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L’opération sera généralisée à d’autres structures de santé Premier incinérateur de dernière génération à l’hôpital de Kouba

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--> Par Amel BouakbaBonne nouvelle. L’hôpital Bachir-Mentouri de Kouba se dote, enfin, du premier incinérateur de dernière génération pour le traitement des déchets hospitaliers dans le cadre de la coopération algéro-belge. C’est le premier incinérateur aux normes internationales hautement technologiques, et qui respecte la nature, acquis par un hôpital algérien. «C’est ce qui se fait de mieux dans le domaine des incinérateurs au niveau international», a déclaré, hier, le ministre de l’Aménagement du Territoire et de l’Environnement, Chérif Rahmani. Il intervenait, à l’occasion de l’inauguration de cet incinérateur, en présence du ministre de la Santé et de la Réforme hospitalière, Djamel Ould Abbès, et son excellence l’ambassadeur belge. Il s’agit du premier incinérateur qui bénéficie de technologie de pointe. «C’est une opération pilote qui sera, dans un premier temps, généralisée à tous les CHU du pays avant de toucher toutes les structures sanitaires du pays, qui devront au fur et à mesure bénéficier d’incinérateurs du même genre», a affirmé M. Ould Abbès. Il a jouté que les incinérateurs, dont disposent certains hôpitau,x ne sont pas fiables. «Ce projet s’inscrit dans le cadre d’un programme bilatéral algéro-belge de 40 millions d’euros», a indiqué le directeur de l’hôpital de Kouba.L’événement a été marqué par la signature d’une convention entre l’hôpital de Kouba et le Centre national des technologies de production propre, pour le suivi et le contrôle des déchets avec l’assistance belge. «L’incinérateur dispose d’une capacité de destruction de 70 kg/h. La durée du cycle est de 8 heures par jour. Il fonctionne au gaz naturel. Il est également question de la construction d’un entrepôt pour les déchets toxiques. L’incinérateur, qui accueillera les déchets provenant de l’hôpital de Kouba et des établissements limitrophes, répond aux normes d’émissions atmosphériques conformément à la législation en vigueur», a-t-on souligné. Parallèlement, il est procédé à la formation et la sensibilisation de l’ensemble du personnel médical et paramédical de l’hôpital sur les consignes de tri et de collecte des déchets, la mise en place des équipements de tri et de collecte des déchets recyclables.«Le budget total de l’opération est estimé à 575 000 euros dont 500 000 euros financés par le gouvernement belge et 75 000 euros par l’Algérie», a-t-on révélé. M. Rahmani a rappelé que «l’Algérie a élaboré un plan national pour la gestion des déchets spéciaux qui représentent un véritable danger pour la santé et une atteinte à l’environnement». Il préconise deux options techniques, à savoir le traitement des déchets d’activités de soins, le traitement thermique (incinération) et la désinfection. Il faut savoir qu’en plus de la réglementation qui date de 2001, une taxe d’incitation au déstockage des déchets liés aux activités de soins générés par les hôpitaux et les cliniques privées, à un taux de référence de 24 000 DA la tonne, a été instituée.Le ministre a donné un moratoire de trois ans maximum aux structures de santé pour s’y conformer sous peine de sanctions. Actuellement, de nombreux hôpitaux déversent leurs déchets hospitaliers dans des décharges publiques, ce qui cause un énorme préjudice à la santé et à la nature. Le ministre de l’Environnement a tenu à remercier la Belgique au nom du gouvernement pour ce soutien, qualifiant «la coopération entre les deux pays d’exemplaire». Notons, enfin, que l’hôpital de Kouba a bénéficié d’un projet d’extension en vue de sa réhabilitation en CHU. A. B.
Article publié le mercredi 21 décembre 2011
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