciaire déjà engagée contre tous les prédateurs de l'économie nationale doit être poursuivie notamment à l'encontre des sieurs Mamadou SYLLA et Fodé SOUMAH sans aucune entrave.
III. Du soutien du pouvoir d'achat des populations et des travailleurs
a) De la réduction du prix du carburant à la pompe:
S'agissant de la réduction du prix du carburant à la pompe, les parties en présence s'accordent sur le prix de GNF 4.300 par litre pour tous les produits pétroliers à savoir l'Essence, le Gaz oil et le pétrole lampant.
Ces nouveaux prix entrent en vigueur le 1erfévrier 2007.
b) De l'Arrêt immédiat des exportations des denrées alimentaires et des produits halieutiques et forestiers:
L'arrêté conjoint des ministres en charge du Commerce, de la Pêche et de l'Agriculture portant interdi tion d'exportation et de réexportation des produits agricoles, vivriers, forestiers, de l'élevage, halieutiques et pétroliers est déjà signé et publié. Les parties en présence ont demandé une large diffusion et une application stricte des dispositions dudit arrêté. Cette mesure est valable de janvier à décembre 2007.
c) Du Relèvement de la pension de retraite sur la base de 80 pour cent du salaire indiciaire et son paiement mensuel:
Les parties conviennent du relèvement de l'assiette de calcul de la Pension de retraite de 60 à 70°/0en 2007 et de 70 à 80 pour cent en 2008. La valeur monétaire du point d'indice des agents de la Fonction Publique admis à faire valoir leurs droits à la retraite passe de 162 à 182 points en 2007.
L'écart entre la valeur monétaire du point d'indice des agents à la retraite et ceux en activité sera corrigé avant fin 2009.
d) De la réduction du prix du riz à 70.000 FG le sac de riz de 50 Kg :
Les parties en présence s'accordent de fixer le prix du sac de riz de 50 KG à 87.500 GNF pour la zone de Conakry à compter du lundi 29 janvier 2007 et en vente libre pour toute la population. Pour l'intérieur du pays, le prix sera majoré du coût du transport sur la base de la tonne kilométrique.
Les parties conviennent de mettre en place une commission paritaire permanente chargée du suivI de l'évolution du prix du riz sur le marché international en vue d'éventuels réajustements sur le marché local (AIO).
Ce comité sera composé de représentants du Gouvernement, du Patronat, de l'Inter centrale et des Importateurs.
IV De l'application intégrale des protocoles d'accords
a) Du rétablissement de la valeur de la monnaie et du rapatriement des devises par l'esopérateurs économiques guinéens et les sociétés minières:
Vu l'importance de cette question, les parties conviennent de la réserver au mandat du Premier Ministre conformément aux dispositions de l'Article 8 du Projet de Décret portant Attributions du Premier ministre. Les parties en présence prennent acte de la communication faite par le ministre d'Etat, ministre de l'Economie et des Finances relative à sa circulaire de juillet 2006 adressée au ministère des Mines et de la Géologie pour le rapatriement des chiffres d'affaires des sociétés minières.
Toutefois, les parties conviennent de :
- la révision des statuts de la Banque Centrale de la République de Guinée, BCRG en vue entre autre de modifier la composition actuelle du Conseil d'Administration dont la présidence ne sera plus assurée par le Gouverneur.
- l'indépendance de la BCRG vis-à-vis de la Présidence de la République;
- la révision de certaines Conventions minières, halieutiques et forestières.
L'Inter Centrale et le Patronat seront associés à toutes ces révisions et aux négociations futures d'établissement de nouvelles Conventions.
b) Du relèvement de l'âge de la retraite:
Les parties en présence conviennent que cette question doit être définitivement réglée avant fin avril 2007.
c) De la signature des textes d'application du statutparticulier de l'Education:
Les parties en présence conviennent de la prise en charge en 2007 de 28 points sur les 53 prévus par le statut en faveur des Enseignants et Chercheurs du système éducatif et les 25 restant en 2008.
S'agissant des primes et indemnités prévues par le Statut Particulier de l'Education, elles seront progressivement prises en charge en 2007 et 2008 après assainissement du Fichier des Personnels de l'Education.
d) De la protection sociale des travailleurs et de la promotion de l'emploi des jeunes:
La Commission constituée suite aux négociations de mars 2006 doit impérativement déposer son rapport au Gouvernement courant février 2007.
S'agissant de l'emploi des jeunes, les parties invitent le Gouvernement et le Patronat à mettre en place des mesures et mécanismes fiables pour la création et la promotion de l'Emploi des Jeunes. Elles invitent le ministère de la Fonction publique à publier les résultats des concours de recrutement déjà organisés courant mars 2007.
e) De l'accélération de la migration des contractuels enseignants au FGA. Cette migration concernant les contractuels déjà engagés à la Fonction Publique doit être effective avant la fin du premier semestre 2007.
f) De l'arrêt des tracasseries policières
Les parties invitent le Gouvernement à prendre des mesures effectives pour mettre fin aux tracasseries policières à tous les niveaux.
Enfin:
Les parties en présence déplorent l'invasion, la destruction et la mise à sac de la Bourse du Travail, l'occupation par les forces de l'ordre du siège du syndicat des Transporteurs de Kindia ainsi que l'arrestation arbitraire des leaders syndicaux. Elles demandent la libération immédiate des locaux du syndicat de Kindia et demande au Gouvernement et au Patronat la prise en charge des dommages causés à la Bourse du Travail.
Tout en déplorant les actes de violence ayant entraîné le vandalisme, de nombreux blessés, des arrestations et des morts d'hommes, les parties s'inclinent pieusement sur la mémoire des victimes innocentes.
Les parties en présence invitent le Gouvernement à prendre en charge tous les blessés. Elles invitent à la libération immédiate de tous les détenus pour fait de grève conformément aux instructions du président de la République, chef de l'Etat.
Les parties en présence s'accordent sur la mise en place d'une commission d'enquête pour retrouver et sanctionner les auteurs d'exactions pour que de tels actes ne se répètent plus jamais.
Les parties en présence sont convenues qu'aucune menace, ni sanction, ni arrestation, ni mutation arbitraire ne sera menée contre aucun responsable syndical ou adhérent à la base pour fait de grève; les salaires des agents de tous les secteurs public, mixte et privé seront intégralement payés.
La signature de ce protocole rend nulle et de nul effet toute procédure judiciaire engagée contre les leaders syndicaux.
Les parties en présence se réjouissent de l'esprit de confiance et de responsabilité qui a caractérisé la présente négociation.
Les parties en présences remercient les autorités religieuses pour leur apport de qualité et les invitent à continuer de jouer leur rôle de structure de veille pour prévenir et aider à résoudre les conflits sociaux en Guinée.
Ont signé
CNTG Hadja Rabiatou Serah Diallo USTG Dr Ibrahima Fofana ONSLG El Hadj Yamodou Touré UDTG Dr Abdoulaye Baldé Conseil National du Patronat El Hadj Youssouf Diallo Gouvernement Madikaba Camara ministre d'Etat de l'Economie et des Finances Pour la médiation Honorable Aboubacar Somparé, président de l'Assemblée Nationale
Une Ong française demande à son gouvernement de cesser toute " assistance technique militaire" au régime de Conakry.
" Survie ", une Ong française vient de demander à son Gouvernement, dans une déclaration dite " Ras-le-bol d''un peuple réduit à la misère" relative à la grève menée par les syndicats guinéens, la cessation de toute " assistance technique militaire et l''aide à la Gendarmerie" au régime de Conakry.
En premier lieu, " Survie" demande " ... à la France, qui soutient inconsidérément le pouvoir discrédité de Lansana Conté, de ne pas faire obstacle aux légitimes aspirations du peuple guinéen à la démocratie ". Et " qu''elle cesse toute coopération avec la Guinée dans les domaines régaliens tel que l’assistance militaire technique et l’aide à la Gendarmerie". Cela, " tant que l’État guinéen n’aura pas mis en place un système de gouvernance démocratique et instauré l’État de droit.
Cette organisation non gouvernementale rappelle que cette dernière revendication de conditionner l’aide française au respect de l’État de droit et à la gouvernance démocratique, fait partie de l’ensemble des revendications exprimées par une vingtaine d’ONG françaises dont Survie, dans le cadre de la campagne « État d’urgence planétaire. Votons pour une France solidaire », coordonnée par le CRID et destinée à interpeller les futurs candidats aux élections présidentielle et législatives en France en 2007.
L''Ong Survie croit dur comme l''airain que la France est l''un des soutiens du " régime prédateur et despotique de Lansana Conté ", en dépit " des fraudes électorales de 1993 et 1998, provoquant la réprobation de l’opinion internationale, mais félicité par l’ambassadeur de France", note t-elle.
" Malgré ces abus, poursuit l''Ong, une corruption galopante, l’emprisonnement d’opposants, tel Alpha Condé, candidat à l’élection présidentielle, détenu pendant deux ans, le général Lansana Conté a toujours été soutenu par la France, qui est le fournisseur du matériel anti-émeutes utilisé à maintes reprises contre les manifestations, faisant de nombreuses victimes."
Après la tuerie du 22 janvier 2006 à conakry, les Nations Unies, la CEDEAO; la Commission Européenne, l'' OIF etc; ont fait leurs déclarations pour condamner la barbarie et exiger des " enquêtes". Mais " La France s’est tardivement jointe à ces avertissements ", signe " Survie".
" La Guinée est au premier rang mondial pour les gisements de bauxite et en est le deuxième producteur. Le minerai est exploité par un consortium réunissant l’Américain Enron, le Japonais Marubeni et la Compagnie guinéenne, avec la Banque Mondiale. Les profits considérables de cette exploitation vont aux compagnies exploitantes et au clan présidentiel, rien n’est consacré au pays et à ses habitants, qui vivent dans le plus misérable des dénuements " regrette cette Ong française.
A Mr Lansana Conté Président de République de Guinée Et Commandant En Chèf des Forces Armées de Guinée
Monsieur le président,
Mes convictions et engagements politiques, ma participation assidue aux initiatives pour le respect de la Démocratie et des droits de l'homme, et la protection des militants de cette cause, me conduisent aujourd'hui en ce moment très pénible que traverse notre Guinée, à vous écrire cette lettre dans le cadre du respect de la Démocratie et la justice dans notre pays.
Monsieur le Président, les syndicats depuis douze jours soutenus par CNOSCG et votre peuple, vous demandent de rendre le pouvoir. Quel souvenir voulez-vous que votre peuple garde de vous? Ne voulez-vous écouter le cri de votre peuple? Et depuis 1984, quel est votre rôle, ou si je me fais comprendre, qu’est-ce que vous avez fait pour la Démocratisation de notre chère Guinée? Je pense que le peuple vous l'explique depuis le 10 Janvier 2007.
Aujourd'hui Monsieur le Président, le peuple de Guinée manifeste, cri son mécontentement envers vous, cela s'explique par la grève générale en vigueur depuis le 10 janvier et qui prend un tour de plus en plus violent dans le pays. Depuis le début du mouvement, nous avons perdu des vies humaines, dix personnes ont trouvé la mort dans des violences et les manifestants réclament désormais ouvertement votre départ de la présidence de la République. Les guinéens vous jugent incapable de gouverner ce pays et déclarent que vous êtes le responsable N°1 de la corruption et de la misère qui rongent le pays.
Malgré nos richesses minières (bauxite, or, diamant, fer,…), la Guinée traverse une grave crise économique et sociale. Le produit intérieur brut (PIB) a diminué de 30 % entre 1998 à 2003. En 2006, la Guinée a été classée au 160e rang du développement humain (sur 177). Et cela se démontre car les Guinéens n'arrivent plus à payer de quoi se nourrir.
Monsieur, au moment où je vous écris cette lettre, la vie économique est complètement paralysée par la grève. L'industrie minière, qui rapporte 10 millions de dollars par mois, est à l'arrêt. La production de la plus grande mine de bauxite du pays est interrompue. Les denrées alimentaires de base manquent car tous les marchés du pays restent fermés. Et surtout l'insécurité gagne le terrain.
Mais le plus grave monsieur le président, vous qui dévriez proteger le peuple, reste le prémier a prendre les armes contre lui. Monsieur le Commandant des Forces Armées de guinée, votre armée a toujours ouvert le feu sur les manifestants, tuant plusieurs personnes et faisant des blessés.
Au cours des cinq derniers jours, une femme a été abattue à bout portant dans la capitale et son enfant grièvement blessé a été transporté au CHU- Ignace Deen. Le 17 janvier 2007, une autre femme, Mme Kadiatou CAMARA, a été tuée par des agents armés de la police nationale lors de la manifestation dans la commune de Kaloum. Un jeune homme de 17 ans a été tué par la police dans la localité de Labé, sans oublier les 3 personnes qui ont péri le 20 janvier à Kissidougou. Un autre jeune homme a aussi été tué par balles par les forces de sécurité dans le quartier de Simdaya dans la commune de Ratona.
Monsieur le président, vous êtes aujourd'hui âgé de 75 ans, affaibli par la maladie, vous n'avez jamais été en mesure de diriger la Guinée. Pour que le pays vit une paix durable après votre départ, la solution se trouve dans vos mains. Alors, je vous pries Monsieur le président de faire preuve de courage politique bien que vous vous déclarez souvent étant non politique mais entouré des politiques, d'écouter le cri de votre pauvre population qui n'arrive plus à supporter la souffrance, la faim, la misère que vous leurs avez imposées par la force.
Je vous pries de bien vouloir réfléchir et rendre le pouvoir au peuple de Guinée pour mettre fin à cette vie de misère, de crise politique et économique.
Allemagne, le 22 Janvier 2007
Par Mr Mamadou Bobo Barry Chef de la rédaction Ecrg/ Allemagne "Espoir pour le Changement en République de Guinée" Email: dr_ecrg@yahoo.fr
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Le Général Conté ne connait pas ce que veut dire "Syndicat", pour lui c'est comme le Pup.
Les Guinéens sous les balles des forces de sécurité guinéennes qui aujourd'hui, comme d'habitude ont tiré sur les manisfestants qui marchaient en direction du palais présidentiel pour demander au Général plus malade aujourd'hui qu'hier de quitter la présidence dont il n'est pas en mésure de le diriger convenablement.
Depuis quelques jours les manifestations ont étés destinées à obtenir le départ du président guinéen, le dictateur Lansana Conté. Le général, 75 ans, occupe le pouvoir depuis un coup d'Etat en 1984 et refuse de démissionner malgré des rumeurs sur sa santé fragile.
Depuis le 10 janvier, la Guinée est transformée en champ de bataille entre l'armée qui protège le dictateur contre le peuple. Pour la seule journée du lundi 22 janvier, 23 manifestants ont été tués par les forces de l'ordre en Guinée, dont 18 dans la banlieue de Conakry, et les restants à Labé et à Mamou, dans les affrontements les plus meurtriers depuis le début, le 10 janvier, d'un mouvement de contestation appelant au départ du président Lansana Conté le responsable de la crise Guinéenne, le meurtrier des personnes tuées. Dans les jours passés,il y'a eu 3 morts a Kissidougou dont une pauvre femme.
A Lambanyi, des manifestants scandant le slogan "à bas la dictature", "nous sommes prêts à mourir pour le changement, on en a marre de ce pays", "On n'a pas d'eau, pas d'électricité, on n'a rien a manger. Il faut un changement. On n'arrêtra pas tant qu'il n'y a pas de changement"...
A Kankan, capitale de la haute Guinée, les manifestants n´ont pas deux idées, rien qu´une ,celle du combat contre le régime qui affaiblit la guinée qui est le deuxième pays producteur de bauxite et aussi le chateau de l'Afrique Occidentale qui se retrouve sans eau potable.
A Pita, les manifestants, essentiellement des femmes, scandaient des slogans comme "à bas la dictature" ou "on ne laissera pas un mourant nous gérer", en référence à la santé défaillante du chef de l'Etat.
La base et l'origine du mal guinéen résident essentiellement dans la mauvaise gouvernance, caractérisée par l'absence de la démocratie, la vérité et l'injustice, et du manque de dialogue bloqués par un seul homme dont le voeu est de détruire le pays avant sa mort.
Pour finir, le dictateur ne souhaite pas mettre fin à la crise actuelle, car dans la soirée du Lundi, 22 janvier après une forte manifestation, il a donné l'ordre d'arrêter des responsables syndicaux et d'autres personnes qui se trouvaient dans les locaux du batiment syndical. Ce matin nous apprenons que quelques uns ontétés libérées sans motif d'arrestation.
Pour éviter d'autres pertes en vies humaines, je démande à la communauté internationals, aux Nations Unies, l'Union Africaine, l'Union Européenne en sa tête l'Allemagne, de prendre des mésures neccéssaires pour éviter a ce que le Général prête a mourir ne transforme la Guinée en un pays en guérre civile, sinon les journées à vénir seront encore plus pire que celle du lundi puisque le peuple ne veut plus se laisser manipuler et amadouer par ce dictateur malade et ses acolytes y compris son armée.
A Conakry et dans d'autres villes du pays, plusieurs milliers de manifestants ont marché pour demander le départ du président Lansana Conté. La répression a fait un nouveau mort. Un jeune homme a été tué par balles au moment de la dispersion d'une manifestation par la police à Mamou, une localité située à environ 280 km à l'est de Conakry. Au total, trois personnes ont été tuées depuis le début de la grève générale illimitée qui paralyse le pays.
Mercredi, les heurts entre policiers et manifestants avaient déjà fait deux morts, dont un enfant de 10 ans, et plusieurs blessés. Les forces de l'ordre avaient procédé à plusieurs dizaines d'arrestations.
Depuis le 10 janvier, l'intersyndicale Confédération nationale des travailleurs de Guinée (CNTG)/Union syndicale des travailleurs de Guinée (USTG) a déclenché une grève générale illimitée, largement suivie jusqu'à présent, pour protester contre la corruption, les détournements de fonds publics et l'"ingérence" du président Lansana Conté dans les affaires judiciaires.
Le secteur de la bauxite est également atteint par ce mouvement de protestation. Les salariés de la mine de Sangaredi, le principal site d’extraction situé au nord de Conakry, appartenant à la Compagnie des bauxites de Guinée (CBG) ont procédé à une série de débrayages.
Les mines de Siguiri, qui sont exploitées par le groupe sud-africain Anglogold, ont également été affectées par des arrêts de travail. La Guinée est le deuxième producteur mondial de bauxite, qui sert à la fabrication de l’aluminium.
Cette situation est suivie avec beaucoup d’attention par les gouvernements européens. Le ministre guinéen des Affaires étrangères, Mamady Condé, a rencontré jeudi les ambassadeurs en poste à Conakry pour les informer de la crise.
A l'image de la Grande-Bretagne, la France a appelé au dialogue entre le pouvoir et les syndicats, et déconseille aux Français de se rendre en Guinée.
Jusque-là, Londres avait simplement conseillé à ses ressortissants de ne pas se rendre dans les quartiers périphériques de la capitale guinéenne.
Les grévistes ont appelé à une une prière vendredi, dans toutes les mosquées du pays, pour un changement pacifique.
La répression meurtrière contre les grévistes doit cesser immédiatement
La Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme (FIDH) et l’Organisation guinéenne des droits de l’Homme (OGDH), son organisation membre en Guinée-Conakry condamnent vigoureusement la répression du mouvement de grève générale déclenché le 10 janvier 2007.
Le bilan de la répression est déjà de 4 morts par balles, de nombreux blessés et plus de 62 arrestations.
Ainsi, au cours des trois derniers jours, une femme a été abattue à bout portant dans la capitale et son enfant grièvement blessé a été transporté au CHU- Ignace Deen. Le 17 janvier 2007, une autre femme, Mme Katiatou CAMARA, a été tué par des agents armés de la police nationale lors de la manifestation de l’après-midi dans la commune de Kaloum, le centre administratif de Conakry. M. Bachir DIALLO, un jeune homme de 17 ans a été tué par la police dans la localité de Labé à 450 Km de Conakry. Enfin, dans la soirée, un jeune homme a aussi été tué par balles par les forces de sécurité dans le quartier de Simdaya de la commune de Ratona. Nos organisations craignent que ce bilan ne s’alourdissent de jour en jour.
Le 16 janvier 2007 M. Mansaré, le directeur national adjoint de la police annonçait le chiffre de 62 jeunes interpellés, la plupart sont accusés d’avoir ’’caillassé’’ des véhicules qui bravaient l’ordre de grève ou d’avoir commis des actes de vandalisme.
La FIDH et l’OGDH dénoncent les nombreuses arrestations et gardes à vue abusives, comme celles de MM. Ousman BALDÉ, Abbas CAMARA et Mamadou Bobo BARRY, étudiants qui ont été arrêtés les 15 et 16 janvier et sont encore retenus par les forces de police. D’autre part, le 17 janvier 2007, deux dirigeants syndicaux, le Dr. Ibrahima Fofana (Secrétaire général de l’Union syndicale des travailleurs de Guinee - USTG) et Mme. Hadja Rabiatou Diallo (Secrétaire générale de la Confédération nationale des travailleurs guinéens - CNTG) [1], ont brièvement été arrêtés par la police.
Les forces de police ont, par ailleurs, mené de nombreuses perquisitions, notamment dans la haute banlieue de Conakry, au cours desquelles elles se sont livrées à des actes d’extorsion et au vol des habitants de ces quartiers.
La FIDH et l’OGDH condamnent ces violations flagrantes de la Constitution guinéenne et de nombreuses conventions régionales et internationales de droits de l’Homme auxquelles la Guinée est partie : le Pacte international sur les droits civils et politiques garantissant notamment le droit à la vie, le droit à la défense et le droit d’opinion et de manifestation ; la Charte africaine des droits de l’Homme et des peuples garantissant notamment les libertés d’expression, d’opinion et de manifestation et les conventions n°87 et 98 de l’Organisation internationale du travail (OIT) portant sur les libertés syndicales et les négociations collectives ;etc.
La FIDH et l’OGDH rappellent que la manifestation des étudiants du 12 juin 2006 s’était soldée par plus d’une vingtaine de morts, en majorité des étudiants, et que de telles situations de répression et de violations des droits de l’Homme en Guinée sont récurrentes depuis la prise de pouvoir par la force du président Lansana Conté en 1984. De même, les atteintes et les restrictions aux libertés d’expression, d’opinion et de manifestation demeurent fréquentes.
Face à cette situation, la FIDH et l’OGDH appellent les autorités guinéennes à :
Mettre fin immédiatement à la répression disproportionnée des manifestations pacifiques dans le pays et garantir l’intégrité physique et moral des manifestants ;
Juger de façon libre, impartiale et équitable les personnes arrêtées dans le cadre des manifestations de janvier 2007 si des preuves tangibles sont retenues contre elles et dans le cas contraire les relâcher immédiatement ;
Se conformer en toute situations aux normes internationales de protection et de défense des droits de l’Homme ratifiés par la Guinée et cités ci-dessus ;
Mettre en place une commission d’enquête indépendante pour faire la lumière sur les exactions commises depuis le début de la grêve générale le 10 janvier 2007, ainsi que sur les victimes de la répression de la manifestation d’élèves et d’étudiants le 12 juin 2006;
Traduire en justice les auteurs de ces crimes et indemniser les familles des victimes;
Ouvrir des négociations avec les organisations de la société civile et les syndicats en vue d’un règlement pacifique et négocié des revendications;
Violences en Guinée, au huitième jour de la grève générale
Des heurts entre forces de l'ordre et manifestants auraient fait un ou deux morts, selon les sources, à Conakry, mercredi 17 janvier, au huitième jour de la grève générale qui paralyse la Guinée. Les forces de l'ordre ont procédé à plusieurs dizaines d'arrestations, après des affrontements sporadiques. Des responsables de centres de santé de Conakry ont fait état de nombreux blessés. Dans la matinée, une manifestation de quelque 2 000 personnes a été dispersée dans le centre-ville. Sept syndicalistes ont été arrêtés, puis libérés quelques heures plus tard.
LES SYNDICATS EXIGENT QUE LE POUVOIR SOIT DÉCLARÉ VACANT
La grève générale, très suivie, a été lancée le 10 janvier par une intersyndicale pour protester notamment contre la corruption et les détournements de fonds publics. Après une semaine de blocage, le président Lansana Conté a appelé mardi soir à la reprise du travail, en promettant de baisser le prix des carburants, de revaloriser les salaires des enseignants, de cesser les exportations de denrées alimentaires et de lutter contre la corruption dans la police.
Les syndicats ont rejeté cet appel, mercredi, et durci leur mouvement : ils ont demandé au président de l'Assemblée nationale de "constater la vacance du pouvoir", jugeant le chef de l'Etat, âgé de 72 ans, "physiquement affaibli et visiblement amnésique", une "dégradation" de sa santé le rendant incapable d'assumer ses fonctions.
La grève générale a gagné le secteur stratégique de la bauxite, dont on tire l'aluminium. Les employés de la mine de Sangaredi, un important site d'extraction, ont interrompu la production mercredi. La Guinée est le premier producteur mondial de bauxite, dont elle détient environ le tiers des réserves connues.
Il s'agit de la troisième grève générale en un an dans ce pays très pauvre d'Afrique de l'ouest, dirigé depuis 1984 par le général Conté. Affaibli notamment par un diabète, celui-ci s'est rendu à deux reprises l'an dernier en Suisse pour des contrôles de santé, relançant les inquiétudes dans ce pays en proie à une profonde crise économique et politique, ainsi qu'à des tensions ethniques.
Violences en Guinée, au huitième jour de la grève générale
Des heurts entre forces de l'ordre et manifestants auraient fait un ou deux morts, selon les sources, à Conakry, mercredi 17 janvier, au huitième jour de la grève générale qui paralyse la Guinée. Les forces de l'ordre ont procédé à plusieurs dizaines d'arrestations, après des affrontements sporadiques. Des responsables de centres de santé de Conakry ont fait état de nombreux blessés. Dans la matinée, une manifestation de quelque 2 000 personnes a été dispersée dans le centre-ville. Sept syndicalistes ont été arrêtés, puis libérés quelques heures plus tard.
LES SYNDICATS EXIGENT QUE LE POUVOIR SOIT DÉCLARÉ VACANT
La grève générale, très suivie, a été lancée le 10 janvier par une intersyndicale pour protester notamment contre la corruption et les détournements de fonds publics. Après une semaine de blocage, le président Lansana Conté a appelé mardi soir à la reprise du travail, en promettant de baisser le prix des carburants, de revaloriser les salaires des enseignants, de cesser les exportations de denrées alimentaires et de lutter contre la corruption dans la police.
Les syndicats ont rejeté cet appel, mercredi, et durci leur mouvement : ils ont demandé au président de l'Assemblée nationale de "constater la vacance du pouvoir", jugeant le chef de l'Etat, âgé de 72 ans, "physiquement affaibli et visiblement amnésique", une "dégradation" de sa santé le rendant incapable d'assumer ses fonctions.
La grève générale a gagné le secteur stratégique de la bauxite, dont on tire l'aluminium. Les employés de la mine de Sangaredi, un important site d'extraction, ont interrompu la production mercredi. La Guinée est le premier producteur mondial de bauxite, dont elle détient environ le tiers des réserves connues.
Il s'agit de la troisième grève générale en un an dans ce pays très pauvre d'Afrique de l'ouest, dirigé depuis 1984 par le général Conté. Affaibli notamment par un diabète, celui-ci s'est rendu à deux reprises l'an dernier en Suisse pour des contrôles de santé, relançant les inquiétudes dans ce pays en proie à une profonde crise économique et politique, ainsi qu'à des tensions ethniques.
Nous voulons un changement de régime et le départ du Général affaibli par la maladie!
Il s'agit de la troisième grève générale en un an dans notre pays, aujourd'hui très pauvre d'Afrique de l'ouest, dirigé depuis 1984 par le général Conté, affaibli notamment par un diabète mortelle. Il est responsable N°1 de la profonde crise économique et politique, ainsi qu'à des tensions ethniques dans le pays.
La grève générale, très suivie, lancée le 10 janvier par une intersyndicale pour protester fortement contre la corruption et les détournements de fonds publics, l'implication du chef d'État dans les affaires judiciaires de manière illégal.
Comme toujours, l'homme connu par ses fausses promesses, a appelé mardi soir dans un message lu par le président de l’Assemblée nationale, Aboubacar Somparé, aux Guinéens à la reprise du travail, en promettant de baisser le prix des carburants, de revaloriser les salaires des enseignants, de cesser les exportations de denrées alimentaires et de lutter contre la corruption non seulement dans le gouvernement mais aussi au sein de la police. Mais comme il est maintenant connu de tous les guinéens que ses promesses ne se réalisent jamais, donc les syndicalistes soutenus par la société civile et le peuple refusent l'appel du général âgé de 72 ans et demandent au président de l'Assemblée nationale de "constater la vacance du pouvoir", car le chef malade est depuis des années incapable d'assumer ses fonctions de président. Et exige son départ du pouvoir.
Aujourd'hui, le peuple de Guinée lance un appel à la communauté internationale pour qu'elle intervienne, car prévenir vaut mieux que guérir. Il n'est bon d'attendre le pays réduit en cendres pour jouer le rôle de Sapeur-pompier.
Alors nous demandons l'attentions des organisons internationales comme la CEDEAO, l'Union Africaine, l'Union Européenne, les Nations Unies et surtout les organisations de défense des droits de l'hommes d'avoir les yeux sur la Guinée, en écoutant son cri de détresse qui a commencé depuis des années.
Nous vous demandons une exigence sur le gouvernement d'écouter son peuple, de respecter les droits de l'homme car nos frères et sœurs tombent sous les balles de l'armée à chaque fois que le peuple manifeste son mécontentement envers son régime.
Dans le Monde du 21ième siècle, cela est un crime contre l'humanité, et ce crime mérite des sanctions.
Aujourd'hui le peuple vit comme des prisonniers qui n'ont pas le droit de manifester. Nous sommes nous aussi un peuple de cette planète qui a le droit de vivre dans la Démocratie. C'est le moment le plus sûr pour intervenir sans attendre le chaos ou une guerre civile pour envoyer des casques bleus des Nations Unies.
En ces moment durs, le ECRG/ Allemagne et ses lecteurs rendent un grand hommage à l'Inter - Centrale CNTG/USTG pour leur courage et leur souci pour une Guinée nouvelle au mérite de ses potentialités minières, économiques et sociales, et cela dans une démocratie juste.
Allemagne, le 18 janvier 2007
Mr Mamadou Bobo Barry Rédacteur en chef ECRG/ Allemagne Email: dr_ecrg@yahoo.fr
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La société civile et les chefs religieux remettent une proposition à la Première dame pour une transition apaisée en Guinée.
Hier mardi 9 janvier, les chefs religieux, Elhadj Mamadou Saliou Camara et Elhadj Abdoulaye Bah respectivement 2ème et 3ème imam de la Grande Mosquée Fayçal de Conakry, Elhadj Ibrahima Bah premier Imam étant absent pour le pélérinage, Monseigneur Gomez de l’Eglise Protestante, Monseigneur Vincent Koulibaly, Archevêque de Conakry; et les membres de la société civile, le coordonnateur de la coordination de la Société Civile Ben Sekou Sylla, le porte parole de la coordination de la société civile Ibrahima Nabi Diakité, Elhadj Boubacar Diallo de l'organisation Imam Malick, Mme Sy Mariama Diallo, membre de la coordination de l'Alliance citoyenne et le représentant des retraités le Professeur Djibril Tamsir Niane, ont remis un document officiel de sortie de crise à la Première dame de la République Mme Henriette Conté.
<< En ce début d’année 2007, la Guinée se trouve dans une période critique de son histoire. Le pays s’enfonce inexorablement dans une crise économique, politique et sociale sans précédent. L’économie nationale est confrontée ä une grave crise structurelle caractérisée par une inflation galopante et son principal corollaire, la réduction dramatique du pouvoir d’achat des populations. Parallèlement, les services sociaux de base, notamment l’éducation et la santé se dégradent de façon accélérée. Les ruptures constantes d’approvisionnement en eau et en électricité imposent des privations considérables aux guinéens.
La principale cause de cette situation est la mal gouvernance. La corruption est devenue endémique. Le pillage des ressources financières et minières du pays est érigé en mode de gestion. Le Gouvernement de la république fonctionne dans une incohérence totale qui se traduit par des prises de décision intempestives, incohérentes et contradictoires. Visiblement, la maladie du Chef de l’état ne lui permet plus de diriger le pays comme l’illustre la valse des décrets d’avril et décembre 2006.
L’état s’enfonce dans une situation de déliquescence
Dans ce contexte difficile marqué par des institutions républicaines muselées et rendues obsolètes (Assemblée Nationale, Cours Suprême, Conseil Economique et Social) ; une classe politique affaiblie par la répression administrative et policière et par une fragmentation à tendance ethnocentrique, les partis politiques sont jusqu’à présent dans l’incapacité de coordonner leurs efforts pour proposer à la nation une alternative.
Face à cette impasse, les organisations de la société civile ont commencé à s’organiser pour revendiquer et réclamer un changement. Rappelons :
1. En Février et Juin 2006, les Syndicats ont lancé des grèves générales qui ont touché l’ensemble du pays et paralysé les activités pendant plusieurs jours. Dans plusieurs préfectures du pays, les populations se sont soulevées contre l’absence d’infrastructures et de services.
2. A l’initiative des organisations de la société civile, une consultation sans précédent a eu lieu en mars 2006 avec l’administration et les parties politiques.
En tout état de cause, la société civile soutient la mise en place d’une transition apaisée fondée sur l’adhésion de toutes les forces vives du pays garantes d’une paix civile durable.
Elle dénonce l’ingérence du Chef de l’Etat dans les affaires judiciaires pour la libération illégale des citoyens en conflit avec la loi
Le 28 décembre 2006, le Conseil National des Organisations de la Société Civile Guinée a publié une nouvelle déclaration invitant l’ensemble des citoyens à une série d’actions parmi lesquelles une grande prière publique et pacifique pour un changement apaisé à partir du 15 janvier 2007 sur l’ensemble du territoire national.
Le 2 janvier 2007, l’inter centrale syndicale CNTG-USTG décide du déclenchement d’une grève générale et illimitée sur toute l’étendue du territoire national, à compter du 10 janvier 2007 jusqu’au rétablissement de l’ordre républicain.
Suite à ces deux mots d’ordre, le Gouvernement en place répond par des tergiversations confirmant ainsi son incapacité à initier des actions tendant à faire face aux préoccupations des guinéens.
Il devient inéluctable que des changements doivent être urgemment opérés dans la Gouvernance du pays. Pour faciliter ces changements auxquels aspire l’ensemble des Guinéennes et des Guinéens dans la paix, la société civile propose ce qui suit :
1. La dissolution du Gouvernement et la désignation d’un Premier Ministre investi des pleins pouvoirs pour former un gouvernement d’Union Nationale conformément à la déclaration politique de la concertation Nationale des forces vives de Guinée.
• Ce Gouvernement sera composé d’éléments issus de toutes les forces vives de la nation (Partis Politiques, Société Civile et les Forces armées) et comprendra au moins 30 pour cent de femmes. Le choix de la personnalité qui jouera le rôle de premier ministre devra respecter les critères suivants : n’avoir jamais trempé dans les scandales de malversation qui ont émaillé la période de la deuxième République, bénéficier d’une crédibilité auprès des Guinéens de l’intérieur et de l’extérieur, avoir une parfaite vision des problèmes nationaux et internationaux.
• Ce gouvernement aura pour mandat la mise en place d’un programme de restructuration de l’Administration et de relance de l’économie nationale, notamment: le rétablissement du rôle et des fonctions de la Banque Centrale , la réorganisation de la gestion des finances publiques, la relance des engagements nécessaires à l’atteinte du point d’achèvement pour la remise de la dette dans le cadre du programme PPTE ; le lancement d’un programme urgent d’approvisionnement des villes principales en eau, en électricité et en télécommunications.
2. La création d’un Conseil National de la République faisant fonction de parlement composé de représentants des partis politiques, de la société civile et des forces armées. Dès son investiture, il s’attellera en concertation avec le Gouvernement à l’animation d’un processus de dialogue social sans exclusive. En outre, ces deux institutions procéderont à la mise en place d’une Cour Constitutionnelle, d’une Cour de Cassation, d’une Commission Nationale Electorale Indépendante et d’un Conseil National de la Communication. Elles procèderont à la révision de la constitution et sa soumission au peuple pour adoption par référendum.
3. L’instauration d’une période de transition de 18 mois au plus au terme de laquelle seront organisées des élections générales.
4. Les membres des institutions de la transition ne seront pas autorisés à se présenter aux élections nationales >>.
La société civile lance un appel au Président de la République pour qu’il saisisse cette occasion à fin d’arrêter l’hémorragie et éviter le chaos à la nation.
De source proche de la société civile, au moment où nous publions cette dépêche, un communiqué de presse étayant le compte rendu de la rencontre qui a eu lieu entre la Première dame et les personnalités mentionnées ci-dessus serait en cours de rédaction pour une large diffusion.
La Rédaction Ecrg/Allemagne se réjouit de l’Avis de Grève Générale et illimitée lancé par l’Inter Centrale Syndicale CNTG – USTG pour le 10 Janvier 2007.
C'est avec plaisir que nous vous apportons notre soutien total et inconditionnel à l’ensemble des Travailleurs de Guinée dans cette Grève Générale et Illimitée qu’ils observeront sans nul doute sur toute l’étendue du territoire national à partir du 10 Janvier 2007.
Depuis le 7 janvier, nous constatons qu'une bonne partie de la communauté Guinéenne de l'Allemagne se réjouit de la grève annoncée par les syndicats, et pense qu'avec ces braves syndicats du pays le peuple verra avec bonheur la fin du règne des dictateurs en Guinée. Car s'il faut trouver une solution aux problèmes du peuple de Guinée, il faut obliger le dictateur malade qui n'a jamais voulu libérer la Guinée par les élections de quitter le plus vite possible le pouvoir sans condition.
L'Ecrg/ Allemagne est prête, fin prête à soutenir les syndicats, des Forces Vives de la Nation et toutes autres vissant la démocratisation de nos institutions, pour une manifestation visant à soutenir le peuple, nos Travailleurs dans leurs revendications légitimes et légales qui sont aussi celles de tout le Peuple Laborieux de Guinée.
Nous voulons aussi comme d'autres peuple, vivre dans la démocratie, la justice juste et surtout dans le bonheur dans notre pays. Sachant que seuls les syndicats accompagnés par le peuple qui peut libérer son pays de la tyrannie, de la dictature, la corruption. C’est pourquoi nous demandons à l’Inter Centrale Syndicale CNTG – USTG d’être conséquente avec elle-même surtout quand elle déclare dans son Avis de Grève Générale, nous citons:
«... Décide du déclanchement d’une grève générale et illimitée, sur toute l’étendue du territoire national, à compter du mercredi 10 janvier 2007 jusqu’au rétablissement de l’ordre Républicain…» Fin de citation.
Dans ce genre de situation, personne d'autre que le peuple ne fera le combat de la démocratie juste et équitable pour nous. Alors il est aujourd'hui temps que les Guinéennes et les Guinéens se soulèvent pour mettre fin à leur souffrance.
Après près d’un demi siècle d’Indépendance le fonctionnaire guinéen vit encore avec son salaire de misère, sans eau, sans électricité, sans nourriture, sans logement, sans compte bancaire approvisionné, dans une insécurité socio-sanitaire totale.
Pour finir, l'équipe Ecrg/ Allemagne ( Espoir pour le Changement en République de Guinée ) lance un appel aux Guinéens, aux institutions internationales présentes en Guinée et à la communauté internationale de bien vouloir dans le cadre du respect de la Démocratie et des personnes humaines qui ensemble constituent un peuple, de soutenir l’Inter Centrale Syndicale "CNTG – USTG" guinéen dans leur grève qui visent le respect de la démocratie et du bien être des travailleurs de Guinée qui vivent une vie de misère.
Après la rencontre le Président et les syndicalistes, le dialogue bloqué
Hier samedi, les leaders syndicaux ont été reçus par le président Lansana Conté qui les a orientés vers le gouvernement et l'Etat majort de l'armée. Revenus, à la bourse du travail, les négociations n'ont abouti à rien pour le moment.
Pour rappel la puissante centrale syndicale CNTG-USTG a décidé, le 2 janvier, de déclencher une grève générale et illimitée à partir 10 jusqu'au "retablissement de l'ordre républicain". Outre la dégradation du niveau économique du pays et "la violation répétée, au plus haut sommet de l'Etat, des lois républicaines", après avoir constaté "l'incapacité avérée du Premier Magistrat de la République d'assumer correctement la mission à lui confiée par le Peuple de Guinée..", elle proteste contre ce qu'elle a appelé "l'indifférence notoire des institutions Républicaines". Dans son avis de grève la centrale syndicale indique qu'elle n'a plus "d'interlocuteur crédible tant du côté du Gouvernement que de celui du Patronat, pour l'application concrète et intégrale des accords tripartites passés le 3 mars et le 16 juin 2006 entre le Gouvernement, le Patronat et le Syndicat."
Réunie en Assemblée générale, le vendredi 5 janvier, la Bourse du travail, elle a enregistré le soutien des magistrats et des pharmaciens du pays ainsi que deux autres centrales syndicales.
Le gouvernement dans une déclaration radio télévisée, faite par son porte-parole, le ministre d'Etat aux Affaires intérieures, Moussa Solano se dit surpris par cette démarche de l'intercentrale, CNTG-USTG dont selon lui, la présente plate-forme n'a rien de vendication syndicale. Pour illustrer son argument, il a énumé les différents points de revendication des syndicats satisfaits ces derniers temps. Il conclut son discours en disant que le Gouvernement reste ouvert au dialogue. Le Bureau Politique et le Comité central du PUP, parti au pouvoir abondent, réunis au siège dudit parti, hier, abondent dans le même sens et demandent "l'ensemble des partis politiques de tout faire pour contrecarrer ce mouvement" qui à son entendement vise la déstabilisation des intitution républicaines.
Déjà à la RTG, on a commencé les émissions de sensibilisations. Et dans la cité, on a déjà la psychose d'un lendemain incertain.
La crise politique, économique et sociale qui ronge la Guinée, il y a des années, semble avoir atteint son paroxysme. Les couches sociales de toutes catégories confondues ne manquent aucune occasion pour exprimer leur ras de bol face à ce qu’il est convenu d’appeler maintenant l’incapacité avérée du pouvoir de sortir le pays du gouffre dans lequel par la malgouvernance, il l’a plongé. Et précipitamment, on fonce dangereusement vers une situation à des conséquences dramatiques si aucune mesure n'est prise pour rectifier le tir. Il est impératif pour le pouvoir de jouer franc sur la corde de la réconciliation avec le bas peuple. Car celui-ci, à la quête d'un sauveur ne sait plus sur quel saint se vouer.
C’est en ces temps fatidiques, à des lendemains incertains, que la nouvelle année commence. Avec un cortège de difficultés. La puissante centrale syndicale du pays, CNTG-USTG, avait tiré la sonnette d’alarme, en décembre dernier dans un pré-avis de grève. Ce pré-avis, après avoir rappelé plusieurs correspondances, sans suite, adressées aux autorités centrales, avait indiqué qu’après le 10 décembre 2006, le mouvement syndical pourra utiliser les droits que lui confère la loi pour valoir ses revendications Le gouvernement ne l’a pas pris au sérieux. Soit, peut-être, il sous-estime la capacité de ce mouvement de mobiliser la majorité de Guinéens dont il défend les causes, ou alors, il sur-estime sa force à lui, pouvant lui mettre permettre de tuer toute velléité de contestation sociale. Comme c'est toujours le cas. Ainsi, il s'est préoccupait à amuser la galerie par ce feuilleton interminable dit « Contentieux Futurelec-l’État ».
Et c’est de ce feuilleton que part la genèse de ce mouvement que le pays s’apprête à connaître, si le dialogue autorités-syndicats ne porte pas fruit, dans quarante huit heures. La libération de deux principaux accusés par l’État sur cette affaire : Mamadou Sylla et Fodé Soumah, par le premier magistrat du pays, alors que ceux-là sont poursuivis par la justice, finit par exacerber toutes les sensibilités. Pour ne pas en rester là, Mamadou Sylla, a continué à être au Palais présidentiel. Et de temps à autre, son ami de Président lui retourne l'ascenseur.
Ainsi, tour à tour, l’opposition, la société civile, les magistrats et maintenant les syndicats ont haussé le ton. Ils ont dénoncé la procédure employée par le président de la République pour libérer « ses amis ». D’abord, la société civile, a programmé une marche de protestation le lundi 15 janvier. Quant aux magistrats, ils ont exprimé leur mécontentement face à ce qu’on peut appeler maintenant l’immixtion de l’Exécutif dans les affaires de la justice. Un acte violant le principe de la séparation de pouvoir, qu’on croyait acquis, il y a une quinzaine d’années.
Les crises qui frappent la Guinée d’aujourd’hui...
En ces moments, où les interrogations sur la capacité des dirigeants de notre pays à sortir de la crise abondent, il est indispensable de briser le mur de l'indifférence face aux tentions et aux querelles que suscitent les débats publiques guinéens. Les défis qui se posent aujourd'hui à notre nation, nécessitent à donner un vigoureux élan aux débats publiques.
Heureusement, tous les matins nous apprenons mieux à connaître ou à reconnaître notre propre pays. Par exemple, on sait maintenant que c’est Fodé Bangoura qui signe les décrets et que c’est le Général Lansana Conté qui signe les contre-décrets. Que c’est Fodé Bangoura qui enferme et Lansana Conté libère. En même temps, 500 pélérins n’ont pas pu aller à la Mecque par manque de place cette année. Pour la fête de tabaski, le prix du monton d’aujourd’hui est plus que le prix d’un bœuf il y a quelque temps.
Au fil du temps, grâce à l’internet, le dialogue politique guinéen s'est épanoui et le net s’est imposé comme un lieu de débats libres et d’ échanges d’idées qui échappent au contrôle et à la censure de l’état. Comme l’a mentionné la redaction d’aminata.com, le net est une précieuse opportunité que nous devons sauvergarder.
Axer nos débats sur les différents problèmes concrets et des réalités incontestables de la Guinée est une nécessité absolue. Et cela a une influence capitale sur le rôle et la détermination de tout citoyen Guinéen aspirant au bonheur collectif. Il nous faut faire attention et dire des choses qui intéressent tout le monde. Par exemple le problème de l’électricité et de l’eau. Le Gouvernement qui pourra régler ces deux problèmes sera le meilleur Gouvernement et le celui qui pourra dire comment régler ces problèmes en Guinée sera élu comme le meilleur Guinéen de l’an 2007.
Toutes les grandes choses ont une fin. C’est pourquoi il est bon de laisser toujours un souvenir positif. Par exemple, depuis trois jours, des centaines et des centaines de noirs américains font la queue devant le "Apopolo Theatre" pour rendre hommage au Grand Chanteur de tous les temps, James Brown qui a rendu l'âme dans la nuit de Noël dans un hôpital d’Atlanta, aux Etats-Unis. Paix à son âme. Je ne connais pas ce Monsieur car moi je suis de la génération de Michael Jackson. Mais quand je vois les gens qui pleurent sur la 125 street de Harlem et tous les policiers qui sont ici débout nuits et jours, je me dis que ce Monsieur a vraiment fait du bien. Si non, c’est la période des fêtes et tout le monde est occupé à New York, les routes sont emcombrées surtout que cette année, le 31 décembre coïncideavec la Fête de Tabaski, Fête des Musulmans. Une chance spéciale. Que Dieu accepte nos prières pour nous-mêmes et pour la Guinée. Amen! Les croyants sont en fête et les communautés s’organisent pour se donner les accolades du 31 à Minuit. Prions que l’an 2007 apporte du Bonheur chez nous en Guinée et en Afrique toute entière.
La lutte des idées qu’engendre nos débats, est un combat pour l’avenir et un combat qui témoigne de la volonté des guinéens de briser la fatalité du silence face aux souffrances, la misère et la pauvreté de nos populations.
Les problèmes concrets des guinéens sont là! C’est visible par tout le monde. Il suffit de faire un tour à Conakry et dans les autres préfectures, à l’intérieur du pays. Nous voyons combien de fois on a soif d’un changement, d’une amélioration des conditions de vie des populations.
Vu l’inflation gallopante qui se fait sévèrement sentir sur le marché, donc sur le porte-monnaie du consommateur guinéen, nos mamans, nos épouses ou nos soeurs sont confrontées à de sérieux soucis au marché d’approvisionnement de denrées alimentaires. Imaginons la suite en sachant bien la rigueur des prix.
Le gouvernement actuel doit reconnaitre ses erreurs dans la gestion des affaires publiques de notre pays et changer de politique au nom de l’intérêt vital du peuple. C’est difficile de comprendre comment et pourquoi un décret présidentiel puisse être signé aujourd’hui et changé demain. Confusion profonde au sein du gouvernement!!! On a observé la même confusion et une contradiction totale entre l’arrestation d’Elhadj Mamadou Sylla et d’Elhadj Fodé Soumah et leur libération.
Il nous faudra faire recours aux espaces de discussion qui exigent la détermination de chacun de rompre avec des analyses et des comportements qui créent du désespoir, de la méfiance, de la haine. Nous avons besoin d’incorporer les problèmes essentiels au centre de nos reflections et discussions. Ce qui demande d’engager un débat dont l’objectivisme se maintient au dessus de nos passions pour la détermination des sources effectives des problèmes posés, et la proposition des solutions adéquates sans lesquelles nous serons toujours maintenus profondément dans la même misère dont les effets sont connus de tous.
Il nous faudra rassembler notre courage et notre rationalité autour des questions objectives pour ouvrir la voie à la compréhension et développper la tolérance pour nous permettre de refléchir ensemble aux vrais questions de la Guinée.
L'Inter centrale CNTG-USTG, constate avec amertume, depuis un certain temps, la violatyion répétée, au plus haut sommet de l'Etat, des lois républicaines.
L'Inter Centrale CNTG-USTG:
Considérant l'ingérence du Chef de l'Etat, chef de l'Exécutif dans le judicaiire par la liération illégale de citoyens en conflit avec la loi, poursuivis pour complicité de détournement, de détournement de derniers publics et d'émissions de chèques sans provisins,
Considérant que les réserves de la Banque Centrale de la République de Guinée ne sont plus à même de répondre à la demande des banques primaires de la place suite à l'endettement excessif du Trésor Public vis-à-vis de la BCRG, aggravant ainsi la vie déjà si chère,
considérant l'incapacité prouvée du gouvernement à arreter la dépréciation continue du franc guinéen qui aggrave l'inflation et la chute drastique du pouvoir d'achat des populations en général et des travailleurs en particulier,
Considérant la violation flagrante de l'Article 18 de la Loi Fondamentale et des conventions N°87 et 98 de l'OIT qui garantissent l'indépendance des organisations syndicales d'employeurs et de travailleurs vis-à-vis de l'Etat,
Constatant l'incapacité avére du Premier Magistrat de la Républiquye d'assumer correctement la mission à lui confiée par le Peuple de Guinée conformémént à la Loi Fondamentale,
Vu l'indifférence notoire des institutions Républicaines (Cour Suprême, Assemblée Nationale, Conseil Econimique et Social) face à cette situation calamiteuse,
Considérant que la vaillante Armée Guinéenne continuera continuera de jouer son rôle Républicain et défendre le laborieux peuple de Guinée en détresse,
Considérant que la dernière grève de juin 2006 n'est que suspendue,
L'Inter Centrale CNTG-USTG, n'ayant plus d'interlocuteurs crédibls tant du côté du Gouvernement que de celui du Patronat, pour l'application concrète et intégrale des accords tripartites passés le 3 mars et le 16 juin 2006 entre le Gouvernement, le Patronat et le Syndicat,
Décide du déclenchement d'une grève générale et illimitée, sur toute l'étendue du territoire national, à compter du mercredi 10 janvier 2007 jusqu'au rétablissement de l'ordre Républicain.
L'Inter Centrale, dont la mission fondamentale est la défense des intérêts matériels et moraux des travailleurs de tous les secteurs public ,mixte, privé, informel et retraités de Guinée, lance un appel aux laborieux travailleurs de Guinée pour observer ce mot d'ordre de grève jusqu'à la victoire finale.
Ensemble mobilisons-nous pour la victoire!
Conakry, le 2 janvier 2007
POUR L'INTER CENTRALE
La Secrétaire Générale de la CNTG
Le Secrétaire Général de l'USTG
Hadja Rabiatou Serah DIALLO
Dr Elhadj Ibrahima FOFANA
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Sénégal: Les femmes du RPG se préparent pour leur congrès.
La famille RPG du Sénégal est prête à faire la différence. Après la grande section, les étudiants, les jeunes, les femmes entrent dans la danse. Hier dimanche de dix sept heures à vingt et une heures les présidentes de toutes les sous-sections et leurs lieutenantes étaient à Coudou Ndoye dans la salle de conférence histoire de mettre leurs pendules à la même heure.
L'ordre du jour : comment réorganiser les femmes du parti au Sénégal, en Mauritanie, en Guinée Bissau et au Cap vert face au changement en Guinée?
Après avoir remercié toutes les participantes, Madame Fanta Doumbouya du bureau central et présidente de la sous-section de Médina et environ passa la parole à sa camarade Madame Djaraye Diallo dite Mama Alpha Condé pour la cérémonie de présentation. Djaraye Diallo par des slogans très patriotiques va chauffer le monde durant une dizaine de minutes avant de procéder à la présentation.
Comme invités, il y avait Monsieur Mohamed Cissé du Bureau politique, Monsieur Mamadou Diaby du Bureau politique ? Monsieur Ansoumane CAMARA, le secrétaire Général adjoint de la section universitaire et deux responsables des sculpteurs du village artisanal de Soumbédioune, également membres du bureau central du Sénégal.
Avec la permission des femmes, Monsieur Mamadou Diaby a transmis les salutations du Bureau politique et de son président aux braves combattantes du parti et profitant, il donnera de large informations sur la réalité guinéenne. Les femmes ont décidé que la parole soit donnée à toutes celles qui veulent s'exprimer soit pour des remarques, des critiques, des suggestions, des propositions, des perspectives etc.
Ainsi Monsieur Cissé, le modérateur coordonnait les débats. Mais de toutes les déclarations faites, celles de deux femmes ont attiré l'assemblée. La première est sénégalaise et la deuxième malienne mais ont toute la nationalité guinéenne à cause de leurs époux qui sont des guinéens vivant au Sénégal. Ces femmes dans un discours semblable à un procès amer se sont interrogées sur les causes du retard de la Guinée. Elles ont insisté sur la cherté de la vie dans notre pays. De la misère dont la femmes en tant que mères de famille sont les premières à endosser la grande partie. Pour terminer elles ont invité leurs soeurs guinéennes de ne pas accepter la fatalité. Le rôle joué par les femmes au Mali et au Sénégal aux côtés des hommes a été exhibé. Elles ont fini par se demander à travers cette question. Mais qu'attendent les guinéens et les guinéennes pour chasser le pouvoir en place? Il fallait voir les mains des guinéennes se rivaliser dans les applaudissements. Comme pour dire que le message est dit et qu'il est totalement compris.
A la pause alors qu'on servait les jus et les gâteaux, nous avons pris congé des femmes pour aller aussi voir chez les jeunes. Mais elles y sont restées jusqu'à 21 heures.
En attendant c'est le bureau politique qui peut se taper les mains, car le Sénégal reste la première colonie guinéenne. Donc son poids électoral n'est pas à minimiser!
(L’article du journal le Monde réalisé avec la bénédiction de Chantale Colle) (Kaba Bachir 20/12/2006)
Lansana Conté est malade - comme son pays, la Guinée. A 73 ans, il se fait si rare que chacun de ses gestes plonge le pays dans une longue séance d’exégèse politique. Le diabète et la leucémie permettent-ils encore au général Lansana Conté, président de la République de Guinée depuis vingt-deux ans, de gouverner ? Est-il conscient des manigances des prétendants à sa succession ? Après une dizaine d’années de silence face à la presse étrangère, le président a reçu durant plus de deux heures l’envoyé spécial du Monde dans son village de Wawa, à deux heures de route de la capitale.
En fait de village, c’est une belle résidence au bord d’un lac artificiel. Il faut attendre à l’ombre, le président n’a pas terminé sa sieste.
Vaste et propre à défaut d’être luxueux, le bâtiment donne sur une cour dallée que termine un petit débarcadère. Une demi-douzaine de poules cherchent en vain de quoi picorer entre les 4 × 4 alignés sous un abri. Dans un coin, quelques Bérets rouges, membres de la garde présidentielle, trompent l’ennui en jouant avec leur téléphone.
Ce spectacle a désormais un nom : une fin de règne sans fin. C’est une pièce contemporaine sur un pays d’Afrique de l’Ouest doté d’immenses richesses naturelles, mais dont la moitié des 9 millions d’habitants vivent avec moins de 1 dollar par jour.
Ministres et anciens ministres roulent dans des voitures qui coûtent 120 fois leur salaire officiel (500 dollars) et la corruption bat des records mondiaux (classé avant-dernier pays par Transparency International).
Au sommet de l’Etat, il y a comme un flottement : le président passe son temps ici, au "village", quand il ne s’envole pas pour Genève et son hôpital universitaire. A Conakry, il reçoit les cadres dirigeants du pays sous un manguier, mais leur laisse une grande marge de manoeuvre. Certains observateurs estiment que la Guinée court au désastre, alors qu’elle a échappé aux guerres et aux troubles de ses voisins : Liberia, Sierra Leone, Casamance, Côte d’Ivoire.
Soudain, un officier fait signe de le suivre dans un modeste pavillon à l’extrémité de la cour. On trouve le président assis sur un canapé dans un boubou de basin bleu. Il regarde la chaîne française i-télé.
Monsieur le président, comment allez-vous ?
Je vais bien. Je suis malade, mais qui ne l’est pas ? J’ai de la chance, je suis malade physiquement, mais la tête va bien, cela ne gêne pas l’exercice du pouvoir. |- "J’irai au bout de mon mandat, fin 2010, si Dieu me donne la vie." -|
Autour de vous, il y a des gens qui rêvent de prendre votre place et qui manoeuvrent...
Tout citoyen guinéen peut rêver de prendre ma place. C’est la Guinée qui choisira, pas moi. Je souhaite quelqu’un d’envergure, qui aime la Guinée et la protège comme je l’ai fait. Je n’ai pas encore trouvé, mais je ne me fais pas de souci, il y aura quelqu’un, et même meilleur que moi !"
Léger rappel historique :
Lansana Conté est arrivé au pouvoir en 1984, à la faveur d’un coup d’Etat militaire, dix jours après la mort de Sékou Touré, le dictateur qui a transformé le fleuron des colonies françaises en camp de rééducation stalino-maoïste.
Conté a rompu avec les méthodes répressives, sans parvenir à réduire la pauvreté. A son crédit : le maintien de la paix entre les différentes ethnies et le refuge offert à des millions de Libériens et Sierra-Léonais.
"J’étais sergent dans l’armée française en Algérie, dit-il. Je suis revenu au pays à l’indépendance, en 1958. J’ai ensuite passé tous mes grades les uns après les autres. Il ne s’est pas passé une année sans que je cultive mon riz ici."
Retour à l’entretien du jour avec le Président de Huinée : Lansana Conté :
Au cours de l’entretien, le président reviendra spontanément, trois ou quatre fois, sur le sujet de son riz. "Je suis agriculteur dans l’âme. Je mange ce que je cultive. Si vous étiez arrivé plus tôt, vous m’auriez trouvé dans les champs." Il croit à une Guinée agricole, même si tout indique qu’elle sera minière. Le pays est le premier exportateur mondial de bauxite, le minerai qui, deux fois raffiné, donne l’aluminium.
Après des décennies de stagnation, le secteur va recevoir au moins 5 milliards de dollars d’investissements étrangers ces prochaines années. Deux gisements de fer exceptionnels ont été découverts au sud-est du pays. Le potentiel est aussi important pour l’or et le diamant.
Commentaire présidentiel : "Les mines ne m’intéressent pas. Ce qu’on trouve par hasard ne m’intéresse pas. Personne ne peut profiter d’une mine comme on le fait avec un champ, ou alors cette personne vole son pays. C’est dans les mines que les Guinéens volent et s’enrichissent au détriment de la Guinée. J’ai freiné l’élan des voleurs, pour le bien du peuple."
La nouvelle que du pétrole a été découvert au large de la Guinée ne l’enchante pas. "Je ne calcule pas ce que je ne vois pas. Le riz, on le voit. Le pétrole, il paraît qu’il y en a, je veux bien qu’il soit exploité, mais au profit des Guinéens."
Tout se passe comme si le vieux président estimait que son peuple n’était pas mûr pour les développements spectaculaires qui pourraient avoir lieu. "Que voulez-vous, les Guinéens veulent s’enrichir. Peut-être nos petits-enfants seront-ils honnêtes ? Il va nous falloir beaucoup de temps pour être comme vous. Vous êtes habitués à la richesse".
Les Blancs n’ont pas volé la Guinée ?
Vous les colons avez pris ce que vous vouliez et vous êtes encore là, vous continuez à vous servir. Mais pas autant que les gens d’ici. S’il fallait fusiller tous les Guinéens qui ont volé la Guinée, il ne resterait plus personne à tuer. Et je ne suis pas un tueur.
Et les Chinois ?
Les Chinois, au moins, ils travaillent. Ils vivent avec nous dans la boue. Il y en a qui cultivent, comme moi. Je leur ai confié une terre fatiguée, vous devriez voir ce qu’ils en ont fait ! Les Chinois sont incomparables.
Votre peuple souffre surtout de pauvreté et de l’injustice que...
Il n’y a pas d’injustice. On se partage le peu qu’il y a, c’est tout.
Etes-vous riche, monsieur le président ?
Jusqu’à présent, non. Toute la journée, j’ai récolté mon riz. Assez pour manger cinq ans avec ma famille ! Je peux démentir devant le peuple que j’ai volé de l’argent. Ce sont ici les terres de mes grands-parents. J’avais 900 hectares, mais j’en ai tellement donné aux paysans de la région qu’il n’en reste qu’une centaine. Quand j’ai besoin d’argent, je vends mon riz. Je vends aussi mon huile de palme, très bon marché, aux femmes du village. Et après je les vois qui la revendent au bord de la route, le double ! Je suis aussi le plus grand propriétaire de boeufs en Guinée.
Donc vous êtes riche ?
Si vous voulez, mais pas en argent. Je n’ai rien à l’étranger, ni maisons ni comptes bancaires. Je suis le plus riche du pays, parce que je n’ai rien volé.
Serge Michel (Envoyé Spécial Le Monde en Guinée Conakry)
Chantal Colle dix ans de Conseils et que de souffrance pour le peuple!
Débarquée en 1996 avec pour tout bagage 3 C (Chantal Colle Communication). Notre aventurière s’est vite familiarisée avec le système mis en place par la mafia locale. Introduite dans le cercle restreint de la présidence comme elle aime à le dire, la Chantal nationale s’est mise à gravir les échelons pour finir tenez-vous bien « CONSEILLERE DU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE quel parcours »
Devenue « Guinéenne et patriote » sous le manguier et grâce à la sagesse du président Lansana Conté la patronne d’ALLO ou Areeba Guinée clame partout sa nouvelle citoyenneté de circonstance, JE SUIS GUINÉENNE. Cette phrase semble simple et dépourvue de tout sens à première vue mais nous y accordons une importance capitale car être citoyen d’un pays signifie qu’on accepte non seulement les droits mais aussi les devoirs qui s’y rattachent.
Dans ce climat de fin de règne nous ne voulons pas avoir de complication avec la diplomatie française advenant un changement brusque en Guinée et que les responsables de ce régime de terreur soient tous traduits en justice et que notre Chantal brandit son passeport français arguant qu’elle était femme d’affaire prospère en Guinée et que les méchants Guinéens l’ont arrêté sans motif valable l’opportunisme étant le propre de Chantal. Pour vous rafraîchir la mémoire nous vous renvoyons à un article de presse encore disponible sur Internet dans le quel notre Chantal clame haut et fort qu’elle est fière de sa citoyenneté française car en ce moment elle défendait un groupe français dans l’attribution de la 4eme licence de GSM en Guinée. Lien : http://verite.press-guinee.com/index.php?id=211&backPID=211&tt_news=2930 et surtout elle ne voulait pas de polémique autour de cette question.
Nous ne pouvons pas permettre à une personne fut-elle «Conseillère de Dieu» de porter des jugements sur les hommes politiques du pays, de forcer la justice à arrêter des gens de son espèce parce que les intérêts ne convergent plus. Elle déclarait au mois de juillet dernier dans une conférence de presse je cite : «Si Mamadou Sylla n’est pas sanctionné, je ferai un scandale inimaginable…».
Loin de nous l’idée de défendre cet analphabète qui est coupable de crime économique grave mais il n’appartient pas à Chantal de se substituer à la justice de notre pays seul un juge est capable de rendre un verdit de culpabilité. Dans une démocratie même les criminels les plus notoires ont droit à un procès équitable car une justice saine est le pilier d’une société harmonieuse. Personne ne doit aller en prison pour être reconnu coupable dans les causeries de salon ou dans une conférence de presse.
Cette conseillère d’un genre nouveau venue faire fortune en Guinée chose qu’elle a réussie sans beaucoup de problème n’est-elle pas aujourd’hui une menace réelle sur le devenir de la Guinée ? La question mérite d’être posée. Le bilan de dix ans de conseils est sidérant de 1996 à 2006 jamais le pays n’a connu une telle souffrance a tel point que le peuple regrette les années 1980. Une conseillère qui ne reconnaît pas les souffrances des populations, qui depuis dix ans ne sait pas qu’il n’y a pas d’eau, pas d’électricité pas de route encore moins de nourriture mais néanmoins est patriote comme vous et moi.
Quand on dort dans l’air conditionné et qu’on roule dans les voitures luxueuses il est difficile de voir la veuve qui a trois ou quatre enfants à nourrir et qui ne sait pas que faire ! Nous prenons l’opinion nationale et internationale à témoin afin que Chantal nous situe sur sa citoyenneté FRANÇAISE OU GUINÉENNE, les 22 ans de crimes de toutes sortes ne resteront pas impunis il est temps de choisir la justice guinéenne sévira tôt ou tard. Les coupables seront châtiés, naturellement les conseillers et conseillères n’échapperont pas. Aucun Guinéen ne peut débarquer en France et devenir du jour au lendemain un conseiller à l’Élysée c’est une situation qu’on voit que dans des Républiques bananières.
Notre engagement demeure le peuple doit connaître la vérité et la Guinée sera débarrassée des aventuriers et aventurières comme le Zaïre l’a été après Mobutu.
A Chantal nous disons que le dernier Conseil n’est plus loin c’est juste une question de temps. Et le temps est l’ennemi numéro un de l’opportuniste.
Amara Kaba Directeur de publication Kabanews Secrétaire à la communication du Conseil des Patriotes Guinéens (CPG)
Ellen Jonhson Searlef et Tidjane Kaba sont à Conakry!
Aujourd'hui 14 Décembre, les Chefs d'Etat du Liberia Ellen Searlef et Tidjane Kaba de la Sierra-Leone effectuent une visite en dans notre pays. Le peuple de Conakry passera la nuit avec les deux chefs d'Etat, et leur départ est prévu le vendredi.
Selon les informations officielles, Searlef et Kaba viennent en Guinée dans le cadre de la concertation périodique entre les Chefs d'Etat des Pays de l'espace Mano-River.
J'accuse le régime guinéen du Général Lansana Conté d'avoir, sans état d'âme et avec cruauté ,créée la misère, le désespoir et la haine pour les guinéens.
J’accuse le régime du Général de pratiquer la violence, l’injustice et d’avoir instauré le vol, la corruption, le népotisme et l’autoritarisme, comme mode de gestion et gouvernement !
J’accuse le Général d’avoir favorisé et amplifié la division entre les Guinéens vivant à l’étranger et leurs frères restés au pays.
J’accuse le régime de Conakry d’avoir, orchestré méthodiquement le pillage des deniers publics et des ressources minières du pays.
J’accuse les clans créés par le Général d’avoir assassiné, les 12 et 13 juin 2006 une vingtaine de jeunes innocents par la violence des canons !
J’accuse le régime du général d’avoir fait de notre pays, une véritable passoire qui laisse pousser des fléaux jadis presque inexistants tels que : La drogue, la prostitution, l’alcoolisme et celà, dans les couches les plus fragiles de notre société, chez les jeunes et les femmes.
J’accuse ce régime de la déliquescence de l’état, de l’école publique, de l’hôpital, de notre monnaie, de nos routes et de nos belles forets.
J’accuse ce régime d’avoir favorisé la destruction de l’environnement et de l’écosystème guinéen !
Jadis, le pays des rivières du sud, château d’eau de l’Afrique occidentale buvait à sa soif et donnait gracieusement de l’eau à ses voisins.
J’accuse donc, le régime moribond du Général d’avoir affamé mon peuple, d’avoir assoiffé nos populations, d’avoir violé notre riche histoire et nos valeurs culturelles, celles qui faisaient notre fierté !
J’accuse ce régime d’avoir isolé la guinée des grands débats du monde qui bouge.
J’accuse enfin le Général tout seul de mépris contre ses concitoyens et de favoritisme pour des personnes douteuses, qui aident à piller et à détruire notre pays.
Je condamne, les Guinéens avec moi, ce régime et son Général au chef d’accusation de crime et de non-assistance à peuple en danger de mort ! Battons-nous, pour toutes ses raisons et imposons le changement maintenant !